SignificativeDécretEmploi & Travail

Création des contrats de solidarité pour l'emploi

Dispositif encourageant la préretraite et la réduction du temps de travail en échange d'embauches compensatoires.

Rattachement présidentiel : Valéry Giscard d'Estaing
Gouvernement de rattachement : Raymond Barre

Initiative politique : non documentée

⚠️ Le rattachement à un président et à un gouvernement situe la décision dans le corpus. Il ne permet pas, à lui seul, d’identifier qui l’a initiée.

Comment l’initiative est-elle établie ?
Sans promesse préalable

Description

Les contrats de solidarité, créés par ordonnance du 16 janvier 1981, sont des accords entre l'État et les entreprises visant à favoriser l'emploi par le partage du travail. Ils se déclinent en deux volets : le « contrat de solidarité préretraite », qui permet le départ anticipé de salariés âgés avec maintien partiel de leur rémunération (à la charge de l'État et de l'entreprise) en échange de l'embauche de jeunes ; et le « contrat de solidarité réduction du temps de travail », qui finance une partie du coût de la réduction de la durée hebdomadaire du travail en contrepartie d'embauches proportionnelles. Ces dispositifs, novateurs dans leur conception, inaugurent la logique du partage du travail qui sera reprise et amplifiée par les gouvernements suivants (préretraites sous Mitterrand, lois Aubry sur les 35 heures). Leur impact sur l'emploi reste modeste, environ 50 000 contrats signés avant le changement de majorité.

Contexte

Le chômage dépasse 1,7 million de personnes fin 1980. Face à l'échec des politiques traditionnelles de lutte contre le chômage, le gouvernement explore de nouvelles voies fondées sur le partage du travail entre générations et la réduction du temps de travail.

Texte officiel consolidé

Vérifié le 19 septembre 2026
Identifiant Légifrance
LEGITEXT000006069331
Publication au JORF
17 janvier 1982
Consulter sur LégifranceSource opposable · PISTE / DILA

Chaîne d'impact

Réforme

Contrats de solidarité

janvier 1981

Effets mesurés

Effets positifs

1
  • Environ 50 000 contrats de solidarité signés, permettant des embauches compensatoires de jeunes

    Contrats signés
    0 contrats50000 contrats
    Fiabilité moyenneMesure : 1981-05-01Service des études et de la statistique (SES) du ministère des Affaires sociales et de la Solidarité nationale — La réduction du temps de travail dans l'entreprise : évaluation des contrats de solidarité-durée du travail 1982 agent en recherche

Effets négatifs

2

Effets de bord

1

Analyses contradictoires

Pour

Le partage du travail entre générations est une piste innovante pour lutter contre le chômage, en facilitant la sortie des seniors et l'entrée des jeunes sur le marché du travail. [Données factuelles : Environ 50 000 contrats de solidarité signés, permettant des embauches compensatoires de jeunes : 0 → 50000 contrats.]

Contre

Le partage du travail est une illusion économique fondée sur l'idée fausse que la quantité de travail est fixe. Les préretraites sont coûteuses et n'améliorent pas la compétitivité.

Sources

Données disponibles (8/9)
Texte officiel2+ sourcesSource avec lienEffets positifsEffets négatifsAnalyse pourAnalyse contrePromesse tracéeChaînage législatif

Source de vérification : Légifrance — Voir le texte officiel

727 fiches de réforme dans le corpus. Les sources et niveaux de vérification varient selon les fiches. Corrélation ≠ causalité. Méthodologie & sources