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Projet de loi sur la justice criminelle et le respect des victimes

Déposé au Sénat en procédure accélérée (mars 2026), le texte réforme le jugement des crimes : nouvelle procédure de plaider-coupable pour crimes, extension des crimes jugés dans tous les tribunaux judiciaires, accélération des procédures criminelles.

Rattachement présidentiel : Emmanuel Macron
Gouvernement de rattachement : Sébastien Lecornu

Initiative politique : gouvernementale

Acteurs et rôles documentés : Gérald Darmanin (élaboration du projet comme ministre de la Justice), Didier Migaud (commande antérieure du rapport sur l’audiencement criminel).

Dans son audition du 7 avril 2026, Darmanin décrit la préparation du projet à partir des travaux des assemblées et du rapport sur l’audiencement commandé par Migaud, puis sa proposition au conseil social ministériel. La genèse documentée est gouvernementale, avec cet antécédent ministériel.

Attribution revue le 2026-10-12.

Comment l’initiative est-elle établie ?
Sans promesse préalable

Description

Le projet de loi sur la justice criminelle et le respect des victimes, déposé par le gouvernement au Sénat le 18 mars 2026 en procédure accélérée, est examiné en commission des lois le 8 avril 2026 puis en séance le 13 avril 2026. Il s'accompagne d'un projet de loi organique sur le renforcement des juridictions criminelles. Porté par Gérald Darmanin, garde des Sceaux, le texte poursuit deux objectifs : accélérer le traitement des affaires criminelles (réduire les délais de jugement des crimes en assises) et étendre les droits des victimes. Sa mesure phare est une nouvelle procédure de « reconnaissance de culpabilité » pour les crimes (inspirée du plea bargaining anglo-saxon) : quand l'accusé reconnaît les faits et la qualification criminelle, et que la partie civile n'y est pas opposée, la condamnation peut résulter d'un accord entre l'accusé et le procureur, soumis à l'homologation d'une cour criminelle sans jury. Par ailleurs, les crimes pourront désormais être jugés dans l'ensemble des 164 tribunaux judiciaires de France, et non plus seulement dans les cours d'assises dédiées, afin de désengorger le calendrier judiciaire.

Contexte

Les cours d'assises françaises souffrent d'un engorgement chronique : les délais entre la mise en examen et le jugement d'un crime dépassent souvent 3 à 5 ans. La création des cours criminelles départementales en 2019 (generalisée en 2022) avait déjà tenté d'y répondre. Ce nouveau texte va plus loin en introduisant un mécanisme de disposition non contradictoire pour les crimes reconnus.

Vote à l’Assemblée nationale

Scrutin n° 8042 · 8 juillet 2026 · 17e législature

l'ensemble du projet de loi sur la justice criminelle et le respect des victimes (texte de la commission mixte paritaire).

Adopté
283
Pour
156
Contre
1
Abstentions

440 votants · 2 non-votants

Voir le scrutin nominatif sur assemblee-nationale.fr

Texte officiel consolidé

Vérifié le 19 septembre 2026
Identifiant Légifrance
LEGITEXT000054472235
Numéro NOR
JUSD2604940L
Publication au JORF
25 juillet 2026
Consulter sur LégifranceSource opposable · PISTE / DILA

Chaîne d'impact

Réforme

Réforme justice criminelle

avril 2026

Aucun effet de bord documenté

Effets mesurés

Effets positifs

1

Effets négatifs

1

Analyses contradictoires

Pour

Juger un crime en cinq ans, c'est prolonger indéfiniment la souffrance des victimes. La procédure de reconnaissance de culpabilité, encadrée par un magistrat professionnel, n'est pas une justice au rabais : c'est une justice plus rapide et plus certaine pour des accusés qui assument leurs actes.

Contre

Le jury populaire dans les crimes graves est une conquête démocratique fondamentale. Le supprimer au nom de la rapidité, c'est sacrifier le jugement des citoyens sur l'autel de la productivité judiciaire. On ne gère pas la justice criminelle comme un flux administratif.

Sources

Données disponibles (6/9)
2+ sourcesSource avec lienEffets positifsEffets négatifsAnalyse pourAnalyse contreTexte officielPromesse tracéeChaînage législatif

727 fiches de réforme dans le corpus. Les sources et niveaux de vérification varient selon les fiches. Corrélation ≠ causalité. Méthodologie & sources