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Révision des lois de bioéthique

Révision des lois de bioéthique autorisant sous conditions la recherche sur les embryons surnuméraires et créant l'Agence de la biomédecine.

Rattachement présidentiel : Jacques Chirac
Gouvernement de rattachement : Jean-Pierre Raffarin

Initiative politique : gouvernementale

Acteurs et rôles documentés : Lionel Jospin puis Jean-Pierre Raffarin, Premiers ministres, Bernard Kouchner puis Jean-François Mattei, ministres de la Santé.

La révision débute sous Jospin et est menée à terme, avec des choix substantiellement modifiés, par Raffarin et Mattei. Les sources parlementaires soulignent cette continuité entre deux gouvernements ; l’adoption en 2004 ne suffit pas à déplacer toute l’origine.

Attribution revue le 2026-10-12.

Comment l’initiative est-elle établie ?
Sans promesse préalable

Description

La loi n° 2004-800 du 6 août 2004 relative à la bioéthique procède à la révision des lois bioéthiques de 1994, avec cinq ans de retard sur le calendrier prévu. Le texte maintient l'interdiction de principe du clonage reproductif et thérapeutique mais introduit un régime dérogatoire autorisant, pour une période de cinq ans, la recherche sur les embryons surnuméraires issus de la fécondation in vitro qui ne font plus l'objet d'un projet parental, à condition que ces recherches soient susceptibles de permettre des progrès thérapeutiques majeurs. La loi crée l'Agence de la biomédecine, autorité de référence dans les domaines de la greffe, de la reproduction, de l'embryologie et de la génétique humaines.

Contexte

Les avancées de la recherche sur les cellules souches embryonnaires, le décryptage du génome humain et la naissance de la brebis Dolly (1996) ont bouleversé le paysage scientifique depuis les premières lois de bioéthique de 1994. Le Royaume-Uni a autorisé le clonage thérapeutique en 2001, accentuant la pression sur la France pour actualiser sa législation. Le Comité consultatif national d'éthique (CCNE) a rendu un avis favorable à la recherche encadrée sur l'embryon.

Parcours institutionnel

Navette Assemblée — Sénat

  • Première chambre saisie : Assemblée nationale
  • Lectures : 4
  • Durée dépôt → promulgation : 1143 jours
  • Commission mixte paritaire : réunie, accord
  • Accord en commission mixte paritaire
  • Dossier législatif (senat.fr)

Conseil constitutionnel

29 juillet 2004Conforme

La couche institutionnelle est décrite dans Institutions.

Texte officiel consolidé

Vérifié le 13 avril 2026
Identifiant Légifrance
LEGITEXT000005821809_24-03-2012
Publication au JORF
07 août 2004
Consulter sur LégifranceSource opposable · PISTE / DILA

Chaîne d'impact

Réforme

Loi bioéthique 2004

août 2004

Chaînage législatif

2011révision

La loi de bioéthique de 2011 révise le régime de recherche sur l'embryon en maintenant le principe d'interdiction avec dérogations.

→ (fiche non identifiée)

Effets mesurés

Effets positifs

2
  • Développement de la recherche française sur les cellules souches embryonnaires, avec 59 protocoles de recherche autorisés par l'Agence de la biomédecine entre 2006 et 2011

    Protocoles de recherche autorisés
    0 protocoles59 protocoles
    Fiabilité hauteMesure : 2011-12-31Agence de la biomédecine — Rapport annuel 2011 — Année de la révision de la loi de bioéthique agent en recherche
  • Structuration du secteur par la création de l'Agence de la biomédecine, devenue l'autorité de référence en matière de greffe, procréation et génétique

    Fiabilité hauteMesure : 2005-05-10Agence de la biomédecine — Qu'est-ce que l'Agence de la biomédecine et quelles sont ses missions ? agent en recherche

Effets négatifs

1

Effets de bord

1
  • Installation d'un mécanisme de révision périodique des lois de bioéthique (tous les 7 ans), donnant lieu à des débats de société réguliers sur des sujets comme la PMA, la GPA et la fin de vie

    Fiabilité hauteMesure : 2011-07-07République française — LOI n° 2011-814 du 7 juillet 2011 relative à la bioéthique agent en recherche

Analyses contradictoires

Pour

La loi de 2004 réalise un équilibre remarquable entre la nécessité de faire avancer la recherche médicale et le respect de la dignité de l'embryon humain. Le régime dérogatoire permet la recherche tout en maintenant le principe de protection. C'est l'approche bioéthique française dans toute sa finesse. [Données factuelles : Développement de la recherche française sur les cellules souches embryonnaires, avec 59 protocoles de recherche autorisés par l'Agence de la biomédecine entre 2006 et 2011 : 0 → 59 protocoles.]

Contre

Maintenir une interdiction de principe de la recherche sur l'embryon tout en l'autorisant par dérogation est une hypocrisie juridique qui complique inutilement la vie des chercheurs et handicape la compétitivité scientifique française. Il faut autoriser clairement la recherche avec un encadrement éthique rigoureux, comme le font nos voisins.

Chaînage législatif

Modifiée par

  • révision
    ref-sarkozy-bioethique-2011 (fiche non identifiée)

    La loi de bioéthique de 2011 révise le régime de recherche sur l'embryon en maintenant le principe d'interdiction avec dérogations.

Sources

Données disponibles (9/9)
Texte officiel2+ sourcesSource avec lienEffets positifsEffets négatifsAnalyse pourAnalyse contrePromesse tracéeChaînage législatif

Source de vérification : Légifrance — Voir le texte officiel

727 fiches de réforme dans le corpus. Les sources et niveaux de vérification varient selon les fiches. Corrélation ≠ causalité. Méthodologie & sources