MajeureLoiSanté & Protection socialeAbrogée

Loi d'orientation en faveur des personnes handicapées

Première loi cadre reconnaissant les droits des personnes handicapées et instaurant une obligation nationale de solidarité.

Rattachement présidentiel : Valéry Giscard d'Estaing
Gouvernement de rattachement : Jacques Chirac

Initiative politique : gouvernementale

Acteurs et rôles documentés : Marie-Madeleine Dienesch (secrétaire d’État chargée de l’Action sociale avant 1974), Simone Veil (ministre de la Santé en 1974–1975), René Lenoir (secrétaire d’État chargé de l’Action sociale en 1974–1975), UNAPEI et parents d’enfants handicapés (mobilisation associative).

Veil attribue la genèse du texte à l’influence de Dienesch et de l’UNAPEI et précise qu’il était déjà largement étudié avant son arrivée au gouvernement. Veil et Lenoir poursuivent sa préparation et le présentent au Parlement ; la mobilisation associative est décrite séparément.

Attribution revue le 2026-10-12.

Comment l’initiative est-elle établie ?
Partiellement tenue

Description

La loi n° 75-534 du 30 juin 1975 d'orientation en faveur des personnes handicapées constitue le premier texte législatif global reconnaissant les droits spécifiques des personnes en situation de handicap en France. Elle affirme une « obligation nationale » de solidarité envers les personnes handicapées et pose les principes de la prévention, du dépistage, des soins, de l'éducation, de la formation professionnelle, de l'emploi et de l'intégration sociale. La loi crée les Commissions techniques d'orientation et de reclassement professionnel (COTOREP) pour les adultes et les Commissions départementales d'éducation spéciale (CDES) pour les enfants. Elle instaure l'Allocation aux adultes handicapés (AAH) et pose le principe de l'accessibilité des bâtiments et transports. Bien que ses ambitions dépassent largement sa mise en œuvre effective, cette loi fondatrice structure la politique du handicap pendant trente ans.

Contexte

Les personnes handicapées étaient jusqu'alors largement invisibles dans les politiques publiques françaises, cantonnées à une logique d'assistance charitable. Les mouvements associatifs réclamaient une reconnaissance juridique de leurs droits et une politique d'intégration.

Texte officiel consolidé

Vérifié le 13 avril 2026
Identifiant Légifrance
LEGITEXT000006068511_30-12-1983
Publication au JORF
01 juillet 1975
Consulter sur LégifranceSource opposable · PISTE / DILA

Chaîne d'impact

Réforme

Loi handicap 1975

juin 1975

Aucun effet de bord documenté

Promesse d'origine

« Mettre en place une politique globale en faveur des personnes handicapées »

Source : Programme présidentiel 1974 — volet social

Écart entre promesse et réalisation

La loi est ambitieuse dans ses principes mais sa mise en œuvre sera lente et incomplète, notamment sur l'accessibilité.

Effets mesurés

Effets positifs

2

Effets négatifs

1

Analyses contradictoires

Pour

Texte fondateur qui sort le handicap de l'invisibilité juridique et pose les bases d'une politique d'intégration. L'AAH et les commissions d'orientation sont des avancées concrètes.

Source académiqueHenri-Jacques Stiker — Corps infirmes et sociétés : essais d'anthropologie historique — Aubier (1re éd.) ; rééditions Dunod 1997 et 2013 (3e éd.), 1982 · ISBN 978-2-7007-0286-6 référence bibliographique

Contre

Loi de bonnes intentions qui manque de moyens et d'obligations contraignantes. L'accessibilité reste un vœu pieux pendant trente ans et l'intégration scolaire et professionnelle reste marginale.

Chaînage législatif

Modifiée par

  • refonte
    Loi handicap 2005

    La loi du 11 février 2005 pour l'égalité des droits et des chances remplace la loi de 1975 et crée les MDPH

Cette réforme a été abrogée par : Loi handicap 2005

Sources

Données disponibles (8/9)
Texte officielSource avec lienEffets positifsEffets négatifsAnalyse pourAnalyse contrePromesse tracéeChaînage législatif2+ sources

Source de vérification : Légifrance — Voir le texte officiel

727 fiches de réforme dans le corpus. Les sources et niveaux de vérification varient selon les fiches. Corrélation ≠ causalité. Méthodologie & sources