StructuranteLoiSanté & Protection socialeAbrogée

Instauration du numerus clausus en médecine

Fondement législatif de la limitation du nombre d'étudiants admis à poursuivre les études médicales au-delà de la première année, établi en juillet 1971.

Rattachement présidentiel : Georges Pompidou
Gouvernement de rattachement : Jacques Chaban-Delmas

Initiative politique : non documentée

⚠️ Le rattachement à un président et à un gouvernement situe la décision dans le corpus. Il ne permet pas, à lui seul, d’identifier qui l’a initiée.

Comment l’initiative est-elle établie ?
Sans promesse préalable

Description

La loi n° 71-557 du 12 juillet 1971 modifie la loi Faure du 12 novembre 1968 et pose le principe d'une limitation du nombre d'étudiants admis à poursuivre les études médicales ou odontologiques au-delà de la première année. Son application combine la détermination du nombre d'admissions et des épreuves de classement par les instances universitaires, avec des arrêtés ministériels pour certains cas documentés à partir de l'année universitaire 1971-1972. Le numerus clausus constitue ensuite un instrument de régulation des admissions en études de santé. La loi du 24 juillet 2019 réforme ce système, avec application aux nouveaux parcours à partir de la rentrée 2020. Sa suppression ne supprime pas les capacités d'accueil : celles des deuxième et troisième années sont déterminées annuellement par les universités en fonction d'objectifs pluriannuels et de leurs capacités de formation. Le dispositif qui lui succède, souvent appelé « numerus apertus », doit être distingué du numerus clausus historique.

Contexte

En 1971, la France compte environ 70 000 médecins et les dépenses de santé augmentent rapidement. Le gouvernement estime qu'une limitation de l'offre médicale permettra de maîtriser les dépenses de l'assurance maladie. La démographie médicale est perçue comme excédentaire dans certaines zones urbaines.

Chaîne d'impact

Réforme

Numerus clausus (création 1971)

juillet 1971

Effets mesurés

Effets positifs

1

Effets négatifs

2

Effets de bord

1

Analyses contradictoires

Pour

Le numerus clausus a permis de former des médecins d'excellence et de réguler une démographie médicale qui risquait de générer une inflation des actes médicaux. Sans cette régulation, les dépenses de santé auraient explosé encore davantage.

MédiaPosition de CNAM, exposée dans « Le concours qui ne disait pas son nom. L'invention du numerus clausus de médecine (1968-1979) » agent en recherche

Contre

Le numerus clausus est l'une des erreurs les plus coûteuses de la politique de santé française. En limitant drastiquement le nombre de médecins formés pendant 50 ans, il a créé une pénurie médicale structurelle, des déserts médicaux, un engorgement des urgences et une dégradation de l'accès aux soins pour des millions de Français.

Chaînage législatif

Cette réforme a été abrogée par : Loi n° 2019-774 du 24 juillet 2019 (suppression du numerus clausus) (fiche non identifiée)

Sources

Données disponibles (8/9)
Texte officiel2+ sourcesSource avec lienEffets positifsEffets négatifsAnalyse pourAnalyse contrePromesse tracéeChaînage législatif

727 fiches de réforme dans le corpus. Les sources et niveaux de vérification varient selon les fiches. Corrélation ≠ causalité. Méthodologie & sources