Garantie jeunes — Dispositif d'insertion pour les jeunes en situation de précarité
Dispositif d’accompagnement intensif et de garantie de ressources, expérimenté en 2013 principalement pour les jeunes de 18 à 25 ans ; certains mineurs peuvent être admis à titre exceptionnel.
Initiative politique : gouvernementale
Acteurs et rôles documentés : Jean-Marc Ayrault, Premier ministre, Michel Sapin, ministre du Travail.
Le gouvernement décide la Garantie jeunes dans le plan contre la pauvreté adopté au comité interministériel du 21 janvier 2013, après la conférence de décembre 2012.
- RSA jeunes : réponse du ministère du Travail
de créer une « Garantie Jeunes »
Attribution revue le 2026-10-12.
Description
La Garantie jeunes, lancée en phase pilote le 1er octobre 2013 dans dix territoires avant d'être généralisée en 2017, est un dispositif d'accompagnement vers l'emploi destiné, dans ses règles initiales, principalement aux jeunes de 18 à 25 ans révolus ni étudiants, ni en formation, ni en emploi, en situation de grande précarité. Le décret de 2013 prévoit notamment des admissions exceptionnelles pour des jeunes de 16 à 18 ans et pour certaines situations présentant un risque de rupture. La généralisation de 2017 relève d’un cadre ultérieur. Mis en œuvre par les missions locales, le dispositif offre un accompagnement collectif et individuel intensif pendant douze mois, combinant ateliers collectifs, mises en situation professionnelle (stages, immersions en entreprise) et un suivi personnalisé. En contrepartie de leur engagement dans le parcours, les bénéficiaires perçoivent une allocation mensuelle équivalente au RSA (environ 500 euros), cumulable avec des revenus d'activité dans certaines limites. Le dispositif s'inscrit dans la Garantie européenne pour la jeunesse adoptée par le Conseil de l'UE en avril 2013. L'évaluation de la DARES montre que la Garantie jeunes augmente significativement le taux d'emploi des bénéficiaires (+10 points à 18 mois). Le dispositif a touché environ 100 000 jeunes par an à compter de 2017. Il sera remplacé en mars 2022 par le Contrat d'engagement jeune (CEJ) sous le gouvernement Castex.
Contexte
Le chômage des jeunes atteint 26 % en 2013, l'un des taux les plus élevés de l'UE. François Hollande a fait de la jeunesse la « priorité du quinquennat ». La Garantie jeunes répond à la recommandation européenne d'avril 2013 sur la Garantie pour la jeunesse.
Texte officiel consolidé
Vérifié le 13 avril 2026- Identifiant Légifrance
- LEGITEXT000028022996_01-01-2016
- Publication au JORF
- 03 octobre 2013
Chaîne d'impact
Réforme
Garantie jeunes
octobre 2013
Aucun effet de bord documenté
Chaînage législatif
Remplacée par le Contrat d'engagement jeune (CEJ) en mars 2022
Promesse d'origine
« La jeunesse sera la priorité de mon quinquennat. »
Source : François Hollande, discours du Bourget, 22 janvier 2012
Écart entre promesse et réalisation
Le dispositif est ciblé sur les NEET les plus précaires, pas une politique universelle pour tous les jeunes.
Effets mesurés
Effets positifs
1Augmentation significative du taux d'emploi des bénéficiaires de la Garantie jeunes : +10 points à 18 mois par rapport au groupe témoin
Fiabilité hauteMesure : 2018-01-01Comité scientifique de l'évaluation de la Garantie Jeunes (coordination DARES) — Rapport final d'évaluation de la Garantie Jeunes (Comité scientifique de l'évaluation de l'expérimentation) agent en recherche
Effets négatifs
1Couverture limitée : le dispositif ne touche qu'une fraction des jeunes NEET (environ 100 000 par an sur un total estimé à 1,5 million de NEET en France)
Fiabilité hauteMesure : 2019-01-01Cour des comptes — L'accès des jeunes à l'emploi : construire des parcours, adapter les aides agent en recherche
Analyses contradictoires
Pour
La Garantie jeunes a prouvé son efficacité par une évaluation rigoureuse (essai randomisé contrôlé). Elle offre un filet de sécurité et un accompagnement intensif aux jeunes les plus éloignés de l'emploi, réduisant durablement leur risque de précarité.
Contre
Le dispositif reste marginal face à l'ampleur du chômage des jeunes. L'allocation est trop faible pour permettre une véritable autonomie, et l'accompagnement de 12 mois est insuffisant pour les jeunes les plus en difficulté. Le vrai problème est l'absence de création d'emplois.
Chaînage législatif
Modifiée par
- remplacementref-castex1-cej (fiche non identifiée)
Remplacée par le Contrat d'engagement jeune (CEJ) en mars 2022
Cette réforme a été abrogée par : Contrat d'engagement jeune (CEJ) 2022 (fiche non identifiée)
Sources
- [1]
Décret n° 2013-880 du 1er octobre 2013 relatif à l'expérimentation de la Garantie jeunes
Source officielleBiais : institutionnel - [2]
DARES, rapport d'évaluation de la Garantie jeunes
Source officielleBiais : institutionnel - [3]Source officielleLégifrance
- [4]Source officielleAssemblée nationale
Source de vérification : Légifrance — Voir le texte officiel
727 fiches de réforme dans le corpus. Les sources et niveaux de vérification varient selon les fiches. Corrélation ≠ causalité. Méthodologie & sources