
2 mandats — 36 promesses analysées au total
Charles de Gaulle (UNR / UDR) a exercé la présidence de la République du 8 janvier 1959 au 28 avril 1969. Sur 36 promesses recensées et classées selon la grille publique de Mémoires de France : 16 tenues, 8 partiellement tenues, 3 non tenues, 2 inversées et 7 dépassées. Ce décompte est mécanique : il applique une grille de classement publiée, il ne constitue ni une note ni un jugement de valeur.
Crise de la IVe République et guerre d'Algérie. De Gaulle est rappelé au pouvoir et élu président par un collège électoral de 80 000 grands électeurs le 21 décembre 1958. Il fonde la Ve République avec une nouvelle Constitution renforçant l'exécutif.
Promesses publiées dans PromesseElection.promesses pour l'élection 1958, incluses selon la grille v1.0.0.
100% des promesses incluses portent au moins une source.
Doter la France d'une nouvelle Constitution etablissant un executif fort et stable, mettant fin a l'instabilite chronique de la IVe Republique
La Constitution de la Ve Republique est adoptee par referendum le 28 septembre 1958 avec 82,6 % de oui. Elle instaure un regime semi-presidentiel avec un executif renforce, mettant fin a la predominance parlementaire de la IVe Republique. L'architecture institutionnelle perdure encore aujourd'hui, ce qui en fait l'engagement le plus durablement respecte.
Elire le president de la Republique au suffrage universel direct pour renforcer sa legitimite democratique
En 1958, de Gaulle fait adopter l'election par un college electoral elargi. Mais il va plus loin que son engagement initial en instaurant, par referendum du 28 octobre 1962, l'election du president au suffrage universel direct. Cette reforme, non prevue en 1958, transforme profondement l'equilibre institutionnel et depasse les engagements originaux.
Maintenir l'Algerie francaise et y retablir l'ordre : 'Je vous ai compris !' (discours d'Alger, 4 juin 1958)
Le discours d'Alger du 4 juin 1958 laisse croire au maintien de l'Algerie francaise. Or, de Gaulle evolue progressivement vers l'autodetermination (discours du 16 septembre 1959) puis l'independance, consacree par les accords d'Evian du 18 mars 1962 et le referendum du 8 avril 1962 (90,8 % de oui). C'est l'inversion la plus spectaculaire de la Ve Republique, vecue comme une trahison par les partisans de l'Algerie francaise.
Restaurer l'autorite de l'Etat et mettre fin au risque de guerre civile en metropole
De Gaulle retablit l'autorite de l'Etat face aux menaces de putsch militaire et de guerre civile. Le putsch des generaux d'avril 1961 est mate en quatre jours grace a son discours televisuel. L'OAS est demantelee. La stabilite institutionnelle est retrouvee, mettant fin a la crise de regime ouverte en mai 1958.
Moderniser l'economie francaise par la planification indicative et l'industrialisation acceleree
Le IIIe Plan (1958-1961) puis le IVe Plan (1962-1965) accelerent la modernisation industrielle. Le Commissariat general au Plan, sous Pierre Masse, oriente l'investissement vers les secteurs strategiques (aeronautique, nucleaire, automobile). La croissance moyenne atteint 5,8 % par an entre 1958 et 1969, au coeur des Trente Glorieuses.
Creer un nouveau franc pour restaurer la credibilite monetaire de la France et stabiliser les finances publiques
Le nouveau franc est cree le 1er janvier 1960 (1 NF = 100 anciens francs), accompagne du plan Pinay-Rueff de decembre 1958 (devaluation de 17,5 %, rigueur budgetaire, liberalisation commerciale). Le succes depasse les attentes : le franc devient une monnaie forte et stable, la balance des paiements est retablie des 1959, et la France constitue d'importantes reserves d'or.
