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Accélération du programme nucléaire civil : plan de 1977

Accélération massive du programme nucléaire civil avec la commande de 6 à 7 tranches par an pour réduire la dépendance pétrolière de la France.

Rattachement présidentiel : Valéry Giscard d'Estaing
Gouvernement de rattachement : Raymond Barre

Initiative politique : non documentée

⚠️ Le rattachement à un président et à un gouvernement situe la décision dans le corpus. Il ne permet pas, à lui seul, d’identifier qui l’a initiée.

Comment l’initiative est-elle établie ?
Dépassée

Description

Face aux conséquences du premier choc pétrolier et dans la continuité du plan Messmer de 1974, le gouvernement Barre accélère considérablement le programme nucléaire civil français en 1977. Le rythme de commandes de tranches nucléaires est porté à 6-7 unités par an, faisant de la France le pays au monde qui construit le plus de réacteurs nucléaires par rapport à sa taille. Le programme repose sur la technologie des réacteurs à eau pressurisée (REP) de 900 MW puis 1 300 MW, construits par Framatome sous licence Westinghouse. EDF est chargée de la maîtrise d'ouvrage. Le programme vise à porter la part du nucléaire dans la production d'électricité de 8 % en 1975 à plus de 70 % au milieu des années 1980, objectif qui sera effectivement atteint. C'est l'un des programmes industriels les plus ambitieux jamais réalisés dans un pays occidental, avec un investissement total estimé à plusieurs centaines de milliards de francs.

Contexte

La France importe 75 % de son énergie en 1976, principalement du pétrole du Moyen-Orient. La facture pétrolière pèse lourdement sur la balance commerciale. Le programme nucléaire est présenté comme la solution à l'indépendance énergétique. L'opposition de gauche est divisée : le PS est réservé, le PCF soutient le nucléaire civil.

Chaîne d'impact

Réforme

Accélération nucléaire civil

mai 1977

Promesse d'origine

« Assurer l'indépendance énergétique de la France par le développement de l'énergie nucléaire »

Source : Politique énergétique giscardienne, continuité du plan Messmer

Écart entre promesse et réalisation

L'ambition est tenue et même dépassée : la France deviendra le pays le plus nucléarisé au monde en proportion de sa production électrique.

Effets mesurés

Effets positifs

3
  • Réduction massive de la dépendance pétrolière : la part du pétrole dans la production d'électricité passe de 40 % à moins de 5 % en dix ans

    Part du pétrole dans la production électrique
    40 %5 %
    Fiabilité hauteMesure : 1987-12-31EDF — Historique des productions EDF SA : nucléaire, thermique et hydraulique (depuis 1948) agent en recherche
  • Coût de production d'électricité parmi les plus bas d'Europe, avantage compétitif pour l'industrie française

  • Création de dizaines de milliers d'emplois hautement qualifiés dans la filière nucléaire

Effets négatifs

2

Effets de bord

1

Analyses contradictoires

Pour

Le programme nucléaire est une réussite industrielle et stratégique majeure : il a assuré l'indépendance énergétique de la France, réduit sa facture pétrolière et fourni une électricité peu carbonée et compétitive. [Données factuelles : Réduction massive de la dépendance pétrolière : la part du pétrole dans la production d'électricité passe de 40 % à moins de 5 % en dix ans : 40 → 5 %.]

Contre

Le programme nucléaire a été décidé sans débat démocratique, fait peser des risques inacceptables (accident, prolifération, déchets) et a empêché le développement des énergies renouvelables pendant des décennies.

Sources

Données disponibles (7/9)
2+ sourcesSource avec lienEffets positifsEffets négatifsAnalyse pourAnalyse contrePromesse tracéeTexte officielChaînage législatif

Source de vérification : Légifrance — Voir le texte officiel

727 fiches de réforme dans le corpus. Les sources et niveaux de vérification varient selon les fiches. Corrélation ≠ causalité. Méthodologie & sources