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La France en chiffres

68 ans de données macro-économiques, sociales et monétaires pour comprendre les transformations structurelles de la France sous la Ve République. Chaque graphique superpose les mandats présidentiels et les événements qui ont influé sur les courbes.

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Indicateurs suivis

68ans

Années couvertes

8

Présidents

INSEE, Eurostat, OCDE

Sources publiques

Les derniers chiffres publiés

Dernières publications officielles consultées. Les chiffres mensuels et trimestriels complètent les bilans annuels ; chaque indicateur conserve sa période réelle, son champ et sa source.

Effort consacré au logement

16,8

% des revenus · Début 2024

France hors Mayotte, ensemble des ménages en résidence principale, hors étudiants et revenus négatifs ; dépenses nettes d’aides / revenus avant impôts directs, ratio des sommes.

Insee — enquête Logement, publication du 23 septembre 2026

Indépendance énergétique

62,7

% · 2025

Rapport production nationale d’énergie primaire / besoins énergétiques du pays ; convention statistique comptant la production nucléaire comme nationale. · Provisoire

SDES — bilan énergétique 2025, édition 2026

Émissions territoriales de GES

98,1

Mt CO₂e · T1 2026

France hexagonale et outre-mer UE, hors UTCATF (puits de carbone) ; total trimestriel estimé, distinct des émissions annuelles et de l’empreinte de consommation. · Provisoire

Citepa — baromètre du 8 juillet 2026

Médecins généralistes

146,2

pour 100 000 habitants · 1er janvier 2026

France entière, généralistes en activité, tous modes d’exercice, sexes et âges ; ne mesure pas le temps médical ni l’accès local aux soins.

DREES — RPPS, publication du 2 juillet 2026

Contrôle des sources : 09/10/2026.

Note méthodologique : Les indicateurs présentés illustrent des tendances longues. La superposition avec les mandats présidentiels ne signifie pas relation de cause à effet. De nombreux facteurs extérieurs (conjoncture mondiale, crises, décisions européennes) influencent ces courbes. Corrélation n'est pas causalité.

Prix : le PIB par habitant en PPA 2021 et le niveau de vie médian en euros 2024 sont déjà à prix constants : ils ne sont pas corrigés une seconde fois. Les ratios, taux et scores ne sont pas déflatés. Le solde extérieur et les investissements en euros courants proposent une lecture corrigée par l’IPC, avec ses limites indiquées sur chaque graphique.

Fraîcheur des données : Le statut et le millésime dépendent de la série. Les comptes publics, le chômage et l’inflation annuels ont été contrôlés le 9 octobre 2026. Les publications trimestrielles de 2026 figurent ci-dessus et ne sont pas ajoutées comme des observations annuelles. Les séries PISA et les taux d’emprunt ont été actualisés le 1er octobre 2026.

Millésime de ces séries : dette, déficit et dépenses publiques suivent les comptes INSEE publiés en 2026. La section L'argent de la France indique pour chaque point son jeu de données, son statut et sa date de consultation. Une différence entre deux millésimes peut être une révision de la source ; les périmètres et dates doivent être comparés avant d'interpréter un écart comme une évolution économique.

727 fiches de réforme dans le corpus. Les sources et niveaux de vérification varient selon les fiches. Corrélation ≠ causalité. Méthodologie & sources

Synthèse chiffrée des indicateurs

Version textuelle des courbes ci-dessus : pour chaque série, la définition, l'unité, la source, les valeurs de début et de fin de période, les extrêmes observés et les repères historiques datés. Les repères signalent une concomitance de dates entre une décision et une inflexion de la courbe ; ils ne démontrent pas de lien de causalité.

Économie — 8 indicateurs

Dette publique en % du PIB

Ratio de la dette publique brute (au sens de Maastricht) rapportée au produit intérieur brut. Cet indicateur mesure le poids de l'endettement de l'ensemble des administrations publiques françaises (État, collectivités, sécurité sociale) par rapport à la richesse nationale produite chaque année.

Série exprimée en % du PIB, couvrant 68 années de 1958 à 2025. Valeur en 1958 : 28,7 % du PIB. Valeur en 2025 : 115,7 % du PIB (provisoire). Minimum observé : 19 % du PIB en 1973. Maximum observé : 115,7 % du PIB en 2025. Source : INSEE / Eurostat / Comptes nationaux.

