StructuranteLoiFamille & Petite enfance

Loi relative à l'autorité parentale — Égalité du père et de la mère

L'autorité parentale remplace la « puissance paternelle », établissant l'égalité entre père et mère dans l'éducation des enfants.

Rattachement présidentiel : Georges Pompidou
Gouvernement de rattachement : Jacques Chaban-Delmas

Initiative politique : gouvernementale

Acteurs et rôles documentés : Jean Foyer, garde des Sceaux en 1962–1967, puis président de la commission des lois de l’Assemblée nationale, Jean Carbonnier, professeur de droit, rédacteur de l’avant-projet, René Pleven, garde des Sceaux en 1969–1970.

Foyer confie à Carbonnier la modernisation du droit familial. L’autorité parentale est rédigée dès 1967, retardée notamment par les réserves de De Gaulle, puis reprise en 1969 et adoptée en 1970 sous Pleven.

Attribution revue le 2026-10-12.

Comment l’initiative est-elle établie ?
Sans promesse préalable

Description

La loi du 4 juin 1970 constitue une révolution juridique dans le droit de la famille français. Elle supprime la « puissance paternelle », notion héritée du Code Napoléon de 1804 qui conférait au père seul l'autorité sur les enfants, et la remplace par l'« autorité parentale » exercée conjointement par les deux parents. Le père n'est plus le chef de famille tout-puissant : les décisions concernant l'éducation, la résidence et la santé des enfants sont désormais prises d'un commun accord. En cas de désaccord, le juge peut être saisi. La loi supprime également le droit de correction paternelle et modernise les dispositions relatives à la tutelle. Elle reconnaît par ailleurs les droits des enfants naturels en matière d'autorité parentale. Cette réforme, portée par le garde des Sceaux René Pleven, s'inscrit dans le mouvement d'émancipation des femmes et de modernisation de la société française, anticipant de plusieurs années les grandes lois sur l'égalité homme-femme.

Contexte

Le droit de la famille français est encore largement issu du Code Napoléon. Le mouvement féministe, renforcé par Mai 68, revendique l'égalité juridique. La France est en retard par rapport à d'autres démocraties européennes sur ce sujet.

Texte officiel consolidé

Vérifié le 13 avril 2026
Identifiant Légifrance
LEGITEXT000006068366_01-10-2016
Publication au JORF
01 janvier 1971
Consulter sur LégifranceSource opposable · PISTE / DILA

Chaîne d'impact

Réforme

Autorité parentale partagée

juin 1970

Aucun effet de bord documenté

Chaînage législatif

2002Renforcement

Loi du 4 mars 2002 relative à l'autorité parentale renforce le principe de coparentalité et la résidence alternée.

→ (fiche non identifiée)

Effets mesurés

Effets positifs

2

Effets négatifs

1

Analyses contradictoires

Pour

La loi de 1970 est un tournant historique du droit français, mettant fin à deux siècles de domination paternelle et posant les fondements de l'égalité réelle entre parents, dans l'intérêt supérieur de l'enfant.

Contre

La loi de 1970, bien qu'avancée symbolique, n'a pas modifié en profondeur les rapports de pouvoir au sein des familles et a maintenu des déséquilibres de fait, notamment dans l'attribution de la garde après séparation, majoritairement confiée à la mère.

Chaînage législatif

Modifiée par

  • Renforcement
    ref-chirac2-autorite-parentale-2002 (fiche non identifiée)

    Loi du 4 mars 2002 relative à l'autorité parentale renforce le principe de coparentalité et la résidence alternée.

Sources

Données disponibles (8/9)
Texte officielSource avec lienEffets positifsEffets négatifsAnalyse pourAnalyse contrePromesse tracéeChaînage législatif2+ sources

Source de vérification : Légifrance — Voir le texte officiel

727 fiches de réforme dans le corpus. Les sources et niveaux de vérification varient selon les fiches. Corrélation ≠ causalité. Méthodologie & sources