SignificativeDécretEmploi & Travail

Travaux d’utilité collective (TUC) — dispositif d’insertion des jeunes

Création des Travaux d'Utilité Collective (TUC) et multiplication des stages pour lutter contre le chômage des jeunes.

Rattachement présidentiel : François Mitterrand
Gouvernement de rattachement : Laurent Fabius

Initiative politique : gouvernementale

Acteurs et rôles documentés : Laurent Fabius (Premier ministre à partir du 17 juillet 1984).

La biographie officielle attribue à Fabius l’invention et la mise en place des TUC. Le décret du 16 octobre 1984 correspond désormais à la date et au gouvernement de la fiche. La qualification concerne les TUC ; les autres stages mentionnés constituent le contexte.

Attribution revue le 2026-10-12.

Comment l’initiative est-elle établie ?
Partiellement tenue

Description

Face à la montée du chômage des jeunes (plus de 25 % des moins de 25 ans sont au chômage en 1984), le gouvernement Fabius met en place les travaux d’utilité collective. Les Travaux d'Utilité Collective (TUC), créés par le décret n°84-919 du 16 octobre 1984, offrent aux jeunes remplissant les conditions d’âge et de situation prévues par le décret des missions d'intérêt général dans les collectivités et associations pour une indemnité de 1 200 francs par mois (mi-temps). Le programme accueillera jusqu'à 300 000 jeunes simultanément. Parallèlement, les stages de formation en entreprise et en alternance sont développés. Le rapport Schwartz de 1981 avait posé les bases de cette politique d'insertion, conduisant à la création des missions locales et des PAIO (Permanences d'Accueil, d'Information et d'Orientation). Ces dispositifs sont critiqués comme du « traitement social du chômage » ne créant pas de vrais emplois, mais ils deviennent un modèle pérenne de politique de l'emploi des jeunes.

Contexte

Le chômage des jeunes explose au-dessus de 25 % malgré les promesses de relance. Les dispositifs d'insertion visent à occuper et former les jeunes en attendant une hypothétique reprise économique.

Texte officiel consolidé

Vérifié le 19 septembre 2026
Identifiant Légifrance
LEGITEXT000006064629
Publication au JORF
17 octobre 1984
Consulter sur LégifranceSource opposable · PISTE / DILA

Chaîne d'impact

Réforme

TUC / insertion jeunes

octobre 1984

Aucun effet de bord documenté

Promesse d'origine

« Lutter contre le chômage des jeunes par des dispositifs d'insertion et de formation »

Source : Programme des 110 propositions pour la France, 1981

Écart entre promesse et réalisation

Les dispositifs sont créés mais le chômage des jeunes continue d'augmenter.

Effets mesurés

Effets positifs

1
  • Jusqu'à 300 000 jeunes accueillis en TUC, évitant une marginalisation sociale massive

    Jeunes en TUC
    0 personnes300000 personnes
    Fiabilité hauteMesure : 1986-01-01Brigitte Michel et Marie-Claire Chalmeigne, Service des études et de la statistique (SES) du ministère du Travail — Bilan du dispositif TUC agent en recherche

Effets négatifs

1

Analyses contradictoires

Pour

Les TUC et les dispositifs d'insertion ont permis de maintenir un lien social avec des centaines de milliers de jeunes en leur offrant une activité et une formation, évitant une crise sociale majeure. [Données factuelles : Jusqu'à 300 000 jeunes accueillis en TUC, évitant une marginalisation sociale massive : 0 → 300000 personnes.]

Source officielleBertrand Schwartz — L'insertion professionnelle et sociale des jeunes : rapport au Premier ministre — La Documentation française, 1981, 146 p. · ISBN 2-11-000802-4 · notice référence bibliographique(centre-gauche)

Contre

Le traitement social du chômage est un aveu d'échec de la politique économique. Les TUC n'offrent ni vrai salaire, ni vrai emploi, ni vraie qualification. Ils masquent les statistiques du chômage sans résoudre le problème de fond.

Sources

Données disponibles (7/9)
2+ sourcesSource avec lienEffets positifsEffets négatifsAnalyse pourAnalyse contrePromesse tracéeTexte officielChaînage législatif

Source de vérification : Légifrance — Voir le texte officiel

727 fiches de réforme dans le corpus. Les sources et niveaux de vérification varient selon les fiches. Corrélation ≠ causalité. Méthodologie & sources