MajeureDécretDéfense & Armées

Participation de la France à la guerre du Golfe

Engagement militaire français dans la coalition internationale contre l'Irak après l'invasion du Koweït, opération Daguet.

Rattachement présidentiel : François Mitterrand
Gouvernement de rattachement : Michel Rocard

Initiative politique : présidentielle

Acteurs et rôles documentés : François Mitterrand, président de la République le 15 septembre 1990 : décide l’engagement initial des forces françaises, Armées françaises : déploiement et préparation opérationnelle de Daguet.

Le rapport parlementaire attribue expressément à Mitterrand la décision du 15 septembre 1990 d’engager les forces françaises dans Bouclier du désert. Le classement porte sur ce lancement daté dans la fiche ; la préparation militaire et les phases de combat ultérieures sont des étapes distinctes.

Attribution revue le 2026-10-12.

Comment l’initiative est-elle établie ?
Sans promesse préalable

Description

Après l'invasion du Koweït par l'Irak de Saddam Hussein le 2 août 1990, la France s'engage dans la coalition internationale menée par les États-Unis sous mandat de l'ONU (résolution 678). L'opération Daguet déploie 18 000 militaires français, des avions Jaguar et Mirage, des navires et la division Daguet (6e division légère blindée). La France participe à l'offensive terrestre du 24-28 février 1991 (opération Tempête du désert). Mitterrand, président et chef des armées, mène une diplomatie active tentant jusqu'au bout une solution pacifique (initiatives diplomatiques de janvier 1991) avant de rejoindre la coalition. La participation française est approuvée par une large majorité à l'Assemblée nationale le 16 janvier 1991. Les pertes françaises sont limitées (2 morts au combat). L'engagement français dans la guerre du Golfe marque le retour de la France dans une opération militaire majeure aux côtés des États-Unis, rompant avec la doctrine gaulliste d'indépendance nationale. Il renforce le rang de la France au Conseil de sécurité de l'ONU.

Contexte

L'Irak de Saddam Hussein envahit le Koweït le 2 août 1990. Le Conseil de sécurité de l'ONU vote une série de résolutions exigeant le retrait irakien, puis autorisant le recours à la force (résolution 678, novembre 1990). La France a des intérêts stratégiques au Moyen-Orient et