Repères datés

Déficit public en % du PIB

Solde des administrations publiques (État, collectivités territoriales, sécurité sociale) rapporté au PIB. Un chiffre négatif indique un déficit, un chiffre positif un excédent. Le critère de Maastricht fixe la limite à -3%.

Série exprimée en % du PIB, couvrant 68 années de 1958 à 2025. Valeur en 1958 : -2,8 % du PIB. Valeur en 2025 : -5,1 % du PIB (provisoire). Minimum observé : -8,9 % du PIB en 2020. Maximum observé : 0,8 % du PIB en 1970. Source : INSEE / Comptes nationaux.

Repères datés
  • 1959 — Plan Pinay-Rueff : retour à l'équilibre budgétaire (fiche : Plan Pinay-Rueff)
  • 1968 — Crise de Mai 68 et accords de Grenelle : creusement du déficit (fiche : Loi sur les sociétés commerciales)
  • 1975 — Premier choc pétrolier : premier déficit majeur à -2,9%
  • 1982 — Relance Mauroy : nationalisations et hausse des dépenses sociales (fiche : Lois Auroux)
  • 1983 — Tournant de la rigueur : tentative de réduction du déficit (fiche : Dévaluations du franc)
  • 1993 — Récession et déficit record à -6,4% du PIB (fiche : Réforme retraites Balladur)
  • 1997 — Qualification pour l'euro : effort de convergence budgétaire (fiche : Emplois-jeunes)
  • 2000 — Cagnotte fiscale : déficit ramené à -1,3% grâce à la croissance
  • 2003 — Paquet fiscal Raffarin : retour au-dessus de -3% (fiche : Assouplissement 35 heures)
  • 2009 — Crise financière : déficit abyssal à -7,2% — plan de relance Sarkozy
  • 2017 — Retour sous la barre des 3% pour la première fois depuis 2007
  • 2020 — Pandémie Covid-19 : déficit à -9% — « quoi qu'il en coûte » (fiche : Ségur de la Santé)
  • 2023 — Dérapage budgétaire à -5,4% : procédure de déficit excessif de l'UE

Dépenses publiques en % du PIB

Total des dépenses des administrations publiques (État, collectivités territoriales, sécurité sociale) rapporté au PIB. Cet indicateur mesure le poids du secteur public dans l'économie. La France se situe régulièrement parmi les pays de l'OCDE ayant le ratio le plus élevé.

Série exprimée en % du PIB, couvrant 68 années de 1958 à 2025. Valeur en 1958 : 34,6 % du PIB. Valeur en 2025 : 57,3 % du PIB (provisoire). Minimum observé : 34,6 % du PIB en 1958. Maximum observé : 61,7 % du PIB en 2020. Source : INSEE / Comptes nationaux.

Repères datés
  • 1982 — Nationalisations et relance Mauroy : franchissement des 50% du PIB (fiche : Lois Auroux)
  • 1993 — Récession : dépenses publiques à 56,5% du PIB, record historique à l'époque
  • 2000 — Croissance forte : reflux des dépenses à 52,6% du PIB
  • 2009 — Crise financière : bond à 58% — plans de soutien à l'économie
  • 2017 — Début du quinquennat Macron : objectif de maîtrise de la dépense
  • 2020 — Pandémie Covid-19 : record absolu à 61,7% — « quoi qu'il en coûte » (fiche : Ségur de la Santé)

Solde des échanges de biens et services

Solde annuel des biens et services entre résidents de France et non-résidents, balance des paiements MBP6 de la Banque de France, tableau 0.1 du rapport annuel 2025 (2015–2025). Il comprend biens et services, pas les revenus primaires/secondaires du compte courant. Différent du solde douanier des seuls biens et des exportations nettes des comptes nationaux. Millésime révisable, 2025 provisoire ; les anciens points sans série officielle identifiable ont été retirés.

Série exprimée en milliards € courants, couvrant 11 années de 2015 à 2025. Valeur en 2015 : -8,4 milliards € courants. Valeur en 2025 : -12,6 milliards € courants (provisoire). Minimum observé : -66,8 milliards € courants en 2022. Maximum observé : -8,4 milliards € courants en 2015. Source : Banque de France — balance des paiements, rapport annuel 2025.

PIB par habitant en PPA

PIB annuel par habitant de la France en dollars internationaux constants de 2021 (PPA), série WDI NY.GDP.PCAP.PP.KD de la Banque mondiale, 1990–2025. Même base sur toute la série. Les WDI combinent statistiques nationales, sources OCDE et estimations de la Banque mondiale ; l'absence de drapeau ne certifie pas un chiffre définitif. Aucun point 1958 ni raccord avec l'ancien historique PPA 2017 non documenté.

