Dette publique en % du PIB
Ratio de la dette publique brute (au sens de Maastricht) rapportée au produit intérieur brut. Cet indicateur mesure le poids de l'endettement de l'ensemble des administrations publiques françaises (État, collectivités, sécurité sociale) par rapport à la richesse nationale produite chaque année.
Série exprimée en % du PIB, couvrant 68 années de 1958 à 2025. Valeur en 1958 : 28,7 % du PIB. Valeur en 2025 : 113,7 % du PIB. Minimum observé : 19 % du PIB en 1973. Maximum observé : 114,9 % du PIB en 2020. Source : INSEE / Eurostat / Comptes nationaux.
Déficit public en % du PIB
Solde des administrations publiques (État, collectivités territoriales, sécurité sociale) rapporté au PIB. Un chiffre négatif indique un déficit, un chiffre positif un excédent. Le critère de Maastricht fixe la limite à -3%.
Série exprimée en % du PIB, couvrant 68 années de 1958 à 2025. Valeur en 1958 : -2,8 % du PIB. Valeur en 2025 : -5,2 % du PIB. Minimum observé : -9 % du PIB en 2020. Maximum observé : 0,8 % du PIB en 1970. Source : INSEE / Comptes nationaux.
Dépenses publiques en % du PIB
Total des dépenses des administrations publiques (État, collectivités territoriales, sécurité sociale) rapporté au PIB. Cet indicateur mesure le poids du secteur public dans l'économie. La France se situe régulièrement parmi les pays de l'OCDE ayant le ratio le plus élevé.
Série exprimée en % du PIB, couvrant 67 années de 1958 à 2024. Valeur en 1958 : 34,6 % du PIB. Valeur en 2024 : 57,2 % du PIB. Minimum observé : 34,6 % du PIB en 1958. Maximum observé : 61,7 % du PIB en 2020. Source : INSEE / Comptes nationaux.
Repères datés
- 1982 — Nationalisations et relance Mauroy : franchissement des 50% du PIB (fiche : Lois Auroux)
- 1993 — Recession : depenses publiques a 56,5% du PIB, record historique a l'epoque
- 2000 — Croissance forte : reflux des depenses a 52,6% du PIB
- 2009 — Crise financiere : bond a 58% — plans de soutien a l'economie
- 2017 — Debut du quinquennat Macron : objectif de maitrise de la depense
- 2020 — Pandemie Covid-19 : record absolu a 61,7% — « quoi qu'il en coute » (fiche : Ségur de la Santé)
Balance commerciale
Solde de la balance commerciale de biens et services de la France, exprimé en milliards d'euros (valeurs en francs converties en euros pour les années antérieures à 1999). Un solde négatif indique un déficit commercial, c'est-à-dire que la France importe plus qu'elle n'exporte.
Série exprimée en milliards €, couvrant 69 années de 1958 à 2026. Valeur en 1958 : -1,2 milliards €. Valeur en 2026 : -50 milliards €. Minimum observé : -66,8 milliards € en 2022. Maximum observé : 16,8 milliards € en 1998. Source : Douanes / INSEE / Banque de France.
Repères datés
- 1959 — Dévaluation Pinay-Rueff : retour à l'excédent commercial (fiche : Plan Pinay-Rueff)
- 1974 — Premier choc pétrolier : triplement de la facture énergétique
- 1980 — Second choc pétrolier : déficit commercial creusé à -6,5 Md€
- 1982 — Relance Mauroy et surconsommation importée : déficit record (fiche : Lois Auroux)
- 1983 — Tournant de la rigueur et dévaluation : début de rééquilibrage (fiche : Dévaluations du franc)
- 1992 — Récession européenne : retour à l'excédent par compression de la demande intérieure
- 1997 — Excédent commercial record grâce à la compétitivité du franc faible
- 1999 — Passage à l'euro : perte du levier de change (fiche : AME)
- 2005 — Basculement structurel en déficit commercial
- 2008 — Crise mondiale et hausse du pétrole : déficit à -26 Md€
- 2011 — Déficit record à -33 Md€ : désindustrialisation et concurrence asiatique
- 2017 — Réformes Macron de compétitivité (CICE, ordonnances travail) (fiche : Loi Collomb asile et immigration)
- 2022 — Déficit record absolu à -67 Md€ : crise énergétique et inflation des importations
PIB par habitant en PPA
Produit intérieur brut par habitant mesuré en parité de pouvoir d'achat (dollars internationaux constants base 2017). Cet indicateur permet de comparer le niveau de vie réel des Français dans le temps et par rapport aux autres pays, en neutralisant les effets de change et d'inflation.
