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Loi Copé-Zimmermann relative à la représentation équilibrée des femmes et des hommes dans les conseils d'administration

Obligation d'atteindre 40 % de femmes dans les conseils d'administration des grandes entreprises sous six ans, révolutionnant la gouvernance.

Rattachement présidentiel : Nicolas Sarkozy
Gouvernement de rattachement : François Fillon

Initiative politique : parlementaire

Acteurs et rôles documentés : Marie-Jo Zimmermann, députée et présidente de la délégation aux droits des femmes, Jean-François Copé, député et président du groupe UMP.

Le discours du président de l’Assemblée retrace l’engagement personnel de Zimmermann, mené avec le président du groupe majoritaire, et le travail constitutionnel préalable de 2008. La loi de quotas de 2011 résulte de cette démarche parlementaire.

Attribution revue le 2026-10-12.

Comment l’initiative est-elle établie ?
Dépassée

Description

La loi n° 2011-103 du 27 janvier 2011 impose aux sociétés cotées et aux entreprises de plus de 500 salariés (puis 250 à partir de 2020) d'atteindre un minimum de 40 % de chaque sexe dans leur conseil d'administration sous six ans, avec un palier intermédiaire de 20 % à trois ans. En cas de non-respect, les nominations non conformes sont frappées de nullité et les jetons de présence peuvent être suspendus. Portée par Jean-François Copé et Marie-Jo Zimmermann, cette loi pionnière en Europe fait de la France un modèle international en matière de féminisation des instances dirigeantes. Avant la loi, les femmes ne représentaient que 10,5 % des administrateurs des sociétés du CAC 40. La loi a été critiquée par certains milieux patronaux comme une atteinte à la liberté de gestion, tandis que les féministes saluaient une avancée historique tout en regrettant qu'elle ne concerne pas les comités exécutifs. La France deviendra le premier pays européen à atteindre la parité dans les conseils d'administration des grandes entreprises cotées, dépassant même l'objectif de 40 % dès 2020.

Contexte

En 2010, la France est en retard sur la féminisation des instances dirigeantes. La Norvège a imposé des quotas dès 2003 avec succès. Le débat sur l'égalité professionnelle hommes-femmes s'intensifie. Sarkozy, qui s'est engagé sur la parité, soutient cette initiative parlementaire transpartisane.

Parcours institutionnel

Navette Assemblée — Sénat

  • Première chambre saisie : Assemblée nationale
  • Lectures : 3
  • Durée dépôt → promulgation : 420 jours
  • Commission mixte paritaire : non réunie
  • Accord des chambres en navette simple
  • Dossier législatif (senat.fr)

La couche institutionnelle est décrite dans Institutions.

Texte officiel consolidé

Vérifié le 13 avril 2026
Identifiant Légifrance
LEGITEXT000023489685_29-01-2011
Publication au JORF
29 janvier 2011
Consulter sur LégifranceSource opposable · PISTE / DILA

Chaîne d'impact

Réforme

Loi Copé-Zimmermann parité CA

janvier 2011

Chaînage législatif

2021extension

La loi Rixain étend l'obligation de quotas aux instances dirigeantes (Comex/Codir) des entreprises de plus de 1 000 salariés

→ (fiche non identifiée)

Promesse d'origine

« Favoriser l'accès des femmes aux responsabilités dans l'entreprise et dans la vie publique »

Source : Programme présidentiel de Nicolas Sarkozy, 2007

Écart entre promesse et réalisation

La promesse était formulée en termes généraux. La loi va plus loin que prévu en instaurant des quotas contraignants, ce qui n'était pas explicitement annoncé.

Effets mesurés

Effets positifs

2
  • La part des femmes dans les conseils d'administration des sociétés du CAC 40 passe de 10,5 % en 2009 à 45,2 % en 2021, faisant de la France le leader mondial

    Part des femmes dans les CA du CAC 40
    10.5 %45.2 %
    Fiabilité hauteMesure : 2021-12-31Haut Conseil à l'Égalité — La parité dans les conseils d'administration, bilan 2021 agent en recherche
  • Effet d'entraînement international : la loi inspire des législations similaires en Allemagne (2015), Italie (2011), Belgique (2011) et une directive européenne (2022)

    Fiabilité hauteMesure : 2022-11-22Directive (UE) 2022/2381 du Parlement européen et du Conseil du 23 novembre 2022 relative à un meilleur équilibre entre les femmes et les hommes parmi les administrateurs des sociétés cotées et à des mesures connexes agent en recherche

Effets négatifs

1

Effets de bord

1

Analyses contradictoires

Pour

La loi Copé-Zimmermann a prouvé que les quotas fonctionnent : sans contrainte légale, le plafond de verre aurait persisté des décennies. La France est devenue un modèle mondial de féminisation des instances dirigeantes, démontrant qu'excellence et diversité sont compatibles. [Données factuelles : La part des femmes dans les conseils d'administration des sociétés du CAC 40 passe de 10,5 % en 2009 à 45,2 % en 2021, faisant de la France le leader mondial : 10.5 → 45.2 %.]

Source officielleHaut Conseil à l'Égalité — 10 ans de la loi Copé-Zimmermann : un succès français agent en recherche

Contre

Les quotas sont une mesure cosmétique qui masque les vraies inégalités. Ils ne concernent qu'une élite restreinte d'administratrices et n'ont aucun effet sur les écarts de salaire, le temps partiel subi ou la précarité des femmes dans l'ensemble de l'économie. [Données factuelles : La loi ne concerne que les conseils d'administration et de surveillance, pas les comités exécutifs (Comex) où les femmes restent sous-représentées (environ 22 % en 2021) : 8 → 22 %.]

analyse de la rédactionArgument formulé par nous, sans source tierce.

Chaînage législatif

Modifiée par

  • extension
    ref-borne1-rixain (fiche non identifiée)

    La loi Rixain étend l'obligation de quotas aux instances dirigeantes (Comex/Codir) des entreprises de plus de 1 000 salariés

Sources

Données disponibles (9/9)
Texte officiel2+ sourcesSource avec lienEffets positifsEffets négatifsAnalyse pourAnalyse contrePromesse tracéeChaînage législatif

Source de vérification : Légifrance — Voir le texte officiel

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