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Loi Marcellin sur les fusions et regroupements de communes

Loi facilitant les fusions de communes pour réduire l'émiettement communal français, avec des incitations financières à la fusion.

Rattachement présidentiel : Georges Pompidou
Gouvernement de rattachement : Jacques Chaban-Delmas

Initiative politique : gouvernementale

Acteurs et rôles documentés : Jacques Chaban-Delmas, Premier ministre, Raymond Marcellin, ministre de l’Intérieur.

Le gouvernement Chaban-Delmas relance la réforme communale, choisit une nouvelle loi et retient les fusions encadrées par le consentement local. Marcellin prépare et défend cette option. Le contexte présidentiel est décrit, sans commande personnelle attestée de Pompidou pour ce texte.

Attribution revue le 2026-10-12.

Comment l’initiative est-elle établie ?
Sans promesse préalable

Description

La loi du 16 juillet 1971 sur les fusions et regroupements de communes, dite « loi Marcellin » du nom du ministre de l'Intérieur Raymond Marcellin, vise à réduire l'émiettement communal français, unique en Europe. La France compte alors plus de 36 000 communes, dont la grande majorité a moins de 500 habitants, rendant impossible une gestion efficace des services publics locaux. La loi crée un mécanisme de fusion volontaire avec des incitations financières (majoration des dotations de l'État pendant 5 ans) et la possibilité de créer des « communes associées » conservant un maire délégué et un certain degré d'autonomie. Des commissions départementales sont chargées d'élaborer des plans de fusion. Le texte prévoit également le développement de la coopération intercommunale comme alternative à la fusion. Malgré ces incitations, le bilan est très modeste : seules 1 100 fusions environ seront réalisées entre 1971 et 1977, réduisant le nombre de communes d'à peine 3 %. Le « localisme » français et l'attachement des élus à leur commune résistent massivement à la rationalisation. Le problème de l'émiettement communal ne sera réellement abordé qu'avec la loi NOTRe de 2015.

Contexte

La France compte 36 394 communes, contre 8 000 en Allemagne et quelques centaines dans les pays nordiques. L'exode rural vide les communes rurales mais les élus refusent toute fusion. Le problème est ancien : même Napoléon avait échoué à le résoudre.

Texte officiel consolidé

Vérifié le 13 avril 2026
Identifiant Légifrance
LEGITEXT000006068419_25-06-1972
Publication au JORF
18 juillet 1971
Consulter sur LégifranceSource opposable · PISTE / DILA

Chaîne d'impact

Réforme

Loi Marcellin (fusions de communes)

juillet 1971

Chaînage législatif

2015Refonte complète

Loi NOTRe créant les « communes nouvelles » avec des incitations financières renforcées, relançant le mouvement de fusion avec un succès limité.

→ (fiche non identifiée)

Effets mesurés

Effets positifs

1

Effets négatifs

2

Effets de bord

1

Analyses contradictoires

Pour

La loi Marcellin a posé un diagnostic juste sur l'émiettement communal français et proposé une solution raisonnable, fondée sur le volontariat et l'incitation plutôt que sur la contrainte. Son échec relatif ne remet pas en cause la pertinence du diagnostic.

Contre

La loi Marcellin illustre l'incapacité chronique de l'État français à réformer le mille-feuille territorial. En refusant d'imposer les fusions comme l'ont fait la Suède, le Danemark ou l'Allemagne, la France a perpétué un système coûteux et inefficace de 36 000 communes ingérables.

Chaînage législatif

Modifiée par

  • Refonte complète
    ref-hollande-notre-2015 (fiche non identifiée)

    Loi NOTRe créant les « communes nouvelles » avec des incitations financières renforcées, relançant le mouvement de fusion avec un succès limité.

Sources

Données disponibles (9/9)
Texte officiel2+ sourcesSource avec lienEffets positifsEffets négatifsAnalyse pourAnalyse contrePromesse tracéeChaînage législatif

Source de vérification : Légifrance — Voir le texte officiel

727 fiches de réforme dans le corpus. Les sources et niveaux de vérification varient selon les fiches. Corrélation ≠ causalité. Méthodologie & sources