SignificativeLoiÉconomie & Finances

Imposition des plus-values de cession

Création d'un impôt sur les plus-values de cession de valeurs mobilières et immobilières des particuliers.

Rattachement présidentiel : Valéry Giscard d'Estaing
Gouvernement de rattachement : Raymond Barre

Initiative politique : non documentée

⚠️ Le rattachement à un président et à un gouvernement situe la décision dans le corpus. Il ne permet pas, à lui seul, d’identifier qui l’a initiée.

Comment l’initiative est-elle établie ?
Partiellement tenue

Description

La loi n° 76-1232 du 19 décembre 1976 (loi de finances pour 1977) instaure pour la première fois un impôt sur les plus-values de cession réalisées par les particuliers, tant sur les biens immobiliers que sur les valeurs mobilières. Jusqu'alors, les gains en capital des personnes physiques étaient exonérés d'impôt (à quelques exceptions près dans le cadre de la spéculation). La réforme distingue les plus-values à court terme (taxées au barème progressif de l'impôt sur le revenu) et les plus-values à long terme (taxées à un taux proportionnel réduit). Des abattements pour durée de détention sont prévus, encourageant l'investissement de long terme. Cette mesure de justice fiscale vise à réduire les inégalités de traitement entre les revenus du travail (toujours imposés) et les revenus du capital (partiellement exonérés).

Contexte

L'exonération des plus-values est critiquée comme une niche fiscale bénéficiant aux plus fortunés. La gauche réclame une imposition du capital. Giscard, lui-même issu d'une famille fortunée, veut démontrer que sa politique n'est pas uniquement favorable aux possédants.

Texte officiel consolidé

Vérifié le 13 avril 2026
Identifiant Légifrance
LEGITEXT000006068540_24-02-1996
Publication au JORF
30 décembre 1976
Consulter sur LégifranceSource opposable · PISTE / DILA

Chaîne d'impact

Réforme

Fiscalité des plus-values

décembre 1976

Aucun effet de bord documenté

Promesse d'origine

« Rendre la fiscalité plus juste en imposant les plus-values de cession »

Source : Orientations fiscales du gouvernement Barre

Écart entre promesse et réalisation

La mesure est mise en œuvre mais avec de nombreux abattements et exonérations qui en limitent la portée.

Effets mesurés

Effets positifs

1

Effets négatifs

1

Analyses contradictoires

Pour

Il est légitime d'imposer les gains en capital au même titre que les revenus du travail. L'exonération totale des plus-values constituait une injustice fiscale flagrante.

Source académiqueThomas Piketty — Les hauts revenus en France au XXe siècle : inégalités et redistributions, 1901-1998 — Grasset, 2001, 807 p. · ISBN 9782246616511 référence bibliographique(gauche)

Contre

L'imposition des plus-values décourage l'investissement, la prise de risque et la mobilité du capital, pénalisant l'économie dans son ensemble.

Sources

Données disponibles (7/9)
Texte officielSource avec lienEffets positifsEffets négatifsAnalyse pourAnalyse contrePromesse tracée2+ sourcesChaînage législatif

727 fiches de réforme dans le corpus. Les sources et niveaux de vérification varient selon les fiches. Corrélation ≠ causalité. Méthodologie & sources