Série exprimée en dollars internationaux constants (PPA 2021), couvrant 36 années de 1990 à 2025. Valeur en 1990 : 38 655,89 dollars internationaux constants (PPA 2021). Valeur en 2025 : 55 124,54 dollars internationaux constants (PPA 2021). Minimum observé : 38 655,89 dollars internationaux constants (PPA 2021) en 1990. Maximum observé : 55 124,54 dollars internationaux constants (PPA 2021) en 2025. Source : Banque mondiale — World Development Indicators.

Taux de chômage BIT

Taux de chômage au sens du Bureau international du travail (BIT), en moyenne annuelle et en pourcentage de la population active. Les données INSEE récentes portent sur la France ; les valeurs historiques antérieures à 1975 demandent une source et un champ propres. Les résultats trimestriels 2026 incluant Mayotte sont présentés séparément, sans les transformer en moyenne annuelle.

Série exprimée en %, couvrant 68 années de 1958 à 2025. Valeur en 1958 : 1,8 %. Valeur en 2025 : 7,7 %. Minimum observé : 1,7 % en 1961. Maximum observé : 11,6 % en 1996. Source : INSEE / BIT / Eurostat.

Repères datés
  • 1963 — Plein emploi des Trente Glorieuses : chômage frictionnel autour de 2%
  • 1975 — Choc pétrolier : le chômage de masse apparaît en France
  • 1981 — Arrivée de Mitterrand : le chômage dépasse 7% (fiche : Dissolution 1981)
  • 1985 — Cap des 10% franchi : le chômage de masse s'installe durablement
  • 1988 — RMI créé par Rocard face à l'exclusion massive (fiche : Dissolution 1988)
  • 1997 — Pic historique à 11,5% en moyenne annuelle : dissolution ratée de Chirac
  • 2000 — 35 heures et croissance : baisse significative du chômage à 8,6% (fiche : 35 heures (loi Aubry II))
  • 2008 — Chômage au plus bas depuis 25 ans à 7,4% avant la crise
  • 2009 — Crise financière : remontée brutale du chômage
  • 2015 — Chômage à 10,4% : échec de l'inversion de la courbe promise par Hollande (fiche : Pacte de responsabilité)
  • 2017 — Ordonnances travail Macron : flexibilisation du marché de l'emploi (fiche : Loi Collomb asile et immigration)
  • 2019 — Réforme de l'assurance chômage : durcissement des conditions
  • 2022 — Chômage à 7,3% : plus bas niveau depuis 2008

Inflation annuelle (IPC)

Variation annuelle de l'indice des prix à la consommation (IPC) en France, mesurant l'évolution du coût d'un panier de biens et services représentatif de la consommation des ménages. Indicateur clé du pouvoir d'achat et de la politique monétaire. Depuis janvier 2026, l’IPC est publié en base 100 = 2025 (nomenclature eCoicop révisée) : les variations annuelles restent comparables, les niveaux d’indice non.

Série exprimée en %, couvrant 68 années de 1958 à 2025. Valeur en 1958 : 15,1 %. Valeur en 2025 : 0,9 %. Minimum observé : 0,1 % en 2009. Maximum observé : 15,1 % en 1958. Source : INSEE / Eurostat.

Repères datés
  • 1958 — Instabilité de la IVe République : inflation à 15% avant le plan de stabilisation
  • 1959 — Plan Pinay-Rueff : dévaluation et stabilisation monétaire spectaculaire (fiche : Plan Pinay-Rueff)
  • 1968 — Accords de Grenelle : hausse du SMIG de 35% alimentant l'inflation (fiche : Loi sur les sociétés commerciales)
  • 1974 — Premier choc pétrolier : l'inflation bondit à 13,7%
  • 1980 — Second choc pétrolier : inflation à 13,7%
  • 1983 — Tournant de la rigueur : début de la désinflation compétitive (fiche : Dévaluations du franc)
  • 1986 — Contre-choc pétrolier et politique du franc fort : inflation ramenée à 2,1%
  • 1993 — Indépendance de la Banque de France : ancrage de la stabilité des prix (fiche : Indépendance Banque de France)
  • 1999 — Passage à l'euro : politique monétaire confiée à la BCE (fiche : AME)
  • 2009 — Crise financière : quasi-déflation à 0,1%
  • 2015 — Menace déflationniste : inflation à 0,2% malgré le QE de la BCE
  • 2022 — Crise énergétique post-invasion russe de l'Ukraine : inflation à 5,2% en moyenne annuelle
  • 2023 — Bouclier tarifaire atténue la hausse : inflation à 4,9% en moyenne annuelle (fiche : Loi pouvoir d'achat)
  • 2024 — Normalisation : inflation revient à 2,0%, proche de la cible BCE

