Plan de relance pour l'emploi et contrats emploi-consolidé
Deuxième plan emploi du gouvernement Juppé : renforcement des contrats aidés, développement de l'apprentissage et incitations à l'embauche dans les PME.
Initiative politique : non documentée
⚠️ Le rattachement à un président et à un gouvernement situe la décision dans le corpus. Il ne permet pas, à lui seul, d’identifier qui l’a initiée.
Comment l’initiative est-elle établie ?Description
Face à un chômage qui reste obstinément au-dessus de 12 %, le gouvernement Juppé lance un second plan pour l'emploi au printemps 1996. Ce plan renforce les contrats emploi-consolidé (CEC) dans le secteur non marchand, développe le contrat de qualification pour les jeunes, améliore le contrat initiative-emploi (CIE), et crée de nouvelles incitations à l'embauche dans les PME (exonération de charges pour le premier salarié embauché). Le plan s'accompagne d'une relance de l'apprentissage avec un objectif de 300 000 contrats par an et d'un effort de simplification administrative pour les entreprises. L'enveloppe globale atteint 40 milliards de francs. Les résultats sont mitigés : si les contrats aidés permettent de faire baisser statistiquement le chômage, leur effet sur l'emploi durable est contesté. Le chômage reste au-dessus de 12 % tout au long du mandat Juppé, nourrissant le sentiment d'échec qui contribuera à la défaite de 1997.
Contexte
Le chômage atteint 12,5 % en 1996, un record historique. Le premier plan emploi de l'été 1995 n'a pas produit de résultats visibles. Les grèves de décembre 1995 ont paralysé toute ambition réformatrice. Le gouvernement Juppé, très impopulaire, cherche à afficher des résultats concrets sur le front de l'emploi.
Texte officiel consolidé
Vérifié le 10 octobre 2026- Identifiant Légifrance
- JORFTEXT000000376976
- Publication au JORF
- 01 juin 1996
Chaîne d'impact
Réforme
Plan relance emploi 1996
juin 1996
Aucun effet de bord documenté
Promesse d'origine
« Faire de l'emploi la priorité absolue du quinquennat »
Source : Campagne présidentielle de Jacques Chirac, 1995
Écart entre promesse et réalisation
Malgré des moyens importants, le chômage ne baisse pas significativement. La promesse de fracture sociale reste lettre morte sur le terrain de l'emploi.
Effets mesurés
Effets positifs
1Les contrats aidés offrent une solution temporaire à plusieurs dizaines de milliers de chômeurs de longue durée
Fiabilité hauteMesure : 1997-01-01DARES — Les contrats aidés du secteur non marchand en 1997 agent en recherche
Effets négatifs
2Le chômage reste au-dessus de 12 % malgré les milliards investis, démontrant les limites du traitement social du chômage
Taux de chômage BIT11.3 %12.6 %Fiabilité hauteMesure : 1997-05-01INSEE — Taux de chômage au sens du BIT, 1997 document non retrouvéLes contrats aidés créent un « sas » sans débouché vers l'emploi durable, les bénéficiaires retrouvant le chômage à l'issue du contrat
Fiabilité hauteMesure : 1997-06-01Cour des comptes — Enquête sur les contrats aidés dans la politique de l'emploi
Analyses contradictoires
Pour
Le gouvernement Juppé a mobilisé des moyens considérables pour l'emploi dans un contexte de rigueur budgétaire. Les allègements de charges sur les bas salaires et le développement de l'apprentissage ont posé les bases d'une politique de l'emploi que tous les gouvernements suivants ont poursuivie.
Contre
Le plan Juppé est l'énième illustration du traitement social du chômage, qui consiste à subventionner des emplois précaires sans s'attaquer aux causes structurelles du chômage de masse : rigidité du marché du travail, coût du travail, insuffisance de la demande. 40 milliards de francs dépensés pour un taux de chômage qui augmente, c'est l'échec absolu.
Sources
- [1]
DARES — Les contrats aidés du secteur non marchand en 1997
Source officielleBiais : institutionnelDARES - [2]
INSEE — Taux de chômage au sens du BIT, 1997 document non retrouvé
Source officielleBiais : institutionnel - [3]
Vie-publique.fr — Plan relance emploi 1996
Source officielleBiais : institutionnel
Source de vérification : Légifrance — Voir le texte officiel
727 fiches de réforme dans le corpus. Les sources et niveaux de vérification varient selon les fiches. Corrélation ≠ causalité. Méthodologie & sources