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Adoption du nouveau Code pénal

Refonte complète du Code pénal napoléonien de 1810, modernisant l'ensemble du droit pénal français avec entrée en vigueur en 1994.

Rattachement présidentiel : François Mitterrand
Gouvernement de rattachement : Pierre Bérégovoy

Initiative politique : gouvernementale

Acteurs et rôles documentés : Jean Lecanuet, garde des Sceaux, ministre de la Justice (1974–1976), Maurice Aydalot, premier président de la Cour de cassation et premier président de la commission de révision du Code pénal (1974–1976), Robert Badinter, garde des Sceaux, ministre de la Justice (1981–1986), président de la commission de révision à partir de 1981, Michel Vauzelle, garde des Sceaux, ministre de la Justice (1992–1993), porteur de l’achèvement parlementaire.

Le communiqué du Conseil des ministres d’octobre 1974 présente la création de la commission de révision sur proposition de Lecanuet ; Giscard d’Estaing la soutient et l’institue. Après la première rédaction, Badinter reprend le chantier et préside lui-même la commission de 1981 à 1985. Vauzelle explique que cet avant-projet contient déjà les orientations des quatre livres adoptés en 1992.

Attribution revue le 2026-10-12.

Comment l’initiative est-elle établie ?
Sans promesse préalable

Description

La loi n° 92-683 du 22 juillet 1992 portant réforme des dispositions générales du nouveau Code pénal constitue l'aboutissement de vingt ans de travaux entamés sous Giscard en 1974. Le nouveau Code pénal remplace le Code napoléonien de 1810, devenu obsolète et illisible après des décennies de modifications successives. Quatre lois sont adoptées le même jour, couvrant les dispositions générales, les crimes et délits contre les personnes, les crimes et délits contre les biens, et les crimes et délits contre la nation et la paix publique. Le nouveau Code consacre des avancées majeures : la responsabilité pénale des personnes morales, l'introduction du crime contre l'humanité comme catégorie autonome, la dépénalisation de l'homosexualité (déjà effective depuis 1982), la modernisation de la légitime défense et la refonte complète de l'échelle des peines. La peine de mort, abolie en 1981, en est définitivement exclue. Le harcèlement sexuel devient un délit. L'entrée en vigueur est fixée au 1er mars 1994 pour laisser le temps aux praticiens de s'adapter. Robert Badinter, auteur initial du projet au Sénat, et Michel Vauzelle, garde des Sceaux, portent conjointement cette réforme historique.

Contexte

Le Code pénal de 1810 a été modifié des centaines de fois mais jamais refondu. Le projet de réforme remonte à une commission créée en 1974 sous Giscard. Les travaux ont été poursuivis sous Mitterrand avec Robert Badinter comme garde des Sceaux puis président du Conseil constitutionnel. Le gouvernement Bérégovoy achève le processus législatif.

Parcours institutionnel

Navette Assemblée — Sénat

  • Première chambre saisie : Sénat
  • Lectures : 4
  • Durée dépôt → promulgation : 2344 jours
  • Commission mixte paritaire : réunie, accord
  • Accord en commission mixte paritaire
  • Dossier législatif (senat.fr)

La couche institutionnelle est décrite dans Institutions.

Texte officiel consolidé

Vérifié le 13 avril 2026
Identifiant Légifrance
LEGITEXT000006079509_01-03-1994
Publication au JORF
01 mars 1994
Consulter sur LégifranceSource opposable · PISTE / DILA

Chaîne d'impact

Réforme

Nouveau Code pénal

juillet 1992

Effets mesurés

Effets positifs

3

Effets négatifs

2

Effets de bord

1

Analyses contradictoires

Pour

Le nouveau Code pénal modernise un droit pénal napoléonien devenu archaïque et illisible. Il consacre les droits fondamentaux, intègre les évolutions sociétales (dépénalisation de l'homosexualité, crimes contre l'humanité) et rend le droit pénal plus accessible aux citoyens. La responsabilité pénale des personnes morales comble une lacune majeure.

Contre

Le nouveau Code pénal sacrifie la rigueur juridique à l'air du temps. Certaines incriminations sont trop vagues et menacent la sécurité juridique. L'abandon de la distinction entre crime et délit correctionnel au profit d'un classement thématique complique la lisibilité. Le code est adopté en fin de législature par une majorité en sursis.

Sources

Données disponibles (8/9)
Texte officiel2+ sourcesSource avec lienEffets positifsEffets négatifsAnalyse pourAnalyse contrePromesse tracéeChaînage législatif

Source de vérification : Légifrance — Voir le texte officiel

727 fiches de réforme dans le corpus. Les sources et niveaux de vérification varient selon les fiches. Corrélation ≠ causalité. Méthodologie & sources