MajeureLoiÉducation & Recherche

Loi de programme pour la recherche et création de l'ANR

Loi de programmation réformant le pilotage de la recherche, pérennisant l'Agence nationale de la recherche (ANR) et créant les pôles de recherche (PRES).

Rattachement présidentiel : Jacques Chirac
Gouvernement de rattachement : Dominique de Villepin

Initiative politique : présidentielle

Acteurs et rôles documentés : Jacques Chirac — président, volonté d’une loi-programme, François Fillon puis Gilles de Robien — ministres de l’Éducation et de la Recherche, François d’Aubert puis François Goulard — ministres délégués à la Recherche, Communauté scientifique — concertation et travaux préparatoires.

Chirac revendique avoir voulu une loi-programme pour la recherche et en décrit les dispositifs, dont le nouveau financement par l’ANR. La fiche concerne la loi de 2006 qui pérennise l’agence, déjà constituée en 2005 ; sa création antérieure reste une étape distincte de la programmation.

Attribution revue le 2026-10-12.

Comment l’initiative est-elle établie ?
Partiellement tenue

Description

La loi n° 2006-450 du 18 avril 2006 de programme pour la recherche réforme le système français de recherche et d'innovation, critiqué pour sa fragmentation et sa faible capacité de transfert technologique. Elle pérennise l'Agence nationale de la recherche (ANR), créée en 2005 sous forme de groupement d'intérêt public, en la transformant en établissement public. L'ANR, dotée d'un budget annuel de 800 millions d'euros, finance la recherche par appels à projets compétitifs, rompant avec la logique de financement récurrent des laboratoires. La loi crée les Pôles de recherche et d'enseignement supérieur (PRES), regroupements d'universités et d'écoles visant à atteindre une taille critique internationale.

Contexte

Depuis le mouvement « Sauvons la recherche » en 2004, la communauté scientifique française alerte sur le décrochage de la France dans la compétition internationale. La part de la recherche dans le PIB stagne à 2,2 %, loin de l'objectif de 3 % fixé par la stratégie de Lisbonne. Le système de recherche est fragmenté entre universités, CNRS, INSERM et grandes écoles, avec des doublons et un manque de coordination. Le classement de Shanghai de 2003 a révélé la faiblesse de la visibilité internationale des universités françaises.

Parcours institutionnel

Navette Assemblée — Sénat

  • Première chambre saisie : Sénat
  • Lectures : 2
  • Durée dépôt → promulgation : 146 jours
  • Commission mixte paritaire : réunie
  • Dossier législatif (senat.fr)

La couche institutionnelle est décrite dans Institutions.

Texte officiel consolidé

Vérifié le 13 avril 2026
Identifiant Légifrance
LEGITEXT000006053580_06-08-2014
Publication au JORF
19 avril 2006
Consulter sur LégifranceSource opposable · PISTE / DILA

Chaîne d'impact

Réforme

Loi recherche et ANR

avril 2006

Chaînage législatif

2007prolongement

La loi LRU prolonge et amplifie la réforme en accordant l'autonomie budgétaire aux universités.

→ (fiche non identifiée)

Promesse d'origine

« Porter l'effort de recherche à 3 % du PIB et réformer le pilotage de la recherche pour renforcer la compétitivité scientifique française »

Source : Engagement de Jacques Chirac au sommet de Lisbonne et relancé en 2005

Écart entre promesse et réalisation

L'objectif de 3 % du PIB ne sera jamais atteint (2,2 % en 2006, 2,3 % en 2012). Le financement par projet via l'ANR est contesté par une partie de la communauté scientifique.

Effets mesurés

Effets positifs

2

Effets négatifs

2

Effets de bord

1

Analyses contradictoires

Pour

La loi de programme modernise enfin un système de recherche sclérosé. L'ANR introduit la compétition et l'excellence, les PRES donnent de la visibilité internationale aux universités françaises, et l'AERES permet une évaluation transparente. C'est le début d'une mise aux standards internationaux. [Données factuelles : Montée en puissance de l'ANR : financement de projets de recherche pour un budget d'environ 680 millions d'euros, stimulant l'excellence et la compétition scientifique : 0 → 680 millions d'euros.]

Contre

La loi impose un modèle anglo-saxon de financement par projet inadapté à la recherche fondamentale française. L'ANR bureaucratise le travail des chercheurs qui passent leur temps à rédiger des projets plutôt qu'à chercher. La baisse du financement récurrent précarise les jeunes chercheurs et menace la recherche de long terme. [Données factuelles : L'objectif de 3 % du PIB n'a jamais été atteint : la dépense intérieure de R&D reste à 2,2 % en 2007, identique à 2004 : 2.2 → 2.2 % du PIB.]

Chaînage législatif

Modifiée par

  • prolongement
    ref-sarkozy-lru-autonomie-universites-2007 (fiche non identifiée)

    La loi LRU prolonge et amplifie la réforme en accordant l'autonomie budgétaire aux universités.

Sources

Données disponibles (9/9)
Texte officiel2+ sourcesSource avec lienEffets positifsEffets négatifsAnalyse pourAnalyse contrePromesse tracéeChaînage législatif

Source de vérification : Légifrance — Voir le texte officiel

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