MajeureLoiOutre-mer

Loi d'orientation pour l'outre-mer (LOOM)

Loi étendant les politiques sociales aux DOM et créant des dispositifs spécifiques d'emploi et d'égalité sociale pour l'outre-mer.

Rattachement présidentiel : Jacques Chirac
Gouvernement de rattachement : Lionel Jospin

Initiative politique : gouvernementale

Acteurs et rôles documentés : Lionel Jospin, Premier ministre, Jean-Jack Queyranne, secrétaire d’État à l’Outre-mer, Bertrand Fragonard, auteur du rapport préparatoire, Claude Lise et Michel Tamaya, parlementaires auteurs de rapports.

Queyranne commande les propositions de Fragonard en 1999. Le ministre relie explicitement la LOOM à ce rapport, aux travaux Lise–Tamaya et à la concertation ultramarine ; le gouvernement fixe les orientations de la réforme.

Attribution revue le 2026-10-12.

Cohabitation — gouvernement Lionel Jospin. Ce contexte ne prouve pas l’origine politique de chaque réforme.

Comment l’initiative est-elle établie ?
Partiellement tenue

Description

La loi d'orientation pour l'outre-mer du 13 décembre 2000, portée par Jean-Jack Queyranne, constitue le premier cadre législatif global visant à réduire les inégalités entre la métropole et les DOM. La loi crée les « congés solidarité », instaure l'alignement du RMI sur le niveau métropolitain (il n'était qu'à 80 % dans les DOM), étend l'allocation de parent isolé, met en place le passeport-mobilité pour les étudiants ultramarins, et prévoit des exonérations de charges sociales pour les entreprises des DOM. Elle consacre le « droit à l'expérimentation » institutionnelle pour les collectivités ultramarines.

Contexte

Les DOM connaissent un chômage structurel très élevé (entre 25 % et 35 %), des inégalités sociales criantes avec la métropole. Le mouvement social de novembre 1999 en Guadeloupe a rappelé l'urgence de la question ultramarine.

Parcours institutionnel

Navette Assemblée — Sénat

  • Première chambre saisie : Assemblée nationale
  • Lectures : 4
  • Durée dépôt → promulgation : 252 jours
  • Commission mixte paritaire : réunie, échec
  • CMP en échec — l'Assemblée a statué en dernier
  • Dossier législatif (senat.fr)

Conseil constitutionnel

7 décembre 2000Censure partielle

La couche institutionnelle est décrite dans Institutions.

Texte officiel consolidé

Vérifié le 13 avril 2026
Identifiant Légifrance
LEGITEXT000005630251_02-07-2004
Publication au JORF
14 décembre 2000
Consulter sur LégifranceSource opposable · PISTE / DILA

Chaîne d'impact

Réforme

LOOM outre-mer

décembre 2000

Aucun effet de bord documenté

Promesse d'origine

« La gauche plurielle s'était engagée à réduire les inégalités entre les DOM et la métropole. »

Source : Accords de la gauche plurielle, 1997

Écart entre promesse et réalisation

L'alignement du RMI est réalisé mais de manière progressive. Les créations d'emplois restent insuffisantes.

Effets mesurés

Effets positifs

1

Effets négatifs

1

Analyses contradictoires

Pour

La LOOM constitue un acte fondateur de l'égalité sociale outre-mer. L'alignement du RMI et le passeport-mobilité répondent aux besoins les plus urgents des populations ultramarines.

analyse de la rédactionArgument formulé par nous, sans source tierce.

Contre

La LOOM reproduit la logique de transferts sociaux et d'assistanat. Les exonérations de charges créent des effets d'aubaine sans développement endogène durable.

Sources

Données disponibles (8/9)
Texte officiel2+ sourcesSource avec lienEffets positifsEffets négatifsAnalyse pourAnalyse contrePromesse tracéeChaînage législatif

Source de vérification : Légifrance — Voir le texte officiel

727 fiches de réforme dans le corpus. Les sources et niveaux de vérification varient selon les fiches. Corrélation ≠ causalité. Méthodologie & sources