SignificativeDécretLogement & Urbanisme

Renforcement de la politique de la ville et mise en œuvre de la loi d'orientation pour la ville

Renforcement de la politique de la ville avec des contrats de ville et le développement social des quartiers.

Rattachement présidentiel : François Mitterrand
Gouvernement de rattachement : Pierre Bérégovoy

Initiative politique : non documentée

⚠️ Le rattachement à un président et à un gouvernement situe la décision dans le corpus. Il ne permet pas, à lui seul, d’identifier qui l’a initiée.

Comment l’initiative est-elle établie ?
Partiellement tenue

Description

Le gouvernement Bérégovoy amplifie la politique de la ville initiée par ses prédécesseurs. En juillet 1992, Bernard Tapie, ministre de la Ville (jusqu'en 1993), puis Kofi Yamgnane en tant que secrétaire d'État à l'Intégration, mettent en œuvre une politique volontariste de développement social des quartiers. Le dispositif s'appuie sur la loi d'orientation pour la ville (LOV) adoptée le 13 juillet 1991 sous le gouvernement Cresson, dont les décrets d'application sont pris sous Bérégovoy. La LOV fixe un objectif de 20 % de logements sociaux parmi les résidences principales pour les communes de plus de 3 500 habitants situées dans des agglomérations de plus de 200 000 habitants et non couvertes par un programme local de l'habitat. Les communes concernées qui ne respectent pas ces obligations sont soumises à une contribution financière de solidarité. Le gouvernement Bérégovoy relance les contrats de ville signés entre l'État et les collectivités locales pour les quartiers en difficulté. Le XIe Plan (1993-1997), préparé sous Bérégovoy, intègre la politique de la ville comme priorité nationale. Les grands projets urbains (GPU) sont lancés pour la réhabilitation lourde des grands ensembles les plus dégradés. Malgré ces efforts, les émeutes de Vaulx-en-Velin (1990) et Sartrouville (1991) montrent l'ampleur du malaise des banlieues.

Contexte

Les banlieues françaises sont marquées par un chômage massif (deux à trois fois la moyenne nationale), l'échec scolaire, la délinquance et le sentiment d'abandon. Les émeutes de Vaulx-en-Velin (octobre 1990) ont mis la question des banlieues au premier plan. La politique de la ville existe depuis le rapport Dubedout (1983) et les premières opérations « Banlieues 89 ».

Texte officiel consolidé

Vérifié le 13 avril 2026
Identifiant Légifrance
LEGITEXT000006077792_23-02-2014
Publication au JORF
19 juillet 1991
Consulter sur LégifranceSource opposable · PISTE / DILA

Chaîne d'impact

Réforme

Politique de la ville renforcée

juillet 1992

Chaînage législatif

2000renforcement

L'article 55 de la loi SRU de décembre 2000 reprend l'objectif de mixité et élargit le champ des communes concernées par les obligations de logement social.

→ (fiche non identifiée)

Promesse d'origine

« Lutter contre l'exclusion sociale et renforcer la solidarité dans les quartiers en difficulté »

Source : Lettre à tous les Français, François Mitterrand, avril 1988

Écart entre promesse et réalisation

La politique de la ville est amplifiée sous Bérégovoy mais reste insuffisante face à l'ampleur des problèmes des banlieues.

Effets mesurés

Effets positifs

2

Effets négatifs

2
  • Insuffisance des moyens financiers face à l'ampleur des besoins des quartiers en difficulté, avec un saupoudrage de crédits sur un trop grand nombre de sites

  • Difficultés d'application de l'objectif de logements sociaux dans les communes entrant dans le champ de la LOV.

    Fiabilité hauteMesure : 1998-01-01L'état du mal-logement en France : rapport annuel — Paris : Fondation Abbé Pierre pour le logement des défavorisés, 1998 · notice référence bibliographique

Effets de bord

1
  • La LOV est un antécédent du régime de l'article 55 de la loi SRU de 2000, qui élargit le champ territorial et renforce les obligations de rattrapage et leur suivi.

    Fiabilité hauteMesure : 2000-12-13Le logement social depuis la loi Solidarité et renouvellement urbain (SRU) agent en recherche

Analyses contradictoires

Pour

La politique de la ville est une nécessité républicaine. Il faut mobiliser des moyens exceptionnels pour les quartiers en difficulté et imposer la mixité sociale. Les contrats de ville et les grands projets urbains permettent de concentrer l'action publique là où elle est la plus nécessaire. L'objectif de logement social dans les communes concernées est un acte de solidarité territoriale.

Contre

La politique de la ville est un tonneau des Danaïdes : depuis dix ans, les gouvernements successifs empilent les dispositifs sans résultat visible. Les quartiers ne vont pas mieux, le chômage y reste trois fois supérieur à la moyenne nationale, et les émeutes se répètent. L'objectif de logement social imposé aux communes concernées est une atteinte à la libre administration des communes.

Chaînage législatif

Modifiée par

  • renforcement
    loi-sru-solidarite-renouvellement-urbain-2000 (fiche non identifiée)

    L'article 55 de la loi SRU de décembre 2000 reprend l'objectif de mixité et élargit le champ des communes concernées par les obligations de logement social.

Sources

Données disponibles (9/9)
Texte officiel2+ sourcesSource avec lienEffets positifsEffets négatifsAnalyse pourAnalyse contrePromesse tracéeChaînage législatif

Source de vérification : Légifrance — Voir le texte officiel

727 fiches de réforme dans le corpus. Les sources et niveaux de vérification varient selon les fiches. Corrélation ≠ causalité. Méthodologie & sources