Part de la France dans le PIB mondial

PIB de la France divisé par le PIB mondial, multiplié par 100, à partir de NY.GDP.MKTP.CD (WDI, dollars américains courants) pour France et Monde, même année et même millésime. Couverture 1960–2025, sans point 1958 documenté. Ratio dérivé influencé par les taux de change, distinct d'une part mesurée en PPA. Sources nationales et estimations WDI, révisables.

Série exprimée en % du PIB mondial, couvrant 66 années de 1960 à 2025. Valeur en 1960 : 4,53 % du PIB mondial. Valeur en 2025 : 2,84 % du PIB mondial (provisoire). Minimum observé : 2,72 % du PIB mondial en 2022. Maximum observé : 6,05 % du PIB mondial en 1980. Source : Banque mondiale — WDI, ratio calculé France / Monde.

Social — 5 indicateurs

Espérance de vie à la naissance

Espérance de vie à la naissance de l'ensemble des sexes, publiée par Eurostat pour la France. Série officielle disponible 1998–2024 ; ruptures signalées en 2012 et 2014. Les données 2023 et 2024 sont provisoires. Aucune moyenne des espérances de vie masculine et féminine n'est fabriquée pour 2025.

Série exprimée en années, couvrant 27 années de 1998 à 2024. Valeur en 1998 : 78,7 années. Valeur en 2024 : 83 années (provisoire). Minimum observé : 78,7 années en 1998. Maximum observé : 83 années en 2024. Source : Eurostat — demo_mlexpec, Insee / état civil.

Repères datés
  • 1959 — Extension de la couverture Sécurité sociale aux travailleurs indépendants et agriculteurs
  • 1967 — Ordonnances Jeanneney — réforme de la gouvernance de la Sécurité sociale
  • 1975 — Loi Veil sur l'IVG — amélioration de la santé reproductive des femmes
  • 1982 — Retraite à 60 ans — amélioration des conditions de vie des seniors
  • 1988 — Création du RMI — filet de sécurité pour les plus précaires
  • 1999 — Création de la CMU — accès universel aux soins
  • 2003 — Canicule août 2003 — surmortalité de 15 000 personnes, recul temporaire
  • 2004 — Plan Cancer et réforme de l'assurance maladie Douste-Blazy
  • 2018 — Plan Ma Santé 2022 — restructuration de l'offre de soins
  • 2020 — Pandémie Covid-19 — chute brutale de l'espérance de vie (-0.7 an)
  • 2021 — Ségur de la Santé — revalorisation hospitalière, reprise de l'espérance de vie

Taux de pauvreté à 60 % — France métropolitaine

Part des personnes sous 60 % de la médiane du niveau de vie. Série ERFS rétropolée 1996–2024 ; 2025 et 2026 non publiés. Champ : France métropolitaine, personnes vivant en logement ordinaire dans un ménage au revenu déclaré positif ou nul et dont la personne de référence n'est pas étudiante.

Série exprimée en %, couvrant 29 années de 1996 à 2024. Valeur en 1996 : 14,3 %. Valeur en 2024 : 15,4 %. Minimum observé : 12,4 % en 2004. Maximum observé : 15,4 % en 2023. Source : Insee — ERFS rétropolée, publication du 9 juillet 2026.

Repères datés
  • 1970 — Création du SMIC — relèvement du plancher salarial, premier levier anti-pauvreté
  • 1975 — Loi sur les institutions sociales et médico-sociales — structuration de l'aide sociale
  • 1981 — Hausse du SMIC de 10 % et des minima sociaux par Mauroy
  • 1983 — Tournant de la rigueur — austérité budgétaire, remontée de la pauvreté
  • 1988 — Création du RMI — premier revenu minimum garanti pour les plus de 25 ans
  • 1999 — CMU — accès gratuit aux soins pour les plus pauvres
  • 2005 — Loi de cohésion sociale Borloo — volet logement, emploi, égalité des chances
  • 2008 — Création du RSA en remplacement du RMI — incitation au retour à l'emploi
  • 2010 — Crise économique post-2008 — hausse marquée de la pauvreté (+1 point)
  • 2018 — Plan Pauvreté Macron — petits déjeuners gratuits, revenu universel d'activité annoncé

Rapport interdécile D9/D1

Rapport entre le neuvième et le premier décile de niveau de vie, après redistribution. Cet indicateur n'est pas un indice de Gini. Série ERFS rétropolée 1996–2024. Champ : France métropolitaine, personnes vivant en logement ordinaire dans un ménage au revenu déclaré positif ou nul et dont la personne de référence n'est pas étudiante.

