MajeureLoiNumérique & Technologies

Loi pour une République numérique

Loi pionnière consacrant l'ouverture des données publiques par défaut, la portabilité des données et le droit à l'oubli pour les mineurs.

Rattachement présidentiel : François Hollande
Gouvernement de rattachement : Manuel Valls

Initiative politique : gouvernementale

Acteurs et rôles documentés : Manuel Valls, Premier ministre, Axelle Lemaire, secrétaire d’État chargée du Numérique.

La loi est le volet législatif de la stratégie numérique gouvernementale ; elle découle de la concertation lancée par Valls en octobre 2014 et du travail du Conseil national du numérique.

Attribution revue le 2026-10-12.

Comment l’initiative est-elle établie ?
Dépassée

Description

La loi du 7 octobre 2016 pour une République numérique, portée par la secrétaire d'État Axelle Lemaire, est le premier texte législatif français entièrement co-construit en ligne avec les citoyens (21 330 contributeurs, 8 500 amendements citoyens). Elle s'articule autour de trois axes. Premier axe : la circulation des données et du savoir. La loi consacre l'ouverture par défaut des données publiques (open data), oblige les administrations à publier leurs bases de données, leurs algorithmes et les règles de décision individuelle automatisée. Elle crée un droit d'accès aux données de recherche financées sur fonds publics (libre accès aux publications scientifiques après un embargo). Deuxième axe : la protection des individus dans la société numérique.

Contexte

La France accuse un retard dans la transformation numérique de ses administrations. Le mouvement mondial de l'open data prend de l'ampleur. Les révélations Snowden et les scandales de données personnelles (Facebook-Cambridge Analytica viendra en 2018) créent une demande de protection des droits numériques. Le RGPD européen est en cours de négociation.

Vote à l’Assemblée nationale

Scrutin n° 1212 · 26 janvier 2016 · 14e législature

l'ensemble du projet de loi pour une République numérique (première lecture).

Adopté
356
Pour
1
Contre
187
Abstentions

544 votants · 2 non-votants

Répartition par groupe (top 5)

  • PO656002272 / 0 / 0
  • PO7078694 / 0 / 184
  • PO65601028 / 0 / 0
  • PO65602218 / 0 / 0
  • PO65601416 / 0 / 0

Pour / Contre / Abstention

Voir le scrutin nominatif sur assemblee-nationale.fr

Parcours institutionnel

Navette Assemblée — Sénat

  • Première chambre saisie : Assemblée nationale
  • Lectures : 2
  • Durée dépôt → promulgation : 303 jours
  • Commission mixte paritaire : réunie, accord
  • Accord en commission mixte paritaire
  • Dossier législatif (senat.fr)

La couche institutionnelle est décrite dans Institutions.

Texte officiel consolidé

Vérifié le 13 avril 2026
Identifiant Légifrance
LEGITEXT000033205014_01-06-2019
Publication au JORF
09 octobre 2016
Consulter sur LégifranceSource opposable · PISTE / DILA

Chaîne d'impact

Réforme

Loi République numérique

octobre 2016

Promesse d'origine

« Engagement n° 37 : « Je soutiendrai le développement du numérique et de ses usages » »

Source : 60 engagements pour la France, François Hollande, 2012

Écart entre promesse et réalisation

La promesse était vague. La loi République numérique va bien au-delà en créant des droits numériques nouveaux et en institutionnalisant l'open data.

Effets mesurés

Effets positifs

2
  • Ouverture par défaut des données publiques, faisant de la France l'un des leaders mondiaux de l'open data (4e au classement Open Data Barometer 2016)

    Classement Open Data Barometer
    Fiabilité hauteMesure : 2017-12-31Oscar Montiel / Open Knowledge International — The final Global Open Data Index is now live agent en recherche
  • Première loi entièrement co-construite en ligne, modèle de démocratie participative numérique avec 21 330 contributeurs

    Contributeurs à la consultation en ligne
    0 contributeurs21330 contributeurs
    Fiabilité hauteMesure : 2015-10-31Bilan de la consultation (projet de loi pour une République numérique) agent en recherche

Effets négatifs

1
  • L'obligation de transparence des algorithmes publics est peu appliquée : la plupart des administrations ne publient pas leurs algorithmes de décision

    Fiabilité hauteMesure : 2018-12-31Commission d'accès aux documents administratifs — Rapport d'activité 2018 - Commission d'accès aux documents administratifs agent en recherche

Effets de bord

1
  • La loi a anticipé plusieurs dispositions du RGPD européen (portabilité, droit à l'oubli), positionnant la France comme précurseur en matière de droits numériques

    Fiabilité hauteMesure : 2018-05-25CNIL — Entrée en vigueur de la nouvelle loi Informatique et Libertés et de son décret d'application agent en recherche

Analyses contradictoires

Pour

La loi République numérique place la France à l'avant-garde des droits numériques en Europe. L'open data par défaut démocratise l'accès à l'information publique et favorise l'innovation. La co-construction citoyenne est un modèle de démocratie participative. La portabilité des données et le droit à l'oubli protègent les citoyens face aux géants du numérique. [Données factuelles : Première loi entièrement co-construite en ligne, modèle de démocratie participative numérique avec 21 330 contributeurs : 0 → 21330 contributeurs.]

Contre

La loi impose des obligations de transparence et d'ouverture des données sans donner aux administrations les moyens techniques et humains de les respecter. L'open data crée des risques de réidentification des personnes à partir de données anonymisées. La portabilité des données avantage les GAFAM qui disposent des ressources techniques pour les exploiter.

MédiaMEDEF — "République numérique" : un projet de loi inadapté agent en recherche(droite)

Sources

Données disponibles (8/9)
Texte officiel2+ sourcesSource avec lienEffets positifsEffets négatifsAnalyse pourAnalyse contrePromesse tracéeChaînage législatif

Source de vérification : Légifrance — Voir le texte officiel

727 fiches de réforme dans le corpus. Les sources et niveaux de vérification varient selon les fiches. Corrélation ≠ causalité. Méthodologie & sources