MajeureÉvénementSanté & Protection sociale

Plan gouvernemental de rénovation des services d’urgence (2003-2008)

Présenté le 30 septembre 2003, le Plan Urgences vise à réorganiser la chaîne des soins non programmés, de la permanence des soins en amont aux services hospitaliers et aux capacités d’aval.

Rattachement présidentiel : Jacques Chirac
Gouvernement de rattachement : Jean-Pierre Raffarin
Sans promesse préalable

Description

Le 30 septembre 2003, le ministre de la Santé présente un plan global portant sur la permanence des soins et les premiers recours, le fonctionnement des urgences à l’hôpital, puis les soins de suite et le retour à domicile. Le rapport de l’Assemblée nationale décrit le Plan urgences 2003-2008 et relève que la permanence des soins n’est pas mise en œuvre partout efficacement, avec des difficultés de volontariat, de démographie médicale et de pilotage. En réponse au Sénat, le gouvernement annonce 500 millions d’euros sur cinq ans, 10 000 créations de postes et 15 000 lits de soins de suite médicalisés comme objectifs. Ces annonces ne documentent ni les dépenses payées, ni les postes effectivement pourvus, ni les lits ouverts.

Financements documentés

Les montants ci-dessous distinguent crédits, prêts et dépenses, avec leur période et leur statut.Voir les financements par décision.

  • Crédits budgétaires

    500 M €

    Annoncés · 2004-2008 (cinq ans; annonce formulée en septembre 2003)

    Annonce destinée aux services des urgences; aucune dépense payée attestée. Les investissements distincts détaillés dans le discours ne sont pas additionnés.

    Périmètre et limites des chiffres
    • Les 500 M€ sont une annonce, non un paiement; les investissements d’un autre périmètre ne sont pas additionnés.
    • Les 10 000 postes et 15 000 lits sont des objectifs, pas des recrutements pourvus ou capacités ouvertes.
    • Le rapport critique la permanence des soins, sans évaluation causale globale du plan.

    Documentation sourcée, revue éditoriale à compléter.

Contexte

Présenté après la canicule de 2003 et dans un contexte de hausse des passages aux urgences. Le constat parlementaire de difficultés porte sur la permanence des soins et ne mesure pas les effets globaux du plan.

Effets documentés

Aucun effet mesuré n’est renseigné dans cette fiche. Les objectifs et les mesures de mise en œuvre ne suffisent pas à établir un résultat positif ou négatif.

Analyses contradictoires

Pour

Le gouvernement présente une réorganisation de toute la chaîne des urgences et annonce des moyens humains et des capacités de soins de suite.

Contre

La mission d’information de l’Assemblée nationale constate que la permanence des soins n’est pas efficacement mise en œuvre partout et relève un volontariat insuffisant et des disparités territoriales.

Sources

Données disponibles (4/9)
2+ sourcesSource avec lienAnalyse pourAnalyse contreTexte officielEffets positifsEffets négatifsPromesse tracéeChaînage législatif

727 fiches de réforme dans le corpus. Les sources et niveaux de vérification varient selon les fiches. Corrélation ≠ causalité. Méthodologie & sources