Extension du congé de paternité et d'accueil de l'enfant à 28 jours
Doublement du congé paternité de 14 à 28 jours dont 7 obligatoires, mesure d'égalité entre les parents et de soutien à la petite enfance.
Initiative politique : présidentielle
Acteurs et rôles documentés : Emmanuel Macron (engagement présidentiel), Commission des 1 000 premiers jours (recommandations), Adrien Taquet et Gouvernement Castex (préparation et mise en œuvre).
Au Sénat, Adrien Taquet rattache explicitement cet allongement à un engagement de Macron. Le rapport législatif décrit une recommandation de la commission des 1 000 premiers jours ; le gouvernement prépare la mesure et sa mise en œuvre. Cette chronologie établit l’impulsion présidentielle et précise les contributions.
- Compte rendu du Sénat du 13 novembre 2020 — congé paternité
Cet allongement du congé paternité était un engagement fort du Président de la République
Attribution revue le 2026-10-12.
Description
À compter du 1er juillet 2021, le congé de paternité est porté de 14 à 28 jours (dont 7 jours obligatoires). Cette extension est inscrite dans la loi de financement de la sécurité sociale pour 2021, suite au rapport de la commission Cyrulnik sur les « 1 000 premiers jours de l'enfant ». Le congé est indemnisé au même niveau que le congé maternité. L'obligation de prendre au moins 7 jours est une première en France. La mesure concerne environ 450 000 naissances par an. Le coût est estimé à 520 millions d'euros annuels pour la Sécurité sociale.
Contexte
Le congé paternité créé en 2002 (11 jours + 3 jours naissance) n'avait pas été allongé depuis 19 ans. Le rapport Cyrulnik souligne l'importance du lien père-enfant précoce. La pandémie a renforcé la prise de conscience de la nécessité de rééquilibrer la charge parentale.
Vote à l’Assemblée nationale
Scrutin n° 3269 · 30 novembre 2020 · 15e législature
l'ensemble du projet de loi de financement de la sécurité sociale pour 2021 (lecture définitive).
107 votants · 2 non-votants
Voir le scrutin nominatif sur assemblee-nationale.frParcours institutionnel
Navette Assemblée — Sénat
- Première chambre saisie : Assemblée nationale
- Lectures : 4
- Durée dépôt → promulgation : 68 jours
- Commission mixte paritaire : réunie, échec
- CMP en échec — l'Assemblée a statué en dernier
- Dossier législatif (senat.fr)
La couche institutionnelle est décrite dans Institutions.
Texte officiel consolidé
Vérifié le 13 avril 2026- Identifiant Légifrance
- LEGITEXT000042667190_25-12-2021
- Publication au JORF
- 16 décembre 2020
Chaîne d'impact
Réforme
Congé paternité 28 jours
juillet 2021
Aucun effet de bord documenté
Effets mesurés
Effets positifs
1Hausse du recours au congé paternité : 71 % des pères éligibles prennent leur congé en 2022 (contre 67 % avant la réforme)
Taux de recours au congé paternité67 %71 %Fiabilité hauteMesure : 2022-12-31Hélène Guedj, Marie-Clémence Le Pape (DREES) — Premiers jours de l'enfant : un temps de plus en plus sanctuarisé par les pères via le congé de paternité (Études & Résultats n° 1275) agent en recherche
Effets négatifs
1Les indépendants, intérimaires et travailleurs en CDD y ont moins recours, la part obligatoire étant difficilement contrôlable hors du salariat classique
Analyses contradictoires
Pour
L'extension est une avancée majeure pour l'égalité femmes-hommes et le bien-être de l'enfant. La part obligatoire change la norme sociale. [Données factuelles : Hausse du recours au congé paternité : 71 % des pères éligibles prennent leur congé en 2022 (contre 67 % avant la réforme) : 67 → 71 %.]
Contre
28 jours restent insuffisants par rapport aux standards nordiques (plusieurs mois). La part obligatoire de 7 jours est un minimum.
Sources
- [2]Source officielleCommission des 1000 premiers jours (présidée par Boris Cyrulnik)
Source de vérification : Légifrance — Voir le texte officiel
727 fiches de réforme dans le corpus. Les sources et niveaux de vérification varient selon les fiches. Corrélation ≠ causalité. Méthodologie & sources