Série exprimée en ratio, couvrant 29 années de 1996 à 2024. Valeur en 1996 : 3,51 ratio. Valeur en 2024 : 3,48 ratio. Minimum observé : 3,29 ratio en 2020. Maximum observé : 3,58 ratio en 2011. Source : Insee — ERFS rétropolée, publication du 9 juillet 2026.

Repères datés
  • 1970 — Création du SMIC — compression des inégalités par le bas de la distribution
  • 1981 — Hausse du SMIC et des minima sociaux — réduction forte des inégalités
  • 1982 — Lois Auroux — renforcement des droits des salariés, impact redistributif
  • 1990 — Création de la CSG — élargissement de l'assiette fiscale sociale
  • 1996 — Ordonnances Juppé sur la Sécurité sociale — réduction des déficits sociaux
  • 2006 — Bouclier fiscal — allégement pour les hauts revenus, hausse des inégalités
  • 2010 — Après-crise 2008 — creusement des inégalités par le chômage et la précarité
  • 2013 — Hausses d'impôts Hollande — fort effet redistributif, baisse du Gini
  • 2018 — Suppression de l'ISF et flat tax — hausse des inégalités, déclencheur des Gilets jaunes
  • 2020 — Covid-19 — amortisseurs sociaux (chômage partiel, aides) limitent la hausse des inégalités

Solde migratoire net

Solde des entrées et sorties de France, Mayotte incluse, en milliers de personnes. Série officielle homogène géographiquement de 2014 à 2025. Les années 2023 à 2025 sont estimées provisoirement à +176 milliers ; 2026 n'est pas publié. Ce solde est estimé indirectement à partir de la variation de population et du solde naturel, et ne mesure pas les seules entrées d'étrangers.

Série exprimée en milliers de personnes, couvrant 12 années de 2014 à 2025. Valeur en 2014 : 32,32 milliers de personnes. Valeur en 2025 : 176 milliers de personnes (provisoire). Minimum observé : 32,32 milliers de personnes en 2014. Maximum observé : 270,78 milliers de personnes en 2022. Source : Insee — estimations de population, publication du 13 janvier 2026.

Repères datés
  • 1962 — Accords d'Évian — rapatriement massif de pieds-noirs d'Algérie (+800 000 en 2 ans)
  • 1974 — Suspension officielle de l'immigration de travail par le gouvernement Chirac/Giscard
  • 1981 — Régularisation de 130 000 sans-papiers par le gouvernement Mauroy
  • 1986 — Loi Pasqua — durcissement des conditions d'entrée et de séjour
  • 1993 — Lois Pasqua-Debré — nouveau durcissement migratoire, creux du solde
  • 1997 — Mouvement des sans-papiers de Saint-Bernard — régularisation partielle par Jospin
  • 2006 — Loi Sarkozy sur l'immigration choisie — sélection par compétences
  • 2015 — Crise migratoire européenne — hausse des demandes d'asile en France
  • 2018 — Loi Collomb « asile et immigration » — accélération des procédures
  • 2020 — Covid-19 — fermeture des frontières, chute temporaire du solde migratoire

Niveau de vie médian réel

Médiane du revenu disponible par unité de consommation, après redistribution, exprimée en euros constants 2024. Série ERFS rétropolée 1996–2024. Remplace l'ancien indice base 1970 dont les valeurs n'étaient pas étayées. Champ : France métropolitaine, personnes vivant en logement ordinaire dans un ménage au revenu déclaré positif ou nul et dont la personne de référence n'est pas étudiante.

Série exprimée en euros 2024 par an et par UC, couvrant 29 années de 1996 à 2024. Valeur en 1996 : 21 000 euros 2024 par an et par UC. Valeur en 2024 : 26 740 euros 2024 par an et par UC. Minimum observé : 21 000 euros 2024 par an et par UC en 1996. Maximum observé : 26 740 euros 2024 par an et par UC en 2024. Source : Insee — ERFS rétropolée, publication du 9 juillet 2026.

