MajeureLoiEnvironnement & Énergie

ZFE-m — Zones à faibles émissions mobilité

Obligation de créer des zones à faibles émissions dans les agglomérations dépassant les normes de qualité de l'air, restreignant la circulation des véhicules polluants.

Rattachement présidentiel : Emmanuel Macron
Gouvernement de rattachement : Édouard Philippe

Initiative politique : gouvernementale

Acteurs et rôles documentés : Élisabeth Borne, ministre chargée des Transports, proposition d’engagement ZFE en juillet 2018, François de Rugy, ministre de la Transition écologique, programme avec les territoires, Collectivités territoriales, engagements et choix locaux de déploiement.

Borne propose l’engagement ZFE en juillet 2018, repris dans la LOM. L’extension aux plus de 150 000 habitants relève de 2021.

Attribution revue le 2026-10-12.

Comment l’initiative est-elle établie ?
Partiellement tenue

Description

La loi d'orientation des mobilités (LOM) du 24 décembre 2019 renforce le cadre des zones à faibles émissions mobilité (ZFE-m), notamment dans les territoires dépassant les normes de qualité de l'air. L'extension à toutes les agglomérations de plus de 150 000 habitants, avant le 31 décembre 2024, résulte de l'article 119 de la loi Climat et résilience du 22 août 2021. Ces zones, identifiées par les vignettes Crit'Air, interdisent progressivement la circulation des véhicules les plus polluants. La métropole du Grand Paris, Lyon et Marseille sont les premières à mettre en place des ZFE-m. La loi Climat et résilience de 2021 renforce le dispositif en le rendant obligatoire pour 43 agglomérations de plus de 150 000 habitants, avec un calendrier d'interdiction progressif : Crit'Air 5 en 2023, Crit'Air 4 en 2024, Crit'Air 3 en 2025 pour les zones dépassant les normes. Cependant, la mise en œuvre se heurte à de fortes résistances : les ménages modestes ne pouvant pas remplacer leur véhicule ancien dénoncent une mesure anti-sociale, les élus locaux craignent les conséquences électorales, et le contrôle reste difficile en l'absence de radar automatique. Plusieurs agglomérations obtiennent des reports ou des assouplissements.

Contexte

La pollution de l'air cause 48 000 décès prématurés par an en France selon Santé publique France. La France est sous le coup de condamnations européennes pour dépassement des normes de qualité de l'air dans plusieurs agglomérations. Les ZFE sont inspirées des « low emission zones » existant dans 250 villes européennes.

Vote à l’Assemblée nationale

Scrutin n° 2308 · 19 novembre 2019 · 15e législature

l'ensemble du projet de loi d'orientation des mobilités (lecture définitive)

Adopté
116
Pour
49
Contre
9
Abstentions

174 votants · 1 non-votants

Répartition par groupe (top 5)

  • PO7599000 / 0 / 6
  • PO7309340 / 0 / 3

Pour / Contre / Abstention

Voir le scrutin nominatif sur assemblee-nationale.fr

Parcours institutionnel

Navette Assemblée — Sénat

  • Première chambre saisie : Sénat
  • Lectures : 4
  • Durée dépôt → promulgation : 393 jours
  • Commission mixte paritaire : réunie, échec
  • CMP en échec — l'Assemblée a statué en dernier
  • Dossier législatif (senat.fr)

Conseil constitutionnel

Saisine : 60 députés · 60 sénateurs

20 décembre 2019Censure partielle

La couche institutionnelle est décrite dans Institutions.

Texte officiel consolidé

Vérifié le 13 avril 2026
Identifiant Légifrance
LEGITEXT000039668602_23-02-2022
Publication au JORF
27 décembre 2019
Consulter sur LégifranceSource opposable · PISTE / DILA

Chaîne d'impact

Réforme

ZFE-m (zones faibles émissions)

décembre 2019

Promesse d'origine

« Lutter contre la pollution de l'air en créant des zones à faibles émissions. »

Source : Plan climat du gouvernement, 2017

Écart entre promesse et réalisation

Le calendrier d'application est plus ambitieux qu'initialement prévu mais les reports et assouplissements en limitent la portée.

Effets mesurés

Effets positifs

1

Effets négatifs

1
  • Impact social disproportionné sur les ménages modestes possédant des véhicules anciens, créant une fracture territoriale et sociale

    Fiabilité hauteMesure : 2023-01-01Philippe Tabarot (rapporteur de la mission d'information « flash ») — Rapport d'information fait au nom de la commission de l'aménagement du territoire et du développement durable relatif aux zones à faibles émissions mobilité (ZFE-m) agent en recherche

Effets de bord

1

Analyses contradictoires

Pour

Les ZFE sont un outil indispensable pour réduire la pollution de l'air qui tue 48 000 personnes par an en France. Les villes européennes qui les ont mises en place (Londres, Berlin, Amsterdam) ont obtenu des résultats significatifs sur la qualité de l'air.

Source officielleSanté publique France — Pollution de l'air ambiant : nouvelles estimations de son impact sur la santé des Français agent en recherche

Contre

Les ZFE sont une mesure punitive qui pénalise les ménages modestes et les habitants des périphéries, sans offrir d'alternatives de transport suffisantes. C'est une écologie punitive qui aggrave les fractures sociales et territoriales, similaire à la taxe carbone qui a déclenché les Gilets jaunes.

Sources

Données disponibles (8/9)
Texte officiel2+ sourcesSource avec lienEffets positifsEffets négatifsAnalyse pourAnalyse contrePromesse tracéeChaînage législatif

Source de vérification : Légifrance — Voir le texte officiel

727 fiches de réforme dans le corpus. Les sources et niveaux de vérification varient selon les fiches. Corrélation ≠ causalité. Méthodologie & sources