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Loi DADVSI — Droit d'auteur et droits voisins dans la société de l'information

Transposition de la directive européenne sur le droit d'auteur dans la société de l'information, encadrant le téléchargement illégal et les mesures techniques de protection.

Rattachement présidentiel : Jacques Chirac
Gouvernement de rattachement : Dominique de Villepin

Initiative politique : non documentée

⚠️ Le rattachement à un président et à un gouvernement situe la décision dans le corpus. Il ne permet pas, à lui seul, d’identifier qui l’a initiée.

Comment l’initiative est-elle établie ?
Sans promesse préalable

Description

La loi n° 2006-961 du 1er août 2006 relative au droit d'auteur et aux droits voisins dans la société de l'information (DADVSI) transpose la directive européenne 2001/29/CE. Adoptée après un parcours parlementaire chaotique (18 mois de débats, 5 recours au 49.3), elle constitue la première tentative législative française de répondre à la révolution numérique et au téléchargement massif de musique et de films sur internet (P2P, réseaux comme eMule et BitTorrent). La loi pénalise le téléchargement illégal (contravention de première classe, soit 38 euros d'amende maximale, un compromis par rapport à la peine de 3 ans de prison du droit commun de la contrefaçon), protège juridiquement les mesures techniques de protection (DRM) empêchant la copie, tout en maintenant le droit à la copie privée. Elle crée une exception au droit d'auteur pour les personnes handicapées et pour l'enseignement. Le texte initial prévoyait une « licence globale » (forfait mensuel autorisant le téléchargement), adoptée en première lecture à l'Assemblée avant d'être supprimée par le gouvernement en seconde lecture, provoquant la colère des internautes et des défenseurs de l'internet libre.

Contexte

Le téléchargement de musique et de films sur les réseaux peer-to-peer (Napster, Kazaa, eMule) bouleverse les industries culturelles. Les ventes de disques chutent de 30 % entre 2002 et 2006. La directive européenne 2001/29 attend d'être transposée depuis 2003, avec deux ans de retard.

Parcours institutionnel

Navette Assemblée — Sénat

  • Première chambre saisie : Assemblée nationale
  • Lectures : 2
  • Durée dépôt → promulgation : 993 jours
  • Commission mixte paritaire : réunie
  • Dossier législatif (senat.fr)

Conseil constitutionnel

Saisine : 60 députés

27 juillet 2006Censure partielle

La couche institutionnelle est décrite dans Institutions.

Texte officiel consolidé

Vérifié le 13 avril 2026
Identifiant Légifrance
LEGITEXT000006054152_03-08-2006
Publication au JORF
03 août 2006
Consulter sur LégifranceSource opposable · PISTE / DILA

Chaîne d'impact

Réforme

Loi DADVSI (droit auteur numérique)

août 2006

Effets mesurés

Effets positifs

1

Effets négatifs

1

Effets de bord

1

Analyses contradictoires

Pour

La protection du droit d'auteur est essentielle pour la rémunération des créateurs. Sans cadre juridique adapté, l'économie culturelle française s'effondre face au piratage massif. Les DRM sont un outil légitime de protection de la propriété intellectuelle.

Contre

La loi DADVSI criminalise des millions d'internautes sans résoudre le problème de la rémunération des artistes. La licence globale, votée puis retirée, aurait été une solution juste et innovante. Les DRM pénalisent les consommateurs honnêtes sans empêcher le piratage.

analyse de la rédactionArgument formulé par nous, sans source tierce.

Sources

Données disponibles (7/9)
Texte officielSource avec lienEffets positifsEffets négatifsAnalyse pourAnalyse contrePromesse tracée2+ sourcesChaînage législatif

Source de vérification : Légifrance — Voir le texte officiel

727 fiches de réforme dans le corpus. Les sources et niveaux de vérification varient selon les fiches. Corrélation ≠ causalité. Méthodologie & sources