MajeureLoiTransport & Aménagement

Loi d'Orientation des Mobilités (LOM) — cadre pour la mobilité durable et fin du tout-voiture

Loi d'orientation fixant l'objectif de fin des ventes de véhicules thermiques en 2040, créant le forfait mobilités durables et régulant VTC et trottinettes.

Rattachement présidentiel : Emmanuel Macron
Gouvernement de rattachement : Édouard Philippe

Initiative politique : gouvernementale

Acteurs et rôles documentés : Élisabeth Borne, ministre chargée des Transports, Édouard Philippe, Premier ministre.

Borne lance les Assises de la mobilité en 2017 pour préparer la LOM. Le gouvernement fixe une méthode de concertation et une pause dans les grands projets afin de privilégier les transports quotidiens.

Attribution revue le 2026-10-12.

Comment l’initiative est-elle établie ?
Partiellement tenue

Description

La loi n° 2019-1428 du 24 décembre 2019 d'orientation des mobilités (LOM) est le premier texte de loi dédié aux mobilités depuis la loi d'orientation des transports intérieurs (LOTI) de 1982. Elle ambitionne de transformer en profondeur les déplacements quotidiens des Français, en particulier dans les territoires mal desservis par les transports en commun. La loi fixe l'objectif de fin des ventes de voitures à énergie fossile en 2040 et inscrit l'objectif de neutralité carbone des transports terrestres d'ici 2050. Elle crée le forfait mobilités durables permettant aux employeurs de prendre en charge jusqu'à 400 euros par an les frais de déplacement domicile-travail en vélo, covoiturage ou transports en commun.

Contexte

Le mouvement des Gilets jaunes (novembre 2018) a mis en lumière la dépendance à la voiture individuelle et le sentiment d'abandon des territoires péri-urbains et ruraux. La taxe carbone a été le déclencheur de la crise. Les Assises nationales de la mobilité (2017) avaient identifié les lacunes du système de transport. La France est en retard sur ses objectifs climatiques dans le secteur des transports, premier secteur émetteur de CO2.

Vote à l’Assemblée nationale

Scrutin n° 2308 · 19 novembre 2019 · 15e législature

l'ensemble du projet de loi d'orientation des mobilités (lecture définitive)

Adopté
116
Pour
49
Contre
9
Abstentions

174 votants · 1 non-votants

Répartition par groupe (top 5)

  • PO7599000 / 0 / 6
  • PO7309340 / 0 / 3

Pour / Contre / Abstention

Voir le scrutin nominatif sur assemblee-nationale.fr

Parcours institutionnel

Navette Assemblée — Sénat

  • Première chambre saisie : Sénat
  • Lectures : 4
  • Durée dépôt → promulgation : 393 jours
  • Commission mixte paritaire : réunie, échec
  • CMP en échec — l'Assemblée a statué en dernier
  • Dossier législatif (senat.fr)

Conseil constitutionnel

Saisine : 60 députés · 60 sénateurs

20 décembre 2019Censure partielle

La couche institutionnelle est décrite dans Institutions.

Texte officiel consolidé

Vérifié le 13 avril 2026
Identifiant Légifrance
LEGITEXT000039668602_23-02-2022
Publication au JORF
27 décembre 2019
Consulter sur LégifranceSource opposable · PISTE / DILA

Chaîne d'impact

Réforme

Loi LOM mobilités

décembre 2019

Promesse d'origine

« Macron avait promis de réformer les mobilités et de développer les alternatives à la voiture individuelle »

Source : Programme d'Emmanuel Macron, 2017

Écart entre promesse et réalisation

La loi répond partiellement aux engagements mais les moyens financiers restent en-deçà des ambitions affichées.

Effets mesurés

Effets positifs

1

Effets négatifs

1
  • Sous-financement chronique : les 13,4 milliards annoncés restent insuffisants face aux besoins estimés à 28 milliards par le COI (Conseil d'orientation des infrastructures)

    Fiabilité hauteMesure : 2020-12-31Conseil d'orientation des infrastructures (présidence Philippe Duron ; rapporteurs Mélanie Mégraud, Dominique Ritz ; rapporteur général Pierre-Alain Roche) — Mobilités du quotidien : répondre aux urgences et préparer l'avenir agent en recherche

Effets de bord

1
  • Le forfait mobilités durables a encouragé le développement du vélo domicile-travail, avec une hausse de 28 % de la pratique cyclable entre 2019 et 2022 selon Vélo & Territoires

    Fiabilité moyenneMesure : 2022-12-31Fréquentations vélo en France 2022 — Bulletin n°7 agent en recherche

Analyses contradictoires

Pour

La LOM est la première loi à traiter la mobilité comme un droit pour tous les Français, y compris ceux des zones rurales et périurbaines. En fixant la fin du thermique en 2040 et en développant les alternatives, elle engage la transition écologique des transports tout en répondant au sentiment d'abandon territorial exprimé par les Gilets jaunes.

Source officielleÉlisabeth Borne, ministre chargée des transports — Déclaration de Mme Elisabeth Borne, ministre des transports, sur les grandes priorités du projet de loi d'orientation des mobilités (LOM), à l'Assemblée nationale le 14 mai 2019 agent en recherche

Contre

La LOM est un catalogue de bonnes intentions sous-financé. L'objectif de fin du thermique en 2040 n'est assorti d'aucune contrainte réelle et repose sur le volontarisme des constructeurs. Les 13,4 milliards sont notoirement insuffisants et les zones blanches de mobilité persisteront faute de moyens structurels. La loi ne s'attaque pas à la cause profonde : l'aménagement du territoire centré sur la voiture.

MédiaPosition de FNAUT, exposée dans « LOM : du Sénat à l'Assemblée, les avancées attendues par la FNAUT » agent en recherche

Sources

Données disponibles (8/9)
Texte officiel2+ sourcesSource avec lienEffets positifsEffets négatifsAnalyse pourAnalyse contrePromesse tracéeChaînage législatif

Source de vérification : Légifrance — Voir le texte officiel

727 fiches de réforme dans le corpus. Les sources et niveaux de vérification varient selon les fiches. Corrélation ≠ causalité. Méthodologie & sources