Repères datés
  • 1968 — Accords de Grenelle — hausse du SMIG de 35 %, forte poussée du pouvoir d'achat
  • 1970 — Création du SMIC indexé sur la croissance — soutien structurel au pouvoir d'achat
  • 1974 — Premier choc pétrolier — ralentissement de la progression du pouvoir d'achat
  • 1982 — Hausse du SMIC de 10 % et 5e semaine de congés — pic de pouvoir d'achat
  • 1983 — Tournant de la rigueur — blocage des salaires, stagnation du pouvoir d'achat
  • 1993 — Récession économique — première baisse du pouvoir d'achat médian depuis 1945
  • 1998 — Reprise économique et emplois-jeunes — redémarrage du pouvoir d'achat
  • 2008 — Crise financière mondiale — stagnation puis début de recul du pouvoir d'achat
  • 2019 — Mesures « Gilets jaunes » — prime d'activité, défiscalisation heures sup
  • 2022 — Flambée inflationniste — érosion du pouvoir d'achat malgré les boucliers tarifaires

Compétitivité — 6 indicateurs

Rang WEF — Global Competitiveness Index

Classement de la France dans le Global Competitiveness Index du Forum Économique Mondial. Cet indice agrège 12 piliers (institutions, infrastructures, éducation, innovation, marché du travail, etc.) pour évaluer la compétitivité globale d'un pays. Un rang plus bas signifie une meilleure compétitivité. Le FEM a abandonné le GCI après l’édition 2019 (rapport spécial 2020 incomparable) : la série s’arrête en 2019, faute de publication homologue ultérieure.

Série exprimée en rang mondial, couvrant 16 années de 2004 à 2019. Valeur en 2004 : 27 rang mondial. Valeur en 2019 : 15 rang mondial. Minimum observé : 15 rang mondial en 2010. Maximum observé : 27 rang mondial en 2004. Source : World Economic Forum.

Repères datés
  • 2006 — Bond de compétitivité — effet des réformes Raffarin/Villepin (assouplissement 35h, R&D)
  • 2008 — LRU — autonomie des universités, amélioration du pilier « enseignement supérieur »
  • 2012 — Décrochage — rigidités du marché du travail, pression fiscale, classement en baisse
  • 2013 — CICE — tentative de regain de compétitivité-coût par crédit d'impôt
  • 2017 — Ordonnances travail Macron — flexibilisation du marché du travail saluée par le WEF
  • 2019 — Transformation du CICE en baisse de charges + flat tax — meilleur score (15e)
  • 2022 — Post-Covid — perte de compétitivité liée aux déficits publics et au commerce extérieur
  • 2024 — Instabilité politique et déficit record — dégradation du classement à la 23e place

Score PISA — mathématiques

Score moyen des élèves français de 15 ans en mathématiques, de 2003 à 2025. Points PISA, pas un rang ni un pourcentage. Derniers résultats publiés le 8 septembre 2026. Les domaines ont des bases de comparaison différentes ; ces scores ne prouvent pas à eux seuls l’effet d’une réforme ou d’un budget.

Série exprimée en points PISA, couvrant 8 années de 2003 à 2025. Valeur en 2003 : 510,8 points PISA. Valeur en 2025 : 457,66 points PISA. Minimum observé : 457,66 points PISA en 2025. Maximum observé : 510,8 points PISA en 2003. Source : OCDE — PISA 2025, annexes B1, performances et compétences.

Repères datés
  • 2003 — Début de la série comparable pour ce domaine
  • 2025 — Cycle PISA 2025 ; résultats publiés le 8 septembre 2026

Dépense intérieure de R&D en % du PIB

Dépense intérieure de recherche et développement (DIRD) exécutée en France entière par entreprises et administrations, rapportée au PIB. Série MESR-SIES/Insee, édition EESR 2026, graphique 43.03, 1981–2024 ; données 2024 estimées (2,18 %). Le CSV donne le ratio en fraction : conversion explicite en pourcentage. Le point 2022, absent du graphique, provient du tableau 43.02 de la même édition (2,22 %). Ruptures méthodologiques en 2020, 2022 et 2023 : les variations brutes autour de ces dates ne mesurent pas une évolution à champ constant. Aucun point 2025 confirmé n'est disponible dans cette publication.

