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Loi LOPPSI 2 — Loi d'orientation et de programmation pour la performance de la sécurité intérieure

Loi de programmation sécuritaire renforçant la vidéosurveillance, le fichage, la cybercriminalité et les peines planchers pour multirécidivistes.

Rattachement présidentiel : Nicolas Sarkozy
Gouvernement de rattachement : François Fillon

Initiative politique : présidentielle

Acteurs et rôles documentés : Nicolas Sarkozy — président, commande de la nouvelle loi, Michèle Alliot-Marie — ministre de l’Intérieur, préparation initiale, Brice Hortefeux — ministre de l’Intérieur, enrichissement du projet, Éric Ciotti — député rapporteur, apports parlementaires.

Le président commande une nouvelle programmation de sécurité intérieure à Alliot-Marie. Le rapporteur relie expressément cette demande à la LOPPSI II présentée en mai 2009, puis enrichie par Hortefeux et le Parlement avant la loi de 2011. Ces enrichissements gardent leurs rôles propres.

Attribution revue le 2026-10-12.

Comment l’initiative est-elle établie ?
Partiellement tenue

Description

La loi n° 2011-267 du 14 mars 2011, dite LOPPSI 2, est la seconde loi d'orientation sur la sécurité intérieure du quinquennat Sarkozy. Elle programme 2,5 milliards d'euros d'investissements sur cinq ans et comprend des dispositions majeures : triplement du nombre de caméras de vidéosurveillance (de 20 000 à 60 000 sur la voie publique), création d'un délit d'usurpation d'identité en ligne, extension du fichier national des empreintes génétiques (FNAEG), renforcement des moyens de lutte contre la cybercriminalité avec possibilité de captation de données à distance, aggravation des peines pour cambriolage, couvre-feu pour mineurs de 13 ans non accompagnés, et évacuation forcée de campements illicites (visant notamment les campements roms). Le Conseil constitutionnel censure 13 articles, dont le dispositif de blocage administratif de sites internet sans contrôle judiciaire et les peines planchers pour les primo-délinquants mineurs. La loi est vivement critiquée par les associations de défense des libertés qui dénoncent une « société de surveillance ».

Contexte

Le quinquennat Sarkozy est marqué par une politique sécuritaire volontariste. Le discours de Grenoble (juillet 2010) a durci le ton sur la délinquance et l'immigration. La LOPPSI 2 était en discussion parlementaire depuis 2009 mais n'est promulguée qu'en mars 2011 après un parcours législatif complexe et des censures constitutionnelles.

Parcours institutionnel

Navette Assemblée — Sénat

  • Première chambre saisie : Assemblée nationale
  • Lectures : 4
  • Durée dépôt → promulgation : 656 jours
  • Commission mixte paritaire : réunie, accord
  • Accord en commission mixte paritaire
  • Dossier législatif (senat.fr)

Conseil constitutionnel

Saisine : 60 députés · 60 sénateurs

Décision n° 2011-625 DC10 mars 2011Censure partielle

La couche institutionnelle est décrite dans Institutions.

Texte officiel consolidé

Vérifié le 13 avril 2026
Identifiant Légifrance
LEGITEXT000023708752_01-01-2029
Publication au JORF
16 mars 2011
Consulter sur LégifranceSource opposable · PISTE / DILA

Chaîne d'impact

Réforme

LOPPSI 2

mars 2011

Promesse d'origine

« Poursuivre la modernisation des forces de sécurité et développer la vidéoprotection sur l'ensemble du territoire »

Source : Programme présidentiel de Nicolas Sarkozy, 2007

Écart entre promesse et réalisation

La loi va au-delà de la simple modernisation technique en introduisant des mesures controversées sur les fichiers, la cybersurveillance et l'évacuation des campements, qui n'étaient pas explicitement promises.

Effets mesurés

Effets positifs

2

Effets négatifs

2
  • 13 articles censurés par le Conseil constitutionnel, révélant des atteintes aux libertés fondamentales dans le texte initial

    Articles censurés par le Conseil constitutionnel
    0 articles censurés13 articles censurés
    Fiabilité hauteMesure : 2011-03-10Conseil constitutionnel — Décision n° 2011-625 DC du 10 mars 2011 — Loi d'orientation et de programmation pour la performance de la sécurité intérieure [LOPPSI 2] agent en recherche
  • L'efficacité de la vidéosurveillance sur la délinquance reste non prouvée selon la Cour des comptes, qui relève un rapport coût/efficacité insatisfaisant

    Fiabilité hauteMesure : 2011-07-01Cour des comptes — L'organisation et la gestion des forces de sécurité publique — Rapport public thématique agent en recherche

Effets de bord

1
  • Les dispositions sur les campements illicites, visant implicitement les Roms, provoquent des tensions diplomatiques avec la Roumanie et des critiques de la Commission européenne

    Fiabilité hauteMesure : 2011-09-01Viviane Reding, vice-présidente de la Commission européenne — Déclaration sur l'évolution de la situation concernant les Roms agent en recherche

Analyses contradictoires

Pour

La LOPPSI 2 donne enfin aux forces de l'ordre les moyens technologiques du XXIe siècle. La vidéoprotection a prouvé son efficacité dans la résolution d'enquêtes et la lutte contre la cybercriminalité est devenue un impératif face à l'explosion de la délinquance numérique.

analyse de la rédactionArgument formulé par nous, sans source tierce.

Contre

La LOPPSI 2 instaure une société de surveillance généralisée sous couvert de sécurité. Le fichage massif, la vidéosurveillance omniprésente et la captation de données à distance constituent des atteintes disproportionnées aux libertés individuelles, comme l'a partiellement reconnu le Conseil constitutionnel. [Données factuelles : 13 articles censurés par le Conseil constitutionnel, révélant des atteintes aux libertés fondamentales dans le texte initial : 0 → 13 articles censurés.]

Sources

Données disponibles (8/9)
Texte officiel2+ sourcesSource avec lienEffets positifsEffets négatifsAnalyse pourAnalyse contrePromesse tracéeChaînage législatif

Source de vérification : Légifrance — Voir le texte officiel

727 fiches de réforme dans le corpus. Les sources et niveaux de vérification varient selon les fiches. Corrélation ≠ causalité. Méthodologie & sources