StructuranteLoiSanté & Protection sociale

Loi pour l'égalité des droits et des chances, la participation et la citoyenneté des personnes handicapées

Loi fondatrice réformant la politique du handicap : droit à compensation, accessibilité universelle, scolarisation en milieu ordinaire, création des MDPH.

Rattachement présidentiel : Jacques Chirac
Gouvernement de rattachement : Jean-Pierre Raffarin

Initiative politique : présidentielle

Acteurs et rôles documentés : Jacques Chirac, président de la République, Jean-François Mattei, ministre de la Santé, Marie-Thérèse Boisseau puis Marie-Anne Montchamp, secrétaires d’État chargées du Handicap.

Le débat de la réforme décrit le projet comme la concrétisation du chantier voulu par Chirac ; le gouvernement prépare et défend les mesures de compensation et d’accessibilité.

Attribution revue le 2026-10-12.

Comment l’initiative est-elle établie ?
Partiellement tenue

Description

La loi n° 2005-102 du 11 février 2005, dite « loi handicap », constitue la plus grande réforme de la politique du handicap en France depuis la loi d'orientation de 1975. Elle consacre le droit à compensation des conséquences du handicap, quelle que soit l'origine et la nature de la déficience. La loi crée la prestation de compensation du handicap (PCH), qui remplace l'allocation compensatrice, et permet de financer les aides humaines, techniques et l'aménagement du logement. Elle pose le principe de l'accessibilité universelle : tous les établissements recevant du public et les transports en commun doivent être rendus accessibles dans un délai de dix ans (échéance 2015).

Contexte

En 2005, la France compte environ 5 millions de personnes en situation de handicap. Le système hérité de la loi de 1975 est jugé inadapté, fragmenté et insuffisant. Jacques Chirac a fait du handicap l'un de ses trois chantiers présidentiels en 2002 avec la sécurité routière et le cancer. La France est en retard par rapport à ses voisins européens en matière d'intégration et d'accessibilité. Les associations de personnes handicapées exercent une pression constante pour une réforme en profondeur.

Parcours institutionnel

Navette Assemblée — Sénat

  • Première chambre saisie : Sénat
  • Lectures : 4
  • Durée dépôt → promulgation : 380 jours
  • Commission mixte paritaire : réunie
  • Dossier législatif (senat.fr)

La couche institutionnelle est décrite dans Institutions.

Texte officiel consolidé

Vérifié le 13 avril 2026
Identifiant Légifrance
LEGITEXT000006051257_01-01-2009
Publication au JORF
12 février 2005
Consulter sur LégifranceSource opposable · PISTE / DILA

Chaîne d'impact

Réforme

Loi handicap 2005

février 2005

Chaînage législatif

2014modification

L'ordonnance du 26 septembre 2014 crée les Agendas d'accessibilité programmée (Ad'AP), reportant les délais d'accessibilité de 3 à 9 ans supplémentaires.

→ (fiche non identifiée)

Promesse d'origine

« Faire de l'insertion des personnes handicapées l'un des trois grands chantiers du quinquennat »

Source : Discours de Jacques Chirac, 14 juillet 2002

Écart entre promesse et réalisation

La loi est conforme à l'ambition affichée, mais les échéances d'accessibilité (2015) ne seront pas respectées, nécessitant des reports successifs.

Effets mesurés

Effets positifs

3

Effets négatifs

2
  • Non-respect massif de l'échéance d'accessibilité de 2015 : seuls 40 % des ERP sont accessibles à cette date, nécessitant la création d'Agendas d'accessibilité programmée (Ad'AP) reportant les délais

    Fiabilité hauteMesure : 2015-01-01Jean-Pierre Vial (rapporteur), Délégation sénatoriale aux collectivités territoriales et à la décentralisation — L'accessibilité aux personnes handicapées des établissements recevant du public, des transports et de la voirie : consolider, sécuriser, simplifier agent en recherche
  • Engorgement des MDPH : délais de traitement des dossiers supérieurs à quatre mois en moyenne, avec des disparités territoriales considérables

    Fiabilité hauteMesure : 2010-01-01IGAS — Bilan du fonctionnement des MDPH

Effets de bord

1

Analyses contradictoires

Pour

La loi de 2005 est une révolution copernicienne dans l'approche du handicap en France. En passant d'une logique d'assistance à une logique de droits, en créant la PCH et les MDPH, en imposant l'accessibilité et la scolarisation inclusive, elle place enfin la France au niveau des grandes démocraties en matière de politique du handicap. [Données factuelles : Augmentation significative de la scolarisation des enfants handicapés en milieu ordinaire : de 89 000 élèves en 2005 à 210 000 en 2013 : 89000 → 210000 élèves ; La PCH a permis une meilleure prise en charge individuelle, avec 210 000 bénéficiaires en 2012 pour un montant moyen de 850 euros par mois : 0 → 210000 bénéficiaires.]

Contre

La loi de 2005 a fixé des objectifs impossibles à tenir sans les moyens correspondants. L'échéance d'accessibilité 2015 était irréaliste et a été repoussée sine die. Les MDPH sont sous-dotées et les AVS précarisés. La France reste parmi les derniers pays européens en matière d'inclusion réelle des personnes handicapées, révélant l'écart entre l'ambition législative et la réalité du terrain.

Chaînage législatif

Modifiée par

  • modification
    ref-hollande-adap-accessibilite (fiche non identifiée)

    L'ordonnance du 26 septembre 2014 crée les Agendas d'accessibilité programmée (Ad'AP), reportant les délais d'accessibilité de 3 à 9 ans supplémentaires.

Sources

Données disponibles (9/9)
Texte officiel2+ sourcesSource avec lienEffets positifsEffets négatifsAnalyse pourAnalyse contrePromesse tracéeChaînage législatif

Source de vérification : Légifrance — Voir le texte officiel

727 fiches de réforme dans le corpus. Les sources et niveaux de vérification varient selon les fiches. Corrélation ≠ causalité. Méthodologie & sources