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Plan Balladur pour la Bosnie et diplomatie de médiation

Diplomatie active de la France dans la crise bosniaque, avec maintien de la FORPRONU et tentatives de médiation, dans un contexte de cohabitation entre Balladur et Mitterrand.

Rattachement présidentiel : François Mitterrand
Gouvernement de rattachement : Édouard Balladur

Initiative politique : non documentée

⚠️ Le rattachement à un président et à un gouvernement situe la décision dans le corpus. Il ne permet pas, à lui seul, d’identifier qui l’a initiée.

Cohabitation — gouvernement Édouard Balladur. Ce contexte ne prouve pas l’origine politique de chaque réforme.

Comment l’initiative est-elle établie ?
Sans promesse préalable

Description

La politique étrangère du gouvernement Balladur en Bosnie-Herzégovine illustre la complexité de la cohabitation dans le domaine du « domaine réservé » présidentiel. La France, avec 6 000 soldats déployés dans le cadre de la FORPRONU, est le premier contributeur européen aux forces de maintien de la paix. Balladur et son ministre des Affaires étrangères Alain Juppé cherchent à infléchir la politique bosniaque dans un sens plus favorable aux Bosniaques musulmans, critiquant l'attitude de Mitterrand jugée trop conciliante envers les Serbes de Bosnie. Le Premier ministre soutient le plan du « groupe de contact » (États-Unis, Russie, France, Royaume-Uni, Allemagne) proposant un partage territorial 51/49 entre la Fédération croato-bosniaque et la Republika Srpska. En février 1994, l'ultimatum de l'OTAN aux forces serbes assiégeant Sarajevo marque un durcissement français obtenu par Juppé. Cependant, la prise en otage de casques bleus français en 1995 et le massacre de Srebrenica (juillet 1995) révéleront les limites de la FORPRONU et de la diplomatie française.

Contexte

La guerre de Bosnie (1992-1995) fait rage en plein cœur de l'Europe. La FORPRONU, censée protéger les populations civiles, est impuissante face aux offensives serbes. La France de Mitterrand est critiquée pour sa proximité supposée avec la Serbie. La cohabitation complique la conduite de la politique étrangère, Balladur cherchant à se distinguer de Mitterrand sur ce dossier.

Chaîne d'impact

Réforme

Plan Balladur — Bosnie

novembre 1994

Aucun effet de bord documenté

Effets mesurés

Effets positifs

1

Effets négatifs

2
  • Échec à empêcher les massacres de civils bosniaques, dont le génocide de Srebrenica en juillet 1995, malgré la présence de casques bleus dans la région

    Fiabilité hauteMesure : 1995-07-11Tribunal pénal international pour l'ex-Yougoslavie (TPIY) / Mécanisme international appelé à exercer les fonctions résiduelles des Tribunaux pénaux (IRMCT) — Le TPIY se souvient : le génocide de Srebrenica (1995-2015) agent en recherche
  • Confusion des responsabilités entre président et Premier ministre en cohabitation, nuisant à la lisibilité de la politique étrangère française

Analyses contradictoires

Pour

La France a été l'un des rares pays européens à engager ses troupes sur le terrain en Bosnie, assumant le risque humain du maintien de la paix. L'ultimatum de Sarajevo (février 1994) a montré que la France pouvait être un acteur diplomatique décisif. Le groupe de contact a préparé les accords de Dayton.

Contre

La politique française en Bosnie a été ambiguë et inefficace. La FORPRONU a servi d'alibi pour ne pas intervenir militairement contre les Serbes. Le refus français de lever l'embargo sur les armes destinées aux Bosniaques les a laissés désarmés face aux milices serbes. Srebrenica est un échec collectif auquel la France a contribué.

Sources

Données disponibles (6/9)
Source avec lienEffets positifsEffets négatifsAnalyse pourAnalyse contrePromesse tracéeTexte officiel2+ sourcesChaînage législatif

Source de vérification : Vie-publique.fr

727 fiches de réforme dans le corpus. Les sources et niveaux de vérification varient selon les fiches. Corrélation ≠ causalité. Méthodologie & sources