SignificativeLoiOutre-mer

LOI n° 2026-574 du 30 juin 2026 portant habilitation de l'assemblée de Martinique à fixer elle-même des règles applicables sur son territoire en application de l'article 73 de la Constitution en matière d'énergie, d'eau et d'assainissement

La loi, composée de deux articles, habilite l'assemblée de Martinique, sur le fondement de l'article 73 de la Constitution, à fixer elle-même des règles applicables sur son territoire en matière d'énergie, ainsi qu'à créer une autorité unique pour l'eau potable et l'assainissement. Elle fait suite à deux demandes d'habilitation formulées par la collectivité territoriale de Martinique en décembre 2023 et juillet 2024, auxquelles le gouvernement avait donné son accord en juillet 2025. Promulguée le 30 juin 2026, elle constitue une étape de différenciation territoriale outre-mer.

Rattachement présidentiel : Emmanuel Macron
Gouvernement de rattachement : Sébastien Lecornu

Initiative politique : autre

Acteurs et rôles documentés : Assemblée de Martinique, collectivité territoriale demandeuse, Gouvernement, acceptation et véhicule législatif.

L’assemblée de Martinique demande les habilitations par délibérations de 2023 et 2024. Le gouvernement les accepte et prépare la loi permettant leur exercice.

Attribution revue le 2026-10-12.

Comment l’initiative est-elle établie ?
Sans promesse préalable

Description

Le texte autorise l'assemblée de Martinique à adapter, dans le domaine de l'énergie, les règles normalement fixées au niveau national, et à instituer une autorité unique compétente pour l'eau potable et l'assainissement sur le territoire martiniquais, en remplacement de la gouvernance éclatée existante entre plusieurs opérateurs. Il s'inscrit dans le cadre juridique de l'article 73 de la Constitution, qui permet aux départements et régions d'outre-mer de demander à être habilités à fixer eux-mêmes certaines règles relevant normalement du domaine de la loi ou du règlement, dans un nombre limité de matières.

Contexte

Le projet de loi, porté par les ministres Monique Barbut (transition écologique), Roland Lescure (économie et finances) et Naïma Moutchou (outre-mer), a été déposé au Sénat le 19 janvier 2026 et examiné selon la procédure accélérée engagée le même jour. Il a été adopté en première lecture au Sénat le 31 mars 2026 (rapporteur Guillaume Chevrollier, avis de Patrick Chauvet) puis par l'Assemblée nationale le 15 juin 2026, avant sa promulgation le 30 juin 2026.

Vote à l’Assemblée nationale

Scrutin n° 7401 · 15 juin 2026 · 17e législature

l'ensemble du projet de loi portant habilitation de l'assemblée de Martinique à fixer des règles applicables sur son territoire en application de l'article 73 de la Constitution en matière d'énergie, d'eau et d'assainissement (première lecture).

Adopté
35
Pour
0
Contre
5
Abstentions

40 votants · 2 non-votants

Répartition par groupe (top 5)

  • PO8454010 / 0 / 5

Pour / Contre / Abstention

Voir le scrutin nominatif sur assemblee-nationale.fr

Parcours institutionnel

Navette Assemblée — Sénat

  • Première chambre saisie : Sénat
  • Lectures : 2
  • Durée dépôt → promulgation : 162 jours
  • Commission mixte paritaire : non réunie
  • Accord des chambres en navette simple
  • Dossier législatif (senat.fr)

La couche institutionnelle est décrite dans Institutions.

Texte officiel consolidé

Vérifié le 19 septembre 2026
Identifiant Légifrance
LEGITEXT000054364298
Numéro NOR
MOMO2535016L
Publication au JORF
02 juillet 2026
Consulter sur LégifranceSource opposable · PISTE / DILA

Effets documentés

Aucun effet mesuré n’est renseigné dans cette fiche. Les objectifs et les mesures de mise en œuvre ne suffisent pas à établir un résultat positif ou négatif.

Analyses contradictoires

Pour

C'est la première habilitation de l'article 73 obtenue par la Martinique au moyen d'un texte dédié : l'assemblée pourra fixer elle-même les règles énergétiques adaptées à ses spécificités insulaires et créer une autorité unique pour l'eau potable et l'assainissement, réclamée pour sortir d'une gouvernance éclatée entre opérateurs. Le mécanisme répond à une demande formelle de la collectivité portée par ses propres délibérations.

Contre

Les observateurs locaux soulignent qu'une habilitation n'est pas un transfert de compétence : elle reste une compétence déléguée, circonscrite et temporaire, sans ressources financières associées — la Guadeloupe avait supporté environ quatre millions d'euros pour ses adaptations énergétiques. Il a en outre fallu près de trente mois de procédure nationale pour obtenir un pouvoir que la collectivité aurait dû pouvoir exercer.

Sources

Données disponibles (4/9)
2+ sourcesSource avec lienAnalyse pourAnalyse contreTexte officielEffets positifsEffets négatifsPromesse tracéeChaînage législatif

727 fiches de réforme dans le corpus. Les sources et niveaux de vérification varient selon les fiches. Corrélation ≠ causalité. Méthodologie & sources