SignificativeLoiEmploi & TravailAbrogée

Contrats de génération

Dispositif liant embauche d'un jeune en CDI au maintien d'un senior dans l'emploi, avec aide financière de 4 000 € par an.

Rattachement présidentiel : François Hollande
Gouvernement de rattachement : Jean-Marc Ayrault

Initiative politique : présidentielle

Acteurs et rôles documentés : François Hollande, président de la République, Michel Sapin, ministre du Travail, Partenaires sociaux, conception négociée.

Le rapport relie le contrat au programme de Hollande et retrace sa proposition aux partenaires sociaux lors de la conférence sociale de juillet 2012, suivie de la feuille de route gouvernementale et de l’ANI.

Attribution revue le 2026-10-12.

Comment l’initiative est-elle établie ?
Promesse non tenue

Description

La loi du 1er mars 2013 crée le contrat de génération, dispositif phare de la campagne de François Hollande en matière d'emploi. Le principe est de coupler l'embauche d'un jeune de moins de 26 ans en CDI avec le maintien dans l'emploi d'un salarié de 57 ans et plus (ou l'embauche d'un senior de 55 ans et plus). Les entreprises de moins de 300 salariés reçoivent une aide de 4 000 euros par an pendant 3 ans pour chaque binôme formé. Les entreprises de plus de 300 salariés doivent négocier des accords intergénérationnels sous peine de pénalité. L'objectif initial de 500 000 contrats de génération sur le quinquennat est très rapidement revu à la baisse. Le dispositif est un échec quantitatif majeur : seuls 40 000 contrats seront signés en trois ans, très loin des ambitions initiales. Le décalage entre l'ambition affichée et les résultats obtenus symbolise les difficultés du quinquennat en matière d'emploi.

Contexte

La France affiche en 2012 un taux de chômage des jeunes de 25 % et un taux d'emploi des seniors parmi les plus faibles d'Europe. Le contrat de génération vise à traiter simultanément ces deux problèmes structurels du marché du travail français.

Vote à l’Assemblée nationale

Scrutin n° 85 · 23 janvier 2013 · 14e législature

l'ensemble du projet de loi portant création du contrat de génération (1ère lecture).

Adopté
323
Pour
177
Contre
37
Abstentions

537 votants · 1 non-votants

Répartition par groupe (top 5)

  • PO656002276 / 0 / 0
  • PO6560065 / 173 / 15
  • PO6560104 / 2 / 20
  • PO65602216 / 0 / 0
  • PO65601811 / 0 / 0

Pour / Contre / Abstention

Voir le scrutin nominatif sur assemblee-nationale.fr

Parcours institutionnel

Navette Assemblée — Sénat

  • Première chambre saisie : Assemblée nationale
  • Lectures : 2
  • Durée dépôt → promulgation : 79 jours
  • Commission mixte paritaire : réunie, accord
  • Accord en commission mixte paritaire
  • Dossier législatif (senat.fr)

Conseil constitutionnel

Saisine : 60 députés

28 février 2013Censure partielle

La couche institutionnelle est décrite dans Institutions.

Texte officiel consolidé

Vérifié le 13 avril 2026
Identifiant Légifrance
LEGITEXT000027124273_04-03-2013
Publication au JORF
04 mars 2013
Consulter sur LégifranceSource opposable · PISTE / DILA

Chaîne d'impact

Réforme

Contrats de génération

mars 2013

Promesse d'origine

« Engagement n° 33 : « Je créerai le contrat de génération : un jeune embauché accompagné d'un salarié expérimenté, 500 000 contrats en 5 ans » »

Source : 60 engagements pour la France, François Hollande, 2012

Écart entre promesse et réalisation

Promesse très largement non tenue en volume : 40 000 contrats signés au lieu de 500 000 prévus.

Effets mesurés

Effets positifs

1
  • Pour les binômes constitués, transmission effective de savoir-faire entre seniors et jeunes embauchés

    Fiabilité moyenneMesure : 2015-06-01DARES (ministère du Travail) — Les embauches en contrat de génération de 2013 à 2015 agent en recherche

Effets négatifs

2
  • Échec quantitatif massif : seuls 40 000 contrats signés sur 500 000 promis, soit 8 % de l'objectif

    Nombre de contrats de génération signés
    0 contrats40000 contrats
    Fiabilité hauteMesure : 2015-12-31DARES — Les embauches en contrat de génération de 2013 à 2015 (Dares Résultats n°082, décembre 2016) agent en recherche
  • Effet d'aubaine important : de nombreuses entreprises ont bénéficié de l'aide pour des embauches qu'elles auraient réalisées de toute façon

Effets de bord

1

Analyses contradictoires

Pour

Le contrat de génération répondait à un vrai problème structurel français : le faible taux d'emploi des jeunes et des seniors. L'idée du binôme intergénérationnel était innovante et avait le mérite de favoriser la transmission des compétences. L'échec quantitatif s'explique par la conjoncture économique défavorable.

analyse de la rédactionArgument formulé par nous, sans source tierce.

Contre

Le contrat de génération est un dispositif technocratique éloigné des réalités de l'entreprise. Contraindre les employeurs à lier embauche d'un jeune et maintien d'un senior est artificiel. Les 40 000 contrats signés sur 500 000 promis illustrent le décalage entre les promesses de campagne et les possibilités réelles de l'action publique. [Données factuelles : Échec quantitatif massif : seuls 40 000 contrats signés sur 500 000 promis, soit 8 % de l'objectif : 0 → 40000 contrats.]

Chaînage législatif

Cette réforme a été abrogée par : suppression-contrat-generation-ordonnances-macron-2017 (fiche non identifiée)

Sources

Données disponibles (8/9)
Texte officiel2+ sourcesSource avec lienEffets positifsEffets négatifsAnalyse pourAnalyse contrePromesse tracéeChaînage législatif

Source de vérification : Légifrance — Voir le texte officiel

727 fiches de réforme dans le corpus. Les sources et niveaux de vérification varient selon les fiches. Corrélation ≠ causalité. Méthodologie & sources