SignificativeDécretTransport & Aménagement

Loi relative aux transports intérieurs — Schéma national des liaisons ferroviaires à grande vitesse

Approbation du schéma directeur national des lignes ferroviaires à grande vitesse, planifiant le réseau TGV à l'horizon 2015.

Rattachement présidentiel : François Mitterrand
Gouvernement de rattachement : Pierre Bérégovoy

Initiative politique : non documentée

⚠️ Le rattachement à un président et à un gouvernement situe la décision dans le corpus. Il ne permet pas, à lui seul, d’identifier qui l’a initiée.

Comment l’initiative est-elle établie ?
Sans promesse préalable

Description

Le 14 avril 1992, le gouvernement Bérégovoy approuve par décret le schéma directeur national des liaisons ferroviaires à grande vitesse, prévu par la loi d'orientation des transports intérieurs (LOTI) de 1982. Ce schéma planifie le développement du réseau TGV à l'horizon 2010-2015, avec environ 4 700 km de lignes nouvelles à grande vitesse. Il prévoit notamment le TGV Est (Paris-Strasbourg), le TGV Rhin-Rhône, le prolongement du TGV Méditerranée, la LGV Sud-Ouest (Paris-Bordeaux-Toulouse), et plusieurs interconnexions. Le coût total est estimé à plus de 200 milliards de francs. Le schéma s'inscrit dans la vision mitterrandienne des grands travaux d'infrastructure et dans la perspective du marché unique européen. Le ministre des Transports Jean-Louis Bianco défend un maillage du territoire national en étoile autour de Paris mais aussi en transversales. En pratique, la réalisation sera bien plus lente que prévue : le TGV Est n'ouvrira qu'en 2007, le TGV Rhin-Rhône en 2011, et certaines lignes du schéma ne seront toujours pas réalisées trente ans plus tard.

Contexte

Le succès du TGV Sud-Est (1981) puis du TGV Atlantique (1989) démontre la pertinence de la grande vitesse ferroviaire. L'ouverture du tunnel sous la Manche (prévue pour 1994) et la perspective du marché unique européen renforcent la nécessité d'un réseau ferroviaire à grande vitesse performant. La SNCF est encore un monopole public.

Texte officiel consolidé

Vérifié le 13 avril 2026
Identifiant Légifrance
LEGITEXT000006078995_02-04-1992
Publication au JORF
02 avril 1992
Consulter sur LégifranceSource opposable · PISTE / DILA

Chaîne d'impact

Réforme

Schéma directeur TGV

avril 1992

Schéma récurrent — 7 tentatives

Des réformes similaires ont été tentées à d'autres époques

Effets mesurés

Effets positifs

2

Effets négatifs

2
  • Schéma très ambitieux dont le coût total (200+ milliards de francs) excède les capacités de financement, entraînant des retards considérables dans la réalisation

    Fiabilité hauteMesure : 2010-01-01Cour des comptes — La grande vitesse ferroviaire : un modèle porté au-delà de sa pertinence agent en recherche
  • Concentration des investissements sur la grande vitesse au détriment des lignes classiques et du réseau de proximité, dont l'état se dégrade

    Fiabilité hauteMesure : 2005-01-01Robert Rivier, Yves Putallaz (EPFL-LITEP), pour RFF et SNCF — Audit sur l'état du réseau ferré national français agent en recherche

Effets de bord

1
  • Le schéma directeur crée des attentes dans toutes les régions concernées, générant des décennies de lobbying politique pour accélérer la réalisation « de leur » LGV

    Fiabilité hauteMesure : 2010-01-01Hervé Mariton — Rapport d'information relatif au schéma national d'infrastructures de transport (n° 3450) agent en recherche

Analyses contradictoires

Pour

Le schéma directeur TGV est un acte visionnaire d'aménagement du territoire. La grande vitesse ferroviaire est une réussite française reconnue dans le monde entier. Il faut planifier le maillage du territoire en TGV pour désencenclaver les régions, rapprocher les métropoles et offrir une alternative à l'avion sur les distances moyennes.

Source officielleSchéma directeur national des liaisons ferroviaires à grande vitesse (approuvé par décret n° 92-355 du 1er avril 1992, avec rapport de présentation annexé) agent en recherche(centre-gauche)

Contre

Le schéma directeur est une liste de promesses irréalisables dont le coût total dépasse largement les capacités de financement de l'État et de la SNCF. En concentrant tous les investissements sur la grande vitesse, on abandonne le réseau classique et les trains du quotidien. Ce schéma favorise les métropoles connectées au détriment des territoires ruraux.

analyse de la rédactionArgument formulé par nous, sans source tierce.

Sources

Données disponibles (8/9)
Texte officiel2+ sourcesSource avec lienEffets positifsEffets négatifsAnalyse pourAnalyse contrePromesse tracéeChaînage législatif

Source de vérification : Légifrance — Voir le texte officiel

727 fiches de réforme dans le corpus. Les sources et niveaux de vérification varient selon les fiches. Corrélation ≠ causalité. Méthodologie & sources