Série exprimée en % du PIB, couvrant 44 années de 1981 à 2024. Valeur en 1981 : 1,87 % du PIB. Valeur en 2024 : 2,18 % du PIB (provisoire). Minimum observé : 1,87 % du PIB en 1981. Maximum observé : 2,32 % du PIB en 1993. Source : MESR-SIES / Insee — EESR 2026, graphique 43.03 et tableau 43.02.

Repères datés
  • 2020 — Changements méthodologiques dans le secteur des administrations
  • 2022 — Révision des subventions TGIR, de la non-réponse et du champ d'enquête
  • 2023 — Rupture de série : non-réponse des ISBL et extension du champ
  • 2024 — Dernière observation : estimation de l'effort de recherche

Investissements directs étrangers entrants

Flux annuels nets d'investissements directs étrangers en France, principe directionnel étendu, Banque de France, monde entier et tous secteurs, 2000–2025. Série GEO : pays W1, opération F, activité FDI_T. Montants originaux en millions d'euros, divisés par 1000. Capital social, bénéfices réinvestis et prêts intragroupe ; un flux négatif est un désinvestissement net. Différent des engagements bruts, des stocks ou des annonces Choose France. Données révisables, bénéfices réinvestis 2025 estimés ; les anciens points non documentés ont été retirés.

Série exprimée en milliards € courants, couvrant 26 années de 2000 à 2025. Valeur en 2000 : 29,84 milliards € courants. Valeur en 2025 : 19,39 milliards € courants (provisoire). Minimum observé : -2,07 milliards € courants en 2004. Maximum observé : 78,12 milliards € courants en 2022. Source : Banque de France — IDE en principe directionnel étendu, données annuelles 2026.

Score PISA — compréhension de l’écrit

Score moyen des élèves français de 15 ans en compréhension de l’écrit, de 2000 à 2025. Points PISA, pas un rang ni un pourcentage. Derniers résultats publiés le 8 septembre 2026. Les domaines ont des bases de comparaison différentes ; ces scores ne prouvent pas à eux seuls l’effet d’une réforme ou d’un budget.

Série exprimée en points PISA, couvrant 9 années de 2000 à 2025. Valeur en 2000 : 504,74 points PISA. Valeur en 2025 : 456,33 points PISA. Minimum observé : 456,33 points PISA en 2025. Maximum observé : 505,48 points PISA en 2012. Source : OCDE — PISA 2025, annexes B1, performances et compétences.

Repères datés
  • 2000 — Début de la série comparable pour ce domaine
  • 2025 — Cycle PISA 2025 ; résultats publiés le 8 septembre 2026

Score PISA — sciences

Score moyen des élèves français de 15 ans en sciences, de 2006 à 2025. Points PISA, pas un rang ni un pourcentage. Derniers résultats publiés le 8 septembre 2026. Les domaines ont des bases de comparaison différentes ; ces scores ne prouvent pas à eux seuls l’effet d’une réforme ou d’un budget.

Série exprimée en points PISA, couvrant 7 années de 2006 à 2025. Valeur en 2006 : 495,22 points PISA. Valeur en 2025 : 483,42 points PISA. Minimum observé : 483,42 points PISA en 2025. Maximum observé : 498,97 points PISA en 2012. Source : OCDE — PISA 2025, annexes B1, performances et compétences.

Repères datés
  • 2006 — Début de la série comparable pour ce domaine
  • 2025 — Cycle PISA 2025 ; résultats publiés le 8 septembre 2026

Monétaire — 4 indicateurs

Taux de change franc/deutschmark

Valeur du franc français par rapport au deutschmark allemand (nombre de francs pour 1 DM). Indicateur clé de la compétitivité franco-allemande et de la politique monétaire française, du nouveau franc (1960) à l'adoption de l'euro (1999). Le taux de conversion final fixe : 1 EUR = 6,55957 FRF = 1,95583 DEM, soit 1 DM = 3,3539 FRF.

Série exprimée en FRF/DM, couvrant 41 années de 1958 à 1998. Valeur en 1958 : 0,84 FRF/DM. Valeur en 1998 : 3,35 FRF/DM. Minimum observé : 0,84 FRF/DM en 1958. Maximum observé : 3,44 FRF/DM en 1995. Source : Banque de France.

