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Loi Galland — Réforme des relations commerciales entre fournisseurs et distributeurs

Encadrement des relations fournisseurs-distributeurs interdisant la revente à perte et réformant les marges arrière dans la grande distribution.

Rattachement présidentiel : Jacques Chirac
Gouvernement de rattachement : Alain Juppé

Initiative politique : gouvernementale

Acteurs et rôles documentés : Yves Galland, ministre délégué aux Finances et au Commerce extérieur (1995–1997), Alain Juppé, Premier ministre (1995–1997), Jean-Paul Charié, député du Loiret, auteur de rapports sur la loyauté de la concurrence en 1993 et 1995, Claude Villain, inspecteur général des finances, auteur du rapport remis au ministre de l’Économie en janvier 1995.

Le gouvernement décide de réviser l’ordonnance de 1986 après les rapports Charié et Villain sur les déséquilibres entre producteurs et distributeurs. Galland décrit la consultation de 70 organisations qu’il a menée pour préparer cette réforme de la concurrence. Les travaux parlementaires et d’expertise éclairent cette démarche gouvernementale ; le nom usuel de la loi ne fonde pas l’attribution.

Attribution revue le 2026-10-12.

Comment l’initiative est-elle établie ?
Sans promesse préalable

Description

La loi n° 96-588 du 1er juillet 1996 sur la loyauté et l'équilibre des relations commerciales, dite loi Galland (du nom du ministre du Commerce Yves Galland), réforme en profondeur les règles encadrant les relations entre fournisseurs de l'industrie agroalimentaire et la grande distribution. Le texte renforce l'interdiction de la revente à perte en la redéfinissant strictement : le seuil de revente à perte est désormais calculé sur la base du prix unitaire figurant sur la facture, excluant les remises conditionnelles (« marges arrière »). Cette disposition vise à protéger les petits commerces et les fournisseurs PME contre les pratiques de prix d'appel de la grande distribution.

Contexte

Les années 1990 voient une concentration croissante de la grande distribution française (Carrefour, Leclerc, Auchan), qui exerce une pression considérable sur les fournisseurs et les petits commerçants. Les pratiques de revente à perte et les abus de position dominante suscitent des plaintes récurrentes des PME et des commerces de proximité.

Parcours institutionnel

Navette Assemblée — Sénat

  • Première chambre saisie : Assemblée nationale
  • Lectures : 4
  • Durée dépôt → promulgation : 126 jours
  • Commission mixte paritaire : réunie, accord
  • Accord en commission mixte paritaire
  • Dossier législatif (senat.fr)

La couche institutionnelle est décrite dans Institutions.

Texte officiel consolidé

Vérifié le 13 avril 2026
Identifiant Légifrance
LEGITEXT000005621288_03-07-1996
Publication au JORF
03 juillet 1996
Consulter sur LégifranceSource opposable · PISTE / DILA

Chaîne d'impact

Réforme

Loi Galland (relations commerciales)

juillet 1996

Effets mesurés

Effets positifs

1
  • Protection renforcée des fournisseurs PME et des petits commerçants face aux pratiques de prix d'appel des grandes enseignes

    Fiabilité moyenneMesure : 1997-01-01Jean-Yves Le Déaut — Rapport d'information sur l'évolution de la distribution (production) agent en recherche

Effets négatifs

1

Effets de bord

1

Analyses contradictoires

Pour

La loi Galland a rééquilibré les rapports de force entre grande distribution et fournisseurs PME, protégeant le tissu économique local et les producteurs agricoles face aux pratiques prédatrices des centrales d'achat.

Contre

La loi a provoqué une hausse structurelle des prix alimentaires en France, pénalisant les ménages modestes. L'interdiction rigide de la revente à perte a créé un système opaque de marges arrière qui a enrichi les intermédiaires au détriment des consommateurs et in fine des producteurs eux-mêmes.

Sources

Données disponibles (8/9)
Texte officiel2+ sourcesSource avec lienEffets positifsEffets négatifsAnalyse pourAnalyse contrePromesse tracéeChaînage législatif

Source de vérification : Légifrance — Voir le texte officiel

727 fiches de réforme dans le corpus. Les sources et niveaux de vérification varient selon les fiches. Corrélation ≠ causalité. Méthodologie & sources