Conduire une decolonisation ordonnee de l'Afrique noire dans le cadre de la Communaute francaise
La Constitution de 1958 prevoit une Communaute francaise maintenant des liens etroits avec les territoires africains. Mais le mouvement d'independance s'accelere : la Guinee vote non au referendum de 1958, puis toutes les colonies d'Afrique subsaharienne accedent a l'independance en 1960 ('annee de l'Afrique'). La decolonisation va bien au-dela du cadre initial de la Communaute, qui devient caduque.
Doter la France d'une force de dissuasion nucleaire independante pour garantir sa souverainete
Le programme nucleaire militaire, lance sous la IVe Republique, est accelere par de Gaulle. Le premier essai atomique a lieu a Reggane (Sahara) le 13 fevrier 1960. La force de frappe operationnelle (Mirage IV puis missiles sol-sol du plateau d'Albion) fait de la France la quatrieme puissance nucleaire mondiale, pilier de la doctrine d'independance nationale.
Affirmer l'independance de la France vis-a-vis des blocs et refuser toute subordination a l'OTAN
De Gaulle depasse son engagement initial en retirant la France du commandement integre de l'OTAN en 1966, en reconnaissant la Chine populaire (1964), en critiquant la guerre du Vietnam (discours de Phnom Penh, 1966) et en pronant une 'Europe des patries' contre l'hegemonisme americain. Cette politique va bien au-dela d'une simple autonomie strategique.
Construire l'Europe sur la base de la cooperation entre Etats souverains et renforcer le couple franco-allemand
Le traite de l'Elysee (22 janvier 1963) avec Adenauer concretise la reconciliation franco-allemande. Cependant, la vision gaullienne d'une 'Europe des patries' se heurte aux partisans de l'integration supranationale. De Gaulle bloque deux fois l'adhesion britannique (1963, 1967) et provoque la crise de la chaise vide (1965-1966). Le compromis de Luxembourg preserve le droit de veto mais freine l'integration.
Moderniser l'agriculture francaise et ameliorer les conditions de vie du monde rural
Les lois d'orientation agricole de 1960 et 1962 (loi Pisani) transforment radicalement l'agriculture francaise : remembrement, modernisation des exploitations, creation des SAFER, encadrement des prix par la PAC. La productivite agricole explose, mais le nombre d'exploitations passe de 2,3 millions en 1955 a 1,6 million en 1970, provoquant un exode rural massif.
Garantir le droit a l'education et democratiser l'acces a l'enseignement secondaire et superieur
La reforme Berthoin (ordonnance du 6 janvier 1959) prolonge la scolarite obligatoire de 14 a 16 ans. La reforme Fouchet (1963) cree les CES et restructure l'universite. Le nombre de bacheliers triple entre 1958 et 1968. Cependant, la massification se fait sans moyens suffisants, ce qui contribue au malaise universitaire explosant en Mai 68.
Developper une politique d'amenagement du territoire pour reduire les desequilibres entre Paris et la province
La DATAR est creee en 1963 sous l'impulsion d'Olivier Guichard. Les 'metropoles d'equilibre' (Lyon, Marseille, Lille, Bordeaux, etc.) sont designees pour contrebalancer la domination parisienne. Les grands programmes d'infrastructure (autoroutes, villes nouvelles, amenagement touristique du Languedoc) transforment le territoire. La deconcentration industrielle est encouragee.
Favoriser la participation des travailleurs aux fruits de l'expansion economique par l'interessement et la participation
L'ordonnance du 7 janvier 1959 cree l'interessement des salaries aux resultats de l'entreprise. L'ordonnance du 17 aout 1967 instaure la participation obligatoire dans les entreprises de plus de 100 salaries. Cependant, l'ambition gaullienne d'une 'troisieme voie' entre capitalisme et socialisme par l'association capital-travail reste largement inaboutie. La participation reste un complement salarial, non un changement de modele.