Repères datés
  • 1960 — Mise en circulation du nouveau franc (1 NF = 100 anciens francs), stabilisation monétaire
  • 1961 — Réévaluation du deutschmark (+5%), le franc reste stable
  • 1969 — Dévaluation du franc de 12,5% après les événements de Mai 68 et la crise sociale
  • 1973 — Fin du système de Bretton Woods, flottement généralisé des monnaies
  • 1979 — Création du Système Monétaire Européen (SME) et de l'ECU
  • 1981 — Première dévaluation Mitterrand (-3% dans le SME), politique de relance
  • 1983 — Troisième dévaluation et tournant de la rigueur, choix de rester dans le SME
  • 1987 — Politique du franc fort lancée par Balladur, arrimage au deutschmark
  • 1992 — Crise du SME, référendum Maastricht (51,04% oui), attaques spéculatives sur le franc
  • 1993 — Élargissement des bandes de fluctuation du SME à +/-15%
  • 1998 — Fixation irrévocable des parités : 1 EUR = 6,55957 FRF = 1,95583 DEM

Taux de change franc/dollar

Valeur du franc français par rapport au dollar américain (nombre de francs pour 1 USD). Reflète les rapports de force monétaires mondiaux, du système de Bretton Woods (taux fixes) au flottement libre. Après 1999, le franc disparaît au profit de l'euro.

Série exprimée en FRF/USD, couvrant 41 années de 1958 à 1998. Valeur en 1958 : 4,2 FRF/USD. Valeur en 1998 : 5,9 FRF/USD. Minimum observé : 4,2 FRF/USD en 1958. Maximum observé : 8,98 FRF/USD en 1985. Source : Banque de France.

Repères datés
  • 1959 — Plan Pinay-Rueff : dévaluation de 17,5% et création du nouveau franc
  • 1969 — Dévaluation du franc de 12,5% après la crise de Mai 68
  • 1971 — Suspension de la convertibilité or du dollar par Nixon, fin de Bretton Woods
  • 1973 — Flottement généralisé des monnaies, premier choc pétrolier
  • 1981 — Envolée du dollar sous Reagan (politique de taux élevés), franc sous pression
  • 1985 — Accords du Plaza : dollar au plus haut (~9 FRF), intervention coordonnée des banques centrales
  • 1986 — Forte baisse du dollar après les accords du Plaza (-23% en un an)
  • 1990 — Franc renforcé, dollar faiblit dans le contexte de la réunification allemande
  • 1995 — Dollar au plus bas face au franc, crise de confiance dans la monnaie américaine
  • 1997 — Dollar remonte fortement, crise asiatique, afflux de capitaux vers les États-Unis
  • 1998 — Dernière année du franc, taux figé avant passage à l'euro le 1er janvier 1999

Rendement souverain français à 10 ans (moyenne annuelle)

Rendement des obligations de l'État français sur le marché secondaire, maturité résiduelle proche de dix ans (série harmonisée de convergence de l'UEM). Moyenne arithmétique des douze observations mensuelles BCE/Eurostat. Ce rendement diffère du taux moyen des émissions et du coût moyen du stock de dette.

Série exprimée en %, couvrant 46 années de 1980 à 2025. Valeur en 1980 : 13,13 %. Valeur en 2025 : 3,37 %. Minimum observé : -0,14 % en 2020. Maximum observé : 15,85 % en 1981. Source : BCE / Eurostat · irt_lt_mcby_m · moyennes de 12 mois complets.

Spread France–Allemagne à 10 ans (moyenne annuelle)

Écart de rendements souverains de maturité proche de dix ans, calculé France moins Allemagne, en points de base. Moyenne arithmétique des douze écarts mensuels BCE/Eurostat appariés. Cet écart combine notamment risque de crédit, liquidité et demande relative ; il n'isole pas une cause politique. Avant 1999, monnaies nationales différentes.

Série exprimée en points de base, couvrant 46 années de 1980 à 2025. Valeur en 1980 : 464,17 points de base. Valeur en 2025 : 75,78 points de base. Minimum observé : -5,92 points de base en 1997. Maximum observé : 668,42 points de base en 1982. Source : BCE / Eurostat · irt_lt_mcby_m · moyennes de 12 mois complets.

Sources des données

  • INSEE — Comptes nationaux, enquêtes emploi, indices de prix, démographie
  • Eurostat — Données harmonisées de finances publiques et de comptabilité nationale
  • OCDE / Banque Mondiale — Classements de compétitivité, indicateurs de développement
  • data.gouv.fr — Données ouvertes de l'administration française

Limites et précautions

  • Les séries longues comportent des ruptures méthodologiques (changements de définitions, de périmètre)
  • Les effets d'une politique se mesurent souvent avec un décalage de plusieurs années
  • Un indicateur isolé ne suffit pas à juger une politique ; les interactions entre indicateurs sont complexes