Schéma directeur d'aménagement de la région parisienne et villes nouvelles (1965)
Plan d'urbanisme créant les villes nouvelles franciliennes pour organiser la croissance de l'agglomération parisienne.
Initiative politique : non documentée
⚠️ Le rattachement à un président et à un gouvernement situe la décision dans le corpus. Il ne permet pas, à lui seul, d’identifier qui l’a initiée.
Comment l’initiative est-elle établie ?Description
Le Schéma directeur d'aménagement et d'urbanisme de la région de Paris (SDAURP), élaboré sous la direction de Paul Delouvrier, délégué général au district de la région de Paris, est approuvé en 1965. Ce plan révolutionnaire rompt avec la doctrine malthusienne précédente qui cherchait à limiter la croissance de Paris. Il accepte au contraire l'inéluctabilité de la croissance de l'agglomération (prévision de 14 millions d'habitants à terme) et propose de l'organiser autour de deux axes de développement et de cinq villes nouvelles : Évry, Cergy-Pontoise, Saint-Quentin-en-Yvelines, Marne-la-Vallée et Melun-Sénart. Ces villes nouvelles, dotées d'établissements publics d'aménagement, doivent offrir emplois, logements, équipements et transports de qualité pour éviter les cités-dortoirs. Le schéma prévoit également la création du Réseau express régional (RER) pour connecter ces pôles. Ce projet pharaonique transformera durablement la géographie de l'Île-de-France.
Contexte
L'agglomération parisienne connaît une croissance anarchique avec multiplication des grands ensembles périphériques sans emplois ni équipements. La crise du logement reste aiguë malgré les constructions massives. De Gaulle nomme Paul Delouvrier, ancien délégué en Algérie, pour résoudre le problème.
Chaîne d'impact
Réforme
Villes nouvelles
juin 1965
Promesse d'origine
« De Gaulle veut une région parisienne digne d'un grand pays moderne, débarrassée du chaos urbanistique. »
Source : Instructions du général de Gaulle à Paul Delouvrier, 1961
Écart entre promesse et réalisation
Le schéma va au-delà des attentes initiales en proposant une refonte complète de la géographie urbaine francilienne.
Effets mesurés
Effets positifs
1Création de cinq villes nouvelles accueillant à terme plus d'un million d'habitants avec emplois, services et transports intégrés
Effets négatifs
1Certaines villes nouvelles n'atteindront jamais les populations prévues et souffriront de problèmes sociaux comparables aux grands ensembles
Fiabilité moyenneMesure : 2000-12-31Pierre Merlin — Les Villes nouvelles en France — Presses Universitaires de France (PUF), coll. Que sais-je ?, 1991, 127 p. · ISBN 2130439799 · notice référence bibliographique
Effets de bord
1Étalement urbain considérable en Île-de-France et dépendance automobile dans les zones mal desservies par le RER
Analyses contradictoires
Pour
Les villes nouvelles ont permis d'organiser rationnellement la croissance francilienne et d'offrir un cadre de vie de qualité à des centaines de milliers de familles, évitant le chaos urbanistique total.
Contre
Les villes nouvelles ont contribué à l'étalement urbain et à la fragmentation sociale de l'Île-de-France, sans résoudre les problèmes de la banlieue existante qui a été délaissée.
Sources
- [1]Source officielleDistrict de la région de Paris (Paul Delouvrier)
- [2]
Pierre Merlin — Les Villes nouvelles en France — Presses Universitaires de France (PUF), coll. Que sais-je ? · ISBN 2130439799 référence bibliographique
Source académiquePierre Merlin
Source de vérification : Légifrance — Voir le texte officiel
727 fiches de réforme dans le corpus. Les sources et niveaux de vérification varient selon les fiches. Corrélation ≠ causalité. Méthodologie & sources