Moderniser la Securite sociale et etendre la protection sociale a l'ensemble des Francais
Les ordonnances de 1967 reforment la gouvernance de la Securite sociale en separant les branches (maladie, vieillesse, famille, accidents du travail). La couverture sociale est progressivement etendue aux travailleurs independants, aux agriculteurs (MSA renforcee) et aux rapatries d'Algerie. Les depenses de sante passent de 3,5 % du PIB en 1958 a 5,7 % en 1969.
Promouvoir le rayonnement culturel de la France et la francophonie dans le monde
Andre Malraux, ministre des Affaires culturelles de 1959 a 1969, cree les Maisons de la Culture dans toute la France. La loi Malraux de 1962 protege le patrimoine architectural. La politique culturelle devient un pilier de l'action publique. A l'international, la francophonie est promue comme instrument de politique etrangere, prefigurant l'Organisation internationale de la francophonie.
Resoudre la crise du logement par un programme massif de construction de logements sociaux et de grands ensembles
Le programme de construction atteint des niveaux sans precedent : 300 000 logements par an dans les annees 1960, contre 100 000 sous la IVe Republique. Les grands ensembles (ZUP creees par decret de 1958) relogent des millions de Francais dans des conditions de confort modernes. Cependant, le bilan est ambivalent : l'urgence quantitative se fait au detriment de la qualite urbaine, semant les germes des problemes futurs des banlieues.
Accorder le droit de vote aux femmes musulmanes d'Algerie et promouvoir l'egalite civique dans les territoires d'outre-mer
L'ordonnance du 15 novembre 1958 accorde le droit de vote aux femmes d'Algerie et supprime le double college electoral. Cependant, cette avancee civique visait a integrer l'Algerie a la France. L'independance algerienne de 1962 rend ces mesures caduques dans leur objectif initial, faisant de cet engagement un cas d'inversion : le cadre meme dans lequel ces droits etaient accordes disparait.
Première élection présidentielle au suffrage universel direct sous la Ve République. De Gaulle, mis en ballottage au premier tour (44,6 %), est réélu au second tour face à Mitterrand, candidat unique de la gauche. Le scrutin marque l'entrée de la Ve République dans l'ère du suffrage universel.
Promesses publiées dans PromesseElection.promesses pour l'élection 1965, incluses selon la grille v1.0.0.
100% des promesses incluses portent au moins une source.
Poursuivre la politique d'indépendance nationale et refuser toute soumission aux blocs américain ou soviétique
De Gaulle a pleinement tenu cet engagement : retrait du commandement intégré de l'OTAN en 1966, reconnaissance de la Chine populaire déjà effective, condamnation de la guerre du Vietnam à Phnom Penh en 1966, et politique de rapprochement avec l'URSS (« détente, entente, coopération »). Cette ligne d'indépendance a été le marqueur central du second mandat.
Retirer la France du commandement militaire intégré de l'OTAN pour affirmer la souveraineté nationale en matière de défense
Annoncé dès la campagne, le retrait de la France du commandement intégré de l'OTAN est effectif le 1er juillet 1966. Les bases américaines et canadiennes sont évacuées du territoire français en 1967. Le quartier général du SHAPE est transféré de Rocquencourt à Casteau (Belgique). La France reste toutefois membre de l'Alliance atlantique.
Achever la constitution de la force de frappe nucléaire française pour garantir la dissuasion indépendante
La force de dissuasion nucléaire a été considérablement renforcée entre 1965 et 1969 : première bombe thermonucléaire (bombe H) testée à Fangataufa en août 1968, mise en service des missiles sol-sol stratégiques du plateau d'Albion, et développement de la composante sous-marine avec le lancement du programme des SNLE. La France devient la troisième puissance nucléaire mondiale.
Mener à bien le Vème Plan de modernisation économique (1966-1970) pour porter la croissance et moderniser l'industrie française
Le Vème Plan est adopté en novembre 1965 et mis en œuvre à partir de 1966, avec des objectifs ambitieux de croissance (5% par an) et de modernisation industrielle. Les résultats sont contrastés : la croissance moyenne atteint 4,8% entre 1966 et 1969, mais la crise sociale de mai 1968 et les accords de Grenelle perturbent les équilibres budgétaires prévus. Le plan n'a pu être mené à son terme sous De Gaulle en raison de sa démission en 1969.
