Plan de relance de l'économie face à la crise financière
Plan de relance de 26 milliards d'euros face à la crise financière mondiale : investissements publics accélérés, soutien à la trésorerie des entreprises, prime à la casse.
Initiative politique : présidentielle
Acteurs et rôles documentés : Nicolas Sarkozy, président de la République, François Fillon, Premier ministre, Patrick Devedjian, ministre chargé du Plan de relance.
Sarkozy propose le plan d’investissement de 26 milliards à Douai le 4 décembre 2008 et en fixe les dispositifs. Fillon puis Devedjian en organisent la réalisation.
- Présentation du plan de relance à Douai
Le plan que je propose aujourd'hui aux Français
Attribution revue le 2026-10-12.
Description
Le 4 décembre 2008, Nicolas Sarkozy annonce depuis Douai un plan de relance de l'économie de 26 milliards d'euros (1,3 % du PIB), face à la crise financière mondiale déclenchée par la faillite de Lehman Brothers en septembre 2008. Le plan s'articule autour de trois axes : l'accélération des investissements publics (10,5 milliards d'euros pour les infrastructures, la rénovation urbaine, la défense), le soutien à la trésorerie des entreprises (11,6 milliards via le remboursement accéléré de la TVA, du crédit d'impôt recherche et des excédents d'impôt sur les sociétés), et le soutien à l'emploi et au pouvoir d'achat (2,6 milliards : prime à la casse automobile de 1 000 euros, prime de solidarité active de 200 euros, chômage partiel facilité). La France a mieux résisté à la récession de 2009 (-2,9 %) que l'Allemagne (-5,6 %) ou le Royaume-Uni (-4,3 %), en partie grâce aux amortisseurs sociaux et à ce plan.
Contexte
La crise financière mondiale de 2008, la plus grave depuis 1929, provoque la faillite de Lehman Brothers (15 septembre 2008), une panique bancaire mondiale et une récession planétaire. Sarkozy, qui préside le Conseil de l'UE au second semestre 2008, joue un rôle actif dans la coordination européenne de la réponse à la crise.
Parcours institutionnel
Navette Assemblée — Sénat
- Première chambre saisie : Assemblée nationale
- Lectures : 2
- Durée dépôt → promulgation : 47 jours
- Commission mixte paritaire : réunie
- Dossier législatif (senat.fr)
La couche institutionnelle est décrite dans Institutions.
Texte officiel consolidé
Vérifié le 13 avril 2026- Identifiant Légifrance
- LEGITEXT000020215370_01-01-2014
- Publication au JORF
- 06 février 2009
Chaîne d'impact
Réforme
Plan de relance 2008
décembre 2008
Indicateurs macro impactés
Effets mesurés
Effets positifs
2La récession française (-2,9 % en 2009) est moins profonde que la moyenne de la zone euro (-4,5 %), en partie grâce aux stabilisateurs automatiques et au plan de relance
PIB — variation annuelle0.2 %-2.9 %Fiabilité hauteMesure : 2009-12-31Les comptes de la Nation en 2009 : une récession sans précédent depuis l'après-guerre (Insee Première n°1294, mai 2010) agent en rechercheLa prime à la casse a permis la vente de 600 000 véhicules supplémentaires, soutenant l'industrie automobile et limitant les destructions d'emplois dans la filière
Ventes automobiles soutenues par la prime à la casse0 véhicules600000 véhiculesFiabilité hauteMesure : 2009-12-31Comité des constructeurs français d'automobiles (CCFA) — L'industrie automobile française — Analyse et statistiques (édition 2010)
Effets négatifs
1Creusement massif du déficit public, passant de 3,3 % en 2008 à 7,5 % du PIB en 2009, et de la dette publique de 68 % à 79 % du PIB
Déficit public en % du PIB3.3 % du PIB7.5 % du PIBFiabilité hauteMesure : 2009-12-31Les comptes des administrations publiques en 2009 (mai 2010 ; déficit 143,8 Md€ soit 7,5 % du PIB) agent en recherche
Effets de bord
1Le sauvetage des banques et le plan de relance transforment une crise financière privée en crise des dettes souveraines, qui frappera la zone euro dès 2010
Fiabilité hauteMesure : 2010-05-01FMI — De la crise financière à la crise des dettes souveraines agent en recherche
Analyses contradictoires
Pour
Le plan de relance a permis d'amortir le choc de la pire crise financière depuis 1929. La France a mieux résisté que ses voisins grâce à une intervention rapide et ciblée. L'investissement public accéléré a soutenu l'activité et préservé des centaines de milliers d'emplois. [Données factuelles : La récession française (-2,9 % en 2009) est moins profonde que la moyenne de la zone euro (-4,5 %), en partie grâce aux stabilisateurs automatiques et au plan de relance : 0.2 → -2.9 % ; La prime à la casse a permis la vente de 600 000 véhicules supplémentaires, soutenant l'industrie automobile et limitant les destructions d'emplois dans la filière : 0 → 600000 véhicules.]
Contre
Le plan de relance est insuffisant et mal ciblé. Les mesures de soutien aux entreprises (trésorerie) ne créent pas d'activité nouvelle. Le creusement du déficit hypothèque l'avenir et conduira inévitablement à l'austérité. L'essentiel de la résistance française vient des stabilisateurs automatiques, pas du plan lui-même. [Données factuelles : Creusement massif du déficit public, passant de 3,3 % en 2008 à 7,5 % du PIB en 2009, et de la dette publique de 68 % à 79 % du PIB : 3.3 → 7.5 % du PIB.]
Sources
- [1]
Loi n° 2009-122 du 4 février 2009 de finances rectificative pour 2009 — Plan de relance
Source officielleBiais : institutionnel - [2]Source officielleBiais : institutionnel
Source de vérification : Légifrance — Voir le texte officiel
727 fiches de réforme dans le corpus. Les sources et niveaux de vérification varient selon les fiches. Corrélation ≠ causalité. Méthodologie & sources