Série exprimée en dollars internationaux constants (PPA 2017), couvrant 68 années de 1958 à 2025. Valeur en 1958 : 8 200 dollars internationaux constants (PPA 2017). Valeur en 2025 : 41 200 dollars internationaux constants (PPA 2017). Minimum observé : 8 200 dollars internationaux constants (PPA 2017) en 1958. Maximum observé : 41 200 dollars internationaux constants (PPA 2017) en 2025. Source : Banque Mondiale / FMI / Penn World Table.
Repères datés
- 1960 — Début des Trente Glorieuses : croissance soutenue de 5% par an
- 1968 — Mai 68 : ralentissement temporaire de la croissance
- 1973 — Fin des Trente Glorieuses : choc pétrolier et ralentissement structurel
- 1975 — Première récession depuis la guerre : recul du PIB/habitant
- 1982 — Relance Mauroy : rebond temporaire de la consommation (fiche : Lois Auroux)
- 1993 — Récession : PIB par habitant en baisse pour la première fois depuis 1975
- 1998 — Croissance retrouvée : boom de la fin des années 90
- 2009 — Crise financière : recul de 2,8% du PIB par habitant
- 2013 — Stagnation : la France décroche par rapport à l'Allemagne et les pays nordiques
- 2017 — Reprise post-crise et réformes structurelles (fiche : Loi Collomb asile et immigration)
- 2020 — Pandémie Covid-19 : chute historique de -7,8% du PIB (fiche : Ségur de la Santé)
- 2021 — Rebond post-Covid : rattrapage rapide mais incomplet
Taux de chômage BIT
Taux de chômage au sens du Bureau International du Travail (BIT), mesuré en pourcentage de la population active. Inclut les personnes sans emploi, disponibles pour travailler et en recherche active d'emploi. Données en moyenne annuelle pour la France métropolitaine.
Série exprimée en %, couvrant 68 années de 1958 à 2025. Valeur en 1958 : 1,8 %. Valeur en 2025 : 7,8 %. Minimum observé : 1,7 % en 1961. Maximum observé : 11,6 % en 1996. Source : INSEE / BIT / Eurostat.
Repères datés
- 1963 — Plein emploi des Trente Glorieuses : chômage frictionnel autour de 2%
- 1975 — Choc pétrolier : le chômage de masse apparaît en France
- 1981 — Arrivée de Mitterrand : le chômage dépasse 7% (fiche : Dissolution 1981)
- 1985 — Cap des 10% franchi : le chômage de masse s'installe durablement
- 1988 — RMI créé par Rocard face à l'exclusion massive (fiche : Dissolution 1988)
- 1997 — Pic historique à 11,5% en moyenne annuelle : dissolution ratée de Chirac
- 2000 — 35 heures et croissance : baisse significative du chômage à 8,6% (fiche : 35 heures (loi Aubry II))
- 2008 — Chômage au plus bas depuis 25 ans à 7,4% avant la crise
- 2009 — Crise financière : remontée brutale du chômage
- 2015 — Chômage à 10,4% : échec de l'inversion de la courbe promise par Hollande (fiche : Pacte de responsabilité)
- 2017 — Ordonnances travail Macron : flexibilisation du marché de l'emploi (fiche : Loi Collomb asile et immigration)
- 2019 — Réforme de l'assurance chômage : durcissement des conditions
- 2022 — Chômage à 7,3% : plus bas niveau depuis 2008
Inflation annuelle (IPC)
Variation annuelle de l'indice des prix à la consommation (IPC) en France, mesurant l'évolution du coût d'un panier de biens et services représentatif de la consommation des ménages. Indicateur clé du pouvoir d'achat et de la politique monétaire.
