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Projet de règle d'or budgétaire constitutionnelle — Tentative avortée de révision constitutionnelle

Tentative d'inscrire l'obligation d'équilibre budgétaire dans la Constitution française, abandonnée faute de majorité des 3/5 au Congrès.

Rattachement présidentiel : Nicolas Sarkozy
Gouvernement de rattachement : François Fillon

Initiative politique : présidentielle

Acteurs et rôles documentés : Nicolas Sarkozy — président de la République, commande de la révision, François Fillon — Premier ministre, consultation des partis, Michel Camdessus — président du groupe de travail préparatoire, François Baroin — ministre du Budget, portage du projet de 2011.

En mai 2010, Sarkozy commande à Fillon une consultation sur une réforme constitutionnelle fondée sur Camdessus. Baroin retrace en juin 2011 cette commande et sa reprise dans le projet examiné. L’attribution concerne l’initiative de la tentative, indépendamment de son échec.

Attribution revue le 2026-10-12.

Comment l’initiative est-elle établie ?
Sans promesse préalable

Description

En juillet 2011, Nicolas Sarkozy annonce un projet de loi constitutionnelle visant à inscrire la « règle d'or » budgétaire dans la Constitution française. Le texte prévoit d'imposer aux lois de finances et aux lois de financement de la sécurité sociale un objectif d'équilibre des comptes, avec un mécanisme de correction en cas de dépassement, supervisé par un comité d'experts indépendant. Le projet est adopté en conseil des ministres le 12 juillet 2011 et voté par l'Assemblée nationale en septembre, mais la majorité requise des 3/5 au Congrès (réunion des deux chambres) n'est pas réunie car le Parti socialiste refuse de voter le texte. François Hollande dénonce une « manœuvre » visant à contraindre son successeur. Le PS propose de voter une règle d'or organique (loi ordinaire renforcée) plutôt que constitutionnelle, ce qu'il fera effectivement en ratifiant le TSCG en 2012 via une loi organique de programmation. La règle d'or constitutionnelle restera un projet avorté, mais l'idée sera transposée via le TSCG et le Haut Conseil des finances publiques créé en 2012.

Contexte

La crise de la dette européenne fait rage. L'Allemagne a inscrit sa « Schuldenbremse » (frein à l'endettement) dans sa Loi fondamentale en 2009. Sarkozy veut faire de même pour renforcer la crédibilité budgétaire de la France. Mais une révision constitutionnelle nécessite une majorité des 3/5 au Congrès, que la droite ne détient pas seule.

Chaîne d'impact

Réforme

Règle d'or budgétaire (échec)

juillet 2011

Aucun effet de bord documenté

Effets mesurés

Effets positifs

1
  • Le débat sur la règle d'or sensibilise l'opinion et la classe politique à l'impératif de discipline budgétaire, préparant le terrain pour la ratification du TSCG

    Fiabilité moyenneMesure : 2012-10-01Jean-Dominique Giuliani, Fondation Robert Schuman — Connaître et comprendre le pacte budgétaire (Questions d'Europe n°253) agent en recherche

Effets négatifs

1

Analyses contradictoires

Pour

Inscrire la discipline budgétaire dans la Constitution est le seul moyen crédible d'engager la France sur la voie du désendettement. Comme l'Allemagne l'a fait avec succès, la France doit s'imposer une règle contraignante supérieure aux alternances politiques.

MédiaPosition de IFRAP, exposée dans « Comment adopter une règle d'or des finances publiques » agent en recherche(droite)

Contre

La règle d'or constitutionnelle est une camisole qui priverait les gouvernements élus de toute marge de manœuvre budgétaire. En période de récession, l'austérité imposée par la Constitution aggraverait la crise. C'est un transfert de souveraineté du politique vers la technocratie budgétaire.

analyse de la rédactionArgument formulé par nous, sans source tierce.

Sources

Données disponibles (8/9)
Texte officiel2+ sourcesSource avec lienEffets positifsEffets négatifsAnalyse pourAnalyse contrePromesse tracéeChaînage législatif

Source de vérification : Conseil constitutionnel

727 fiches de réforme dans le corpus. Les sources et niveaux de vérification varient selon les fiches. Corrélation ≠ causalité. Méthodologie & sources