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Intervention militaire en Libye — Opération Harmattan (résolution 1973 de l'ONU)

Engagement militaire français en première ligne contre les forces de Kadhafi, menant à la chute du régime libyen après huit mois de bombardements.

Rattachement présidentiel : Nicolas Sarkozy
Gouvernement de rattachement : François Fillon

Initiative politique : présidentielle

Acteurs et rôles documentés : Nicolas Sarkozy, président de la République, Alain Juppé, ministre des Affaires étrangères, Gérard Longuet, ministre de la Défense.

Sarkozy revendique sa décision d’envoyer l’aviation française au-dessus de la Libye. L’intervention se déroule dans une coalition sous mandat des Nations unies.

Attribution revue le 2026-10-12.

Comment l’initiative est-elle établie ?
Sans promesse préalable

Description

Le 19 mars 2011, la France est le premier pays à engager des frappes aériennes contre les forces de Mouammar Kadhafi en Libye, dans le cadre de la résolution 1973 du Conseil de sécurité de l'ONU autorisant « toutes les mesures nécessaires » pour protéger les populations civiles. L'opération Harmattan mobilise l'armée de l'air (Rafale, Mirage 2000), la marine (porte-avions Charles de Gaulle) et les forces spéciales pendant huit mois. Nicolas Sarkozy, aux côtés de David Cameron, est le principal artisan diplomatique de cette intervention, obtenant le feu vert du Conseil de sécurité avec l'abstention (et non le veto) de la Russie et de la Chine. L'opération dépasse rapidement le mandat de protection civile pour devenir un soutien actif aux rebelles et un objectif de changement de régime. Kadhafi est tué le 20 octobre 2011. La France a effectué plus de 5 600 sorties aériennes et tiré environ 950 munitions guidées. Le coût de l'opération est estimé à 350 millions d'euros. Si l'intervention est saluée comme un succès militaire, ses conséquences à long terme — chaos libyen, prolifération d'armes au Sahel, crise migratoire — seront sévèrement critiquées.

Contexte

Le « Printemps arabe » secoue le monde arabe depuis janvier 2011. En Libye, la répression de Kadhafi menace de tourner au massacre à Benghazi. La France, critiquée pour sa proximité initiale avec les dictateurs tunisien et égyptien, veut se positionner du bon côté de l'histoire. Le philosophe Bernard-Henri Lévy joue un rôle controversé d'intermédiaire avec les rebelles.

Texte officiel consolidé

Vérifié le 10 octobre 2026
Identifiant Légifrance
JORFTEXT000024881301
Publication au JORF
19 mars 2011
Consulter sur LégifranceSource opposable · PISTE / DILA

Chaîne d'impact

Réforme

Intervention en Libye

mars 2011

Effets mesurés

Effets positifs

2

Effets négatifs

2
  • La Libye sombre dans le chaos après la chute de Kadhafi : guerre civile, deux gouvernements rivaux, présence de Daech, et effondrement de l'État

    Fiabilité hauteMesure : 2015-01-01International Crisis Group — Libya: Getting Geneva Right agent en recherche
  • Dispersion des arsenaux libyens vers le Sahel, alimentant les groupes terroristes (AQMI, Boko Haram) et déstabilisant le Mali, conduisant à l'opération Serval en 2013

    Fiabilité hauteMesure : 2013-01-01Final report of the Panel of Experts on Libya established pursuant to resolution 1973 (2011) agent en recherche

Effets de bord

2

Analyses contradictoires

Pour

La France a agi conformément au droit international et à sa responsabilité de protéger. Sans intervention, Kadhafi aurait commis un massacre à Benghazi. L'opération démontre que la communauté internationale peut agir rapidement pour protéger des civils.

Contre

L'intervention en Libye est l'archétype de l'aventurisme militaire irresponsable. Lancée sans plan pour l'après-Kadhafi, elle a transformé un pays stable en État failli, exporté le chaos au Sahel et ouvert les vannes de la migration illégale vers l'Europe. Le remède s'est avéré pire que le mal.

Source académiqueHubert Védrine — Comptes à rebours (2013-2018) — Fayard, 2018 · ISBN 9782213709413 référence bibliographique(centre-gauche)

Sources

Données disponibles (7/9)
Texte officielSource avec lienEffets positifsEffets négatifsAnalyse pourAnalyse contrePromesse tracée2+ sourcesChaînage législatif

Source de vérification : Légifrance — Voir le texte officiel

727 fiches de réforme dans le corpus. Les sources et niveaux de vérification varient selon les fiches. Corrélation ≠ causalité. Méthodologie & sources