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Plan Informatique pour Tous (IPT)

Équipement de 50 000 établissements scolaires en micro-ordinateurs et formation de 110 000 enseignants à l'informatique.

Rattachement présidentiel : François Mitterrand
Gouvernement de rattachement : Laurent Fabius

Initiative politique : gouvernementale

Acteurs et rôles documentés : Laurent Fabius (Premier ministre), Gaston Defferre (ministre d’État, chargé du Plan et de l’Aménagement du territoire), Jean-Pierre Chevènement (ministre de l’Éducation nationale), Gilbert Trigano (délégué du Premier ministre aux Nouvelles Formations).

Fabius annonce la décision de lancer le plan nommé Informatique pour tous et en répartit les responsabilités. Il évoque des orientations présidentielles générales, sans attribuer à Mitterrand une instruction spécifique pour ce plan.

Attribution revue le 2026-10-12.

Comment l’initiative est-elle établie ?
Sans promesse préalable

Description

Le plan « Informatique pour Tous » (IPT), annoncé par Laurent Fabius le 25 janvier 1985, est le premier grand programme de numérisation de l'éducation en France. Il prévoit l'équipement de la totalité des 50 000 établissements scolaires français en micro-ordinateurs Thomson (MO5 et TO7/70), la formation de 110 000 enseignants à l'informatique pendant les vacances scolaires, et l'ouverture des salles informatiques au public en dehors des heures de cours. Le budget s'élève à 1,8 milliard de francs. Le plan répond à la volonté de Fabius de positionner la France dans la révolution informatique naissante et de lutter contre la « fracture numérique ». Il fait le choix controversé de matériel Thomson français plutôt qu'Apple ou IBM, dans une logique de politique industrielle nationale. Malgré son ambition pionnière, le plan sera critiqué pour la qualité médiocre du matériel Thomson, l'insuffisance de la formation des enseignants et l'absence de logiciels pédagogiques adaptés.

Contexte

Le micro-ordinateur se diffuse dans les foyers et les entreprises (Apple II, IBM PC). La France est en retard par rapport aux États-Unis et au Japon. Le plan Fabius s'inscrit dans la politique de modernisation technologique et dans le soutien à l'industrie nationale Thomson.

Texte officiel consolidé

Vérifié le 10 octobre 2026
Identifiant Légifrance
JORFTEXT000000885359
Publication au JORF
25 janvier 1985
Consulter sur LégifranceSource opposable · PISTE / DILA

Chaîne d'impact

Réforme

Plan Informatique pour Tous

janvier 1985

Effets mesurés

Effets positifs

2

Effets négatifs

2

Effets de bord

1
  • Le choix de Thomson illustre les limites de la politique industrielle de champions nationaux : Thomson Informatique sera absorbé puis disparaîtra face à la concurrence internationale

    Fiabilité hauteMesure : 1990-01-01Élie Cohen — Le colbertisme "high tech" : économie des Telecom et du Grand projet — Hachette (collection Pluriel), 1992, 420 p. · ISBN 978-2-01-019343-9 · notice référence bibliographique

Analyses contradictoires

Pour

Le plan IPT a été un acte pionnier de politique numérique éducative, anticipant la révolution digitale. Malgré ses imperfections techniques, il a sensibilisé une génération entière à l'informatique et posé la question du numérique à l'école. [Données factuelles : 50 000 établissements scolaires équipés en informatique, première familiarisation massive d'une génération d'élèves avec l'outil informatique : 0 → 50000 établissements ; Formation de 110 000 enseignants à l'informatique, créant une première compétence numérique dans le corps enseignant : 0 → 110000 enseignants.]

Contre

Le plan IPT est un gaspillage d'argent public motivé par le soutien artificiel à Thomson plutôt que par un véritable projet pédagogique. Le matériel était inadapté, les enseignants insuffisamment formés et les logiciels inexistants.

Sources

Données disponibles (8/9)
Texte officiel2+ sourcesSource avec lienEffets positifsEffets négatifsAnalyse pourAnalyse contrePromesse tracéeChaînage législatif

Source de vérification : Légifrance — Voir le texte officiel

727 fiches de réforme dans le corpus. Les sources et niveaux de vérification varient selon les fiches. Corrélation ≠ causalité. Méthodologie & sources