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Dissolution de l'Assemblée nationale du 9 juin 2024

Dissolution surprise de l'Assemblée nationale par Macron après la victoire écrasante du RN aux européennes, provoquant un séisme politique majeur.

Rattachement présidentiel : Emmanuel Macron
Gouvernement de rattachement : Gabriel Attal

Initiative politique : présidentielle

Acteurs et rôles documentés : Emmanuel Macron, président de la République.

Après les résultats des élections européennes et les consultations constitutionnelles, Macron décide personnellement de dissoudre l’Assemblée et expose son raisonnement dans son adresse du 9 juin.

Attribution revue le 2026-10-12.

Comment l’initiative est-elle établie ?
Sans promesse préalable

Description

Le soir des élections européennes du 9 juin 2024, marquées par une victoire écrasante du Rassemblement National (31,4 % des voix, contre 14,6 % pour la liste Renaissance de Valérie Hayer), Emmanuel Macron prononce une allocution télévisée surprise et annonce la dissolution de l'Assemblée nationale. Les élections législatives sont fixées aux 30 juin et 7 juillet 2024. Cette décision, prise sans consultation préalable du Premier ministre Gabriel Attal ni de la majorité des membres du gouvernement, provoque un séisme politique sans précédent sous la Ve République. La dissolution — droit discrétionnaire du président prévu par l'article 12 de la Constitution — est motivée selon Macron par le souci de « redonner la parole au peuple » et de « clarifier » la situation politique.

Contexte

Les élections européennes du 9 juin 2024 confirment l'effondrement du parti présidentiel Renaissance. Le Rassemblement National domine largement avec 31,4 % des voix. La majorité relative d'Emmanuel Macron à l'Assemblée, déjà fragile depuis 2022, est jugée insuffisante pour gouverner. Le président décide seul de la dissolution, considérée comme un pari politique risqué.

Texte officiel consolidé

Vérifié le 13 avril 2026
Identifiant Légifrance
LEGITEXT000049689706_10-06-2024
Publication au JORF
10 juin 2024
Consulter sur LégifranceSource opposable · PISTE / DILA

Chaîne d'impact

Réforme

Dissolution Assemblée nationale

juin 2024

Effets mesurés

Effets positifs

1

Effets négatifs

2
  • Assemblée nationale sans majorité, provoquant une instabilité politique durable et une incapacité à voter un budget dans les délais normaux

    Fiabilité hauteMesure : 2024-07-07Ministère de l'Intérieur — Élections législatives anticipées 2024 – résultats définitifs (publication du ministère de l'Intérieur) agent en recherche
  • Dégradation de la note souveraine de la France par les agences de notation, liée à l'incertitude politique

    Fiabilité hauteMesure : 2024-06-14S&P Global Ratings — France 'AA-/A-1+' Ratings Affirmed; Outlook Revised To Negative agent en recherche

Effets de bord

2

Analyses contradictoires

Pour

La dissolution est un acte démocratique courageux qui redonne la parole au peuple souverain face à une Assemblée qui ne reflétait plus les rapports de force politiques. Mieux vaut affronter la réalité qu'entretenir l'illusion d'une majorité relative impuissante.

Contre

La dissolution est un acte irresponsable, décidé sur un coup de tête sans consultation, qui plonge la France dans le chaos politique à quelques semaines des Jeux Olympiques de Paris. Le résultat — une Assemblée encore plus ingouvernable — démontre l'amateurisme de la décision.

Sources

Données disponibles (8/9)
Texte officiel2+ sourcesSource avec lienEffets positifsEffets négatifsAnalyse pourAnalyse contrePromesse tracéeChaînage législatif

Source de vérification : Légifrance — Voir le texte officiel

727 fiches de réforme dans le corpus. Les sources et niveaux de vérification varient selon les fiches. Corrélation ≠ causalité. Méthodologie & sources