Série exprimée en %, couvrant 67 années de 1958 à 2024. Valeur en 1958 : 15,1 %. Valeur en 2024 : 2 %. Minimum observé : 0,1 % en 2009. Maximum observé : 15,1 % en 1958. Source : INSEE / Eurostat.
Repères datés
- 1958 — Instabilité de la IVe République : inflation à 15% avant le plan de stabilisation
- 1959 — Plan Pinay-Rueff : dévaluation et stabilisation monétaire spectaculaire (fiche : Plan Pinay-Rueff)
- 1968 — Accords de Grenelle : hausse du SMIG de 35% alimentant l'inflation (fiche : Loi sur les sociétés commerciales)
- 1974 — Premier choc pétrolier : l'inflation bondit à 13,7%
- 1980 — Second choc pétrolier : inflation à 13,7%
- 1983 — Tournant de la rigueur : début de la désinflation compétitive (fiche : Dévaluations du franc)
- 1986 — Contre-choc pétrolier et politique du franc fort : inflation ramenée à 2,1%
- 1993 — Indépendance de la Banque de France : ancrage de la stabilité des prix (fiche : Indépendance Banque de France)
- 1999 — Passage à l'euro : politique monétaire confiée à la BCE (fiche : AME)
- 2009 — Crise financière : quasi-déflation à 0,1%
- 2015 — Menace déflationniste : inflation à 0,2% malgré le QE de la BCE
- 2022 — Crise énergétique post-invasion russe de l'Ukraine : inflation à 5,2% en moyenne annuelle
- 2023 — Bouclier tarifaire atténue la hausse : inflation à 4,9% en moyenne annuelle (fiche : Loi pouvoir d'achat)
- 2024 — Normalisation : inflation revient à 2,0%, proche de la cible BCE
Part de la France dans le PIB mondial
Part du PIB français dans le PIB mondial total, mesurée en dollars courants. Cet indicateur reflète le poids économique relatif de la France à l'échelle planétaire, influencé par la croissance nationale, les taux de change, et l'émergence de nouvelles puissances économiques (Chine, Inde, etc.).
Série exprimée en % du PIB mondial, couvrant 68 années de 1958 à 2025. Valeur en 1958 : 5,3 % du PIB mondial. Valeur en 2025 : 2,8 % du PIB mondial. Minimum observé : 2,8 % du PIB mondial en 2024. Maximum observé : 5,7 % du PIB mondial en 1963. Source : Banque Mondiale / FMI.
Repères datés
- 1960 — Apogée du poids économique français : 5,5% du PIB mondial
- 1973 — Fin des Trente Glorieuses : la France maintient encore 5,5%
- 1981 — Arrivée de Mitterrand et dépréciation du franc : recul à 5% (fiche : Dissolution 1981)
- 1986 — Privatisations Chirac et appréciation du franc : remontée temporaire
- 1993 — Récession et montée des émergents : passage sous 5%
- 2000 — Passage sous les 4% : montée en puissance de la Chine
- 2005 — Accélération de la mondialisation : érosion continue
- 2010 — Passage sous les 4% durablement : poids croissant des BRICS
- 2015 — Euro faible face au dollar : la part française recule à 3,3%
- 2022 — Passage sous les 3% : l'Inde dépasse la France au classement mondial
- 2025 — Stabilisation autour de 2,8% : 7e économie mondiale