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Plan de relance Chirac face au premier choc pétrolier

Plan de relance keynésien de 30,5 milliards de francs pour contrer la récession provoquée par le premier choc pétrolier.

Rattachement présidentiel : Valéry Giscard d'Estaing
Gouvernement de rattachement : Jacques Chirac

Initiative politique : non documentée

⚠️ Le rattachement à un président et à un gouvernement situe la décision dans le corpus. Il ne permet pas, à lui seul, d’identifier qui l’a initiée.

Comment l’initiative est-elle établie ?
Sans promesse préalable

Description

Face à la récession de 1975 — la première baisse du PIB français depuis 1945 (−1 %) —, le Premier ministre Jacques Chirac lance en septembre 1975 un plan de relance budgétaire d'inspiration keynésienne d'un montant de 30,5 milliards de francs (environ 2 % du PIB). Le plan comprend des investissements publics accélérés (routes, logements, téléphone), des aides aux entreprises, une prime de 2 500 francs à l'achat d'automobiles, et des mesures sociales (hausse du minimum vieillesse, allocations familiales). Le plan permet une reprise temporaire de la croissance en 1976 (+4,4 %), mais aggrave le déficit budgétaire et l'inflation, alimentant les critiques de Giscard qui privilégiait la rigueur. Ce désaccord sur la politique économique contribue à la rupture entre les deux hommes et à la démission de Chirac en août 1976.

Contexte

Le premier choc pétrolier (quadruplement du prix du pétrole en octobre 1973) provoque une récession mondiale. La France entre en stagflation : l'inflation atteint 14 % en 1974 tandis que le chômage progresse. Giscard hésite entre relance et rigueur, et les tensions avec Chirac s'aiguisent sur la stratégie économique.

Texte officiel consolidé

Vérifié le 19 septembre 2026
Identifiant Légifrance
LEGITEXT000006068531
Publication au JORF
14 septembre 1975
Consulter sur LégifranceSource opposable · PISTE / DILA

Chaîne d'impact

Réforme

Plan de relance Chirac (1975)

septembre 1975

Indicateurs macro impactés

Effets mesurés

Effets positifs

2

Effets négatifs

2

Effets de bord

1
  • Aggravation des tensions Giscard-Chirac sur la politique économique, conduisant à la démission de Chirac en août 1976

    Fiabilité hauteMesure : 1976-08-25Franz-Olivier Giesbert — Jacques Chirac — Seuil, 1987 · ISBN 978-2-02-009771-0 référence bibliographique

Analyses contradictoires

Pour

Face à la pire récession depuis la guerre, la relance budgétaire est la réponse appropriée pour soutenir l'activité et l'emploi. La reprise de 1976 valide cette approche keynésienne. [Données factuelles : Reprise de la croissance en 1976 (+4,4 % du PIB) après la récession de 1975 (−1 %) : -1 → 4.4 %.]

Think tankAlain Fonteneau et Alain Gubian, Revue de l'OFCE — Comparaison des relances françaises de 1975 et 1981-1982 agent en recherche(centre)

Contre

La relance budgétaire aggrave l'inflation et les déficits sans traiter les causes structurelles de la crise. Une politique de rigueur aurait été plus adaptée pour assainir l'économie. [Données factuelles : Aggravation du déficit budgétaire, passant de l'équilibre à un déficit significatif : 0 → -2 % du PIB ; Maintien de l'inflation à un niveau élevé (10-11 %), le plan de relance alimentant la demande sans résoudre les problèmes structurels : 11.8 → 9.6 %.]

Chaînage législatif

Modifiée par

  • inversion
    Plan Barre (1976)

    Le plan Barre d'austérité inverse la politique de relance en imposant la rigueur budgétaire

Sources

Données disponibles (8/9)
Texte officielSource avec lienEffets positifsEffets négatifsAnalyse pourAnalyse contrePromesse tracéeChaînage législatif2+ sources

Source de vérification : Légifrance — Voir le texte officiel

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