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Traité sur la stabilité, la coordination et la gouvernance (TSCG) — Pacte budgétaire européen

Pacte budgétaire européen imposant la « règle d'or » de l'équilibre budgétaire structurel, signé par 25 États membres de l'UE le 2 mars 2012.

Rattachement présidentiel : Nicolas Sarkozy
Gouvernement de rattachement : François Fillon

Initiative politique : non documentée

⚠️ Le rattachement à un président et à un gouvernement situe la décision dans le corpus. Il ne permet pas, à lui seul, d’identifier qui l’a initiée.

Comment l’initiative est-elle établie ?
Sans promesse préalable

Description

Le Traité sur la stabilité, la coordination et la gouvernance dans l'Union économique et monétaire (TSCG), dit « pacte budgétaire » ou « Fiscal Compact », est signé le 2 mars 2012 par 25 des 27 États membres de l'UE (hors Royaume-Uni et République tchèque). Négocié sous l'impulsion du tandem Merkel-Sarkozy (« Merkozy »), il impose aux États signataires d'inscrire dans leur droit interne une « règle d'or » limitant le déficit structurel à 0,5 % du PIB (1 % pour les pays dont la dette est inférieure à 60 % du PIB). Un mécanisme de correction automatique est prévu en cas de dépassement, et la Cour de justice de l'UE peut sanctionner les États qui ne transposent pas la règle. Le TSCG renforce considérablement la discipline budgétaire au sein de la zone euro, tirant les leçons de la crise de la dette grecque. Le candidat Hollande s'engage à le « renégocier » pour y ajouter un volet croissance, mais le ratifiera finalement tel quel en octobre 2012, ajoutant simplement un « pacte de croissance » parallèle. Le traité est critiqué comme une « camisole budgétaire » par la gauche radicale et comme un abandon de souveraineté par les souverainistes.

Contexte

La crise de la zone euro atteint son paroxysme en 2011-2012. Après la Grèce, l'Irlande et le Portugal, l'Italie et l'Espagne sont sous pression des marchés. La perte du triple A français en janvier 2012 ajoute à l'urgence. Merkel exige une discipline budgétaire renforcée en échange de la solidarité financière allemande. Sarkozy, engagé dans sa campagne de réélection, joue la carte européenne et la responsabilité budgétaire.

Texte officiel consolidé

Vérifié le 10 octobre 2026
Identifiant Légifrance
JORFTEXT000026924184
Publication au JORF
08 janvier 2013
Consulter sur LégifranceSource opposable · PISTE / DILA

Chaîne d'impact

Réforme

TSCG / Pacte budgétaire

mars 2012

Effets mesurés

Effets positifs

1

Effets négatifs

2

Effets de bord

1

Analyses contradictoires

Pour

Le TSCG est indispensable pour assurer la pérennité de la zone euro. Sans discipline budgétaire commune, la monnaie unique est condamnée. L'Allemagne ne peut garantir la solidarité financière sans que ses partenaires s'engagent sur la rigueur. Le traité protège les générations futures contre l'endettement irresponsable.

Contre

Le TSCG est un traité d'austérité permanente qui prive les gouvernements démocratiquement élus de leur principal outil de politique économique : le budget. En interdisant le déficit structurel, il rend impossibles les investissements publics massifs nécessaires à la transition écologique et à la relance de la croissance.

Think tank10 NON au Pacte budgétaire agent en recherche(gauche)

Sources

Données disponibles (8/9)
Texte officiel2+ sourcesSource avec lienEffets positifsEffets négatifsAnalyse pourAnalyse contrePromesse tracéeChaînage législatif

Source de vérification : EUR-Lex

727 fiches de réforme dans le corpus. Les sources et niveaux de vérification varient selon les fiches. Corrélation ≠ causalité. Méthodologie & sources