Dissolution de l'Assemblée nationale
Dissolution de l'Assemblée nationale par Mitterrand pour obtenir une majorité conforme à l'alternance présidentielle.
Initiative politique : présidentielle
Acteurs et rôles documentés : François Mitterrand (président de la République).
La biographie identifie explicitement la dissolution comme la deuxième décision de Mitterrand après la nomination de Mauroy.
- Biographie officielle — Pierre Mauroy
Paraphrase : La source énumère les deux premières décisions du président après son entrée en fonction, dont la dissolution.
Attribution revue le 2026-10-12.
Description
Dès son entrée en fonction le 21 mai 1981, François Mitterrand dissout l'Assemblée nationale par décret du 22 mai 1981. L'Assemblée sortante, élue en 1978, était dominée par la droite (RPR-UDF) et ne pouvait soutenir le programme de la gauche. Cette dissolution, parfaitement logique institutionnellement après une alternance présidentielle, vise à donner au nouveau président une majorité parlementaire cohérente. Les élections législatives des 14 et 21 juin 1981 aboutissent à un raz-de-marée socialiste historique : le PS obtient à lui seul la majorité absolue avec 285 sièges sur 491, sans avoir besoin des voix communistes. C'est la plus large majorité obtenue sous la Ve République à cette date. Cette dissolution inaugure une pratique qui deviendra quasi systématique après chaque alternance présidentielle.
Contexte
L'Assemblée élue en mars 1978 comptait une majorité RPR-UDF incompatible avec le programme socialiste. La dissolution était attendue et anticipée par tous les acteurs politiques.
Texte officiel consolidé
Vérifié le 19 septembre 2026- Identifiant Légifrance
- JORFTEXT000000680429
Chaîne d'impact
Effets mesurés
Effets positifs
2Majorité absolue socialiste historique à l'Assemblée nationale (285 sièges PS sur 491)
Sièges PS à l'Assemblée113 sièges285 siègesFiabilité hauteMesure : 1981-06-21Élections législatives 1958-2012 (jeu de données) agent en rechercheLégitimité démocratique renforcée : concordance entre majorité présidentielle et parlementaire
Effets négatifs
1Marginalisation de l'opposition parlementaire face à une majorité écrasante
Fiabilité moyenneMesure : 1981-06-21Encyclopædia Universalis — France. Raz de marée socialiste aux élections législatives. 1er-21 juin 1981
Effets de bord
1Effondrement du PCF qui passe de 86 à 44 sièges, amorçant son déclin structurel
Sièges PCF86 sièges44 siègesFiabilité hauteMesure : 1981-06-21Élections législatives 1958-2012 (jeu de données) agent en recherche
Analyses contradictoires
Pour
La dissolution était une nécessité démocratique pour assurer la cohérence entre la volonté populaire exprimée à la présidentielle et la composition de l'Assemblée. Elle a donné au président les moyens de gouverner conformément à son mandat. [Données factuelles : Majorité absolue socialiste historique à l'Assemblée nationale (285 sièges PS sur 491) : 113 → 285 sièges.]
Contre
La majorité écrasante obtenue a réduit le rôle de contre-pouvoir parlementaire et encouragé une logique de soumission de l'Assemblée à l'exécutif, accentuant le présidentialisme majoritaire.
Sources
- [1]
Décret du 22 mai 1981 portant dissolution de l'Assemblée nationale
Source officielle - [2]
La dissolution de l'Assemblée nationale, une arme présidentielle
Source officielleBiais : institutionnel
Source de vérification : Légifrance — Voir le texte officiel
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