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Entrée de la production cinématographique dans l’assurance chômage des intermittents

Entrée en vigueur de l’annexe VIII de l’assurance chômage pour les personnels de la production cinématographique ; le régime sera étendu à d’autres activités.

Rattachement présidentiel : Charles de Gaulle
Gouvernement de rattachement : Georges Pompidou

Initiative politique : autre

Acteurs et rôles documentés : Patronat et organisations syndicales, partenaires de la convention UNEDIC de 1958 : création conventionnelle de l’annexe VIII.

Le rapport Le Garrec attribue au patronat et aux syndicats la création de l’annexe VIII entrée en vigueur en 1965 pour les personnels de la production cinématographique. La fiche correspond maintenant à cette étape précise.

Attribution revue le 2026-10-12.

Comment l’initiative est-elle établie ?
Sans promesse préalable

Description

En 1965, les partenaires sociaux instituent, dans le cadre de l'UNEDIC créée en 1958, l’annexe VIII de la convention d’assurance chômage pour les personnels des établissements de production cinématographique. Ce régime, dit des « intermittents du spectacle », reconnaît la discontinuité structurelle de l'emploi dans les métiers artistiques et techniques du spectacle : entre deux contrats (CDD d'usage), les professionnels bénéficient d'une indemnisation chômage selon des règles adaptées — un nombre d'heures travaillées sur une période de référence ouvrant droit à des allocations. Le dispositif repose sur le principe de solidarité interprofessionnelle au sein de l'UNEDIC. Il deviendra au fil des décennies le pilier du modèle culturel français, permettant le maintien d'un vivier de professionnels qualifiés disponibles pour les productions culturelles. En 2019, environ 270 000 personnes bénéficient du statut. Le régime, structurellement déficitaire (environ 1 milliard d'euros par an), fait l'objet de réformes récurrentes et de contestations sur son coût, mais il est considéré comme un pilier de la vitalité culturelle française.

Contexte

La France des années 1960 développe une politique culturelle ambitieuse sous l'impulsion d'André Malraux, ministre de la Culture depuis 1959. Le spectacle vivant, le cinéma et la télévision en plein essor nécessitent une main-d'œuvre flexible. L'alternance entre périodes d'emploi et de chômage est inhérente à ces métiers.

Chaîne d'impact

Réforme

Régime intermittents du spectacle

janvier 1965

Effets mesurés

Effets positifs

2

Effets négatifs

1

Effets de bord

1

Analyses contradictoires

Pour

Le régime des intermittents est le pilier de la vitalité culturelle française. Il permet de maintenir un réservoir de compétences artistiques et techniques indispensable à une production culturelle diversifiée et de qualité. Sans ce filet de sécurité adapté, la France perdrait sa capacité de création qui fait sa renommée mondiale.

Contre

Le régime des intermittents est un système coûteux et inéquitable qui fait peser sur l'ensemble des salariés un déficit d'un milliard d'euros annuel pour financer 3 % des allocataires. Il encourage la précarisation volontaire et les abus de CDD d'usage dans des secteurs qui pourraient fonctionner avec des emplois permanents.

Think tankIFRAP, analyse du régime des intermittents du spectacle document non retrouvé(droite)

Chaînage législatif

Modifiée par

Sources

Données disponibles (8/9)
2+ sourcesSource avec lienEffets positifsEffets négatifsAnalyse pourAnalyse contrePromesse tracéeChaînage législatifTexte officiel

Source de vérification : Légifrance — Voir le texte officiel

727 fiches de réforme dans le corpus. Les sources et niveaux de vérification varient selon les fiches. Corrélation ≠ causalité. Méthodologie & sources