Instaurer la participation des travailleurs aux bénéfices et à la gestion des entreprises
Thème cher à de Gaulle, la participation n'a été que partiellement concrétisée. L'ordonnance du 17 août 1967 rend obligatoire la participation des salariés aux fruits de l'expansion dans les entreprises de plus de 100 salariés. Cependant, le volet « participation à la gestion » (cogestion, intéressement décisionnel) reste lettre morte, freiné par le patronat et les syndicats. Le référendum de 1969 sur la participation régionale et la réforme du Sénat échoue et provoque la démission de De Gaulle.
Construire une Europe des États souverains, contre toute dérive supranationale, fondée sur la coopération intergouvernementale
De Gaulle maintient fermement la ligne de l'« Europe des patries » contre la Commission européenne de Walter Hallstein. La politique de la chaise vide (juin 1965 – janvier 1966) aboutit au compromis de Luxembourg qui consacre le droit de veto national. Il oppose un second veto à l'entrée du Royaume-Uni dans la CEE en 1967. L'intergouvernementalisme gaullien marque durablement la construction européenne.
Poursuivre l'aménagement du territoire pour corriger les déséquilibres entre Paris et la province
La politique d'aménagement du territoire, pilotée par la DATAR créée en 1963, connaît son apogée durant le second mandat. Création de métropoles d'équilibre (Lyon, Marseille, Lille, Bordeaux, etc.), développement de villes nouvelles en Île-de-France, lancement de grands projets d'infrastructure (autoroutes, missions d'aménagement du littoral languedocien et aquitain). Le schéma directeur de la région parisienne est adopté en 1965.
Garantir le progrès social et l'élévation du niveau de vie des Français dans une économie en expansion
Le niveau de vie progresse significativement entre 1965 et 1968 (hausse du pouvoir d'achat d'environ 3,5% par an). Cependant, les inégalités sociales persistent et la crise de mai 1968 révèle un profond malaise social. Les accords de Grenelle (27 mai 1968) accordent une hausse de 35% du SMIG et 10% des salaires, mais traduisent un rattrapage plus qu'une politique préventive de progrès social maîtrisé.
Défendre et renforcer la Politique agricole commune au bénéfice des agriculteurs français
De Gaulle obtient en décembre 1964, puis confirme en 1966-1967, le financement communautaire de la PAC avec des prix garantis favorables à l'agriculture française. La France devient le premier bénéficiaire de la PAC. Les lois d'orientation agricole de 1960 et 1962 (Pisani) continuent de produire leurs effets avec la modernisation des exploitations, même si l'exode rural s'accélère et que la petite paysannerie souffre de la concentration.
Réformer et démocratiser l'enseignement supérieur et adapter l'éducation aux besoins de la modernisation
Avant mai 1968, la politique éducative reste insuffisante face à l'afflux massif d'étudiants (de 200 000 en 1960 à 500 000 en 1968). La création de nouvelles universités (Nanterre, 1964) ne suffit pas à absorber la demande. C'est la crise de mai 1968 qui force la réforme : la loi Faure (12 novembre 1968) introduit l'autonomie et la participation dans les universités, mais son application reste inégale. La réforme est donc davantage réactive que planifiée.
Maintenir la stabilité du franc et la rigueur budgétaire comme fondements de la puissance économique
Malgré les déclarations de campagne sur la solidité du franc, la crise de mai 1968 et les accords de Grenelle provoquent une hémorragie de devises et une forte pression sur le franc. De Gaulle refuse spectaculairement la dévaluation en novembre 1968 (« la politique de la France ne se fait pas à la corbeille »), mais les mesures d'austérité qui suivent échouent. Le franc est finalement dévalué de 12,5% le 8 août 1969, quelques mois après le départ de De Gaulle.
Développer la recherche scientifique et technique française, notamment dans les domaines spatial et informatique
Le second mandat voit un effort considérable en recherche. Le CNES, créé en 1961, lance avec succès le premier satellite français Astérix en 1965. Le Plan Calcul est lancé en 1966 pour l'indépendance informatique avec la création de la CII. Le budget de la recherche atteint 2,2% du PIB. Le CEA poursuit ses programmes nucléaires civils et militaires. La France consolide son rang de puissance scientifique.
Promouvoir la grandeur culturelle de la France et le rayonnement de la langue française dans le monde
La politique culturelle du second mandat est portée par André Malraux (ministre des Affaires culturelles). Création des Maisons de la Culture en province, loi sur les secteurs sauvegardés (1962, mise en œuvre active), inventaire général du patrimoine, soutien au cinéma français. Le budget de la Culture progresse régulièrement. La francophonie est institutionnalisée avec les premières conférences des pays francophones.
Assurer la stabilité des institutions de la Ve République et renforcer l'autorité présidentielle légitimée par le suffrage universel
L'élection de 1965 est elle-même la première application de l'élection présidentielle au suffrage universel direct (réforme de 1962). De Gaulle consolide la prééminence présidentielle durant son second mandat : dissolution de l'Assemblée en 1968, recours aux ordonnances, pratique du référendum. La fonction présidentielle acquiert une stature qui dépasse les prévisions initiales et structure durablement le régime.
Réformer la régionalisation et moderniser le Sénat pour renforcer la démocratie de proximité
Ce projet, annoncé à plusieurs reprises comme un chantier majeur du second mandat, aboutit au référendum du 27 avril 1969 combinant réforme régionale et transformation du Sénat. Le « non » l'emporte avec 52,4% des voix, entraînant la démission immédiate de De Gaulle. Cette promesse de décentralisation régionale ne sera reprise et réalisée que par François Mitterrand en 1982.
Développer l'énergie nucléaire civile pour assurer l'indépendance énergétique de la France
Le programme nucléaire civil s'accélère sous le second mandat. Le choix de la filière à eau pressurisée (PWR) sous licence américaine est acté en 1969 en remplacement de la filière graphite-gaz française, préparant le grand programme EDF des années 1970. Le CEA développe les technologies d'enrichissement de l'uranium à Pierrelatte. L'ambition initiale est largement dépassée par le programme Messmer de 1974 qui en est l'héritier direct.
Moderniser l'appareil de défense et adapter l'armée française à la stratégie de dissuasion tous azimuts
La loi de programmation militaire 1965-1970 réoriente les forces armées vers la dissuasion nucléaire, au prix d'une réduction des forces conventionnelles. La doctrine de « dissuasion tous azimuts » théorisée par le général Ailleret (1967) est ambitieuse mais irréaliste en moyens. L'armée se modernise partiellement (Mirage IV, sous-marins nucléaires) mais les budgets conventionnels sont sacrifiés, ce que critiquent les militaires.
Réduire le chômage et assurer le plein emploi dans le cadre de la planification économique
Si le chômage reste relativement bas (autour de 2% jusqu'en 1967), il commence à remonter à partir de 1967-1968 sous l'effet de la modernisation industrielle et de l'arrivée des baby-boomers sur le marché du travail. La crise de mai 1968 et la récession qui suit aggravent la situation. Le plein emploi promis ne survit pas aux mutations structurelles de l'économie française amorcées durant cette période.
Données vérifiées — 705 réformes contrôlées
Chaque réforme a été vérifiée via Légifrance, EUR-Lex, le Conseil constitutionnel et Vie-publique.fr. Les sources sont citées individuellement sur chaque fiche. Corrélation ≠ causalité — les analyses contradictoires (pour/contre) sont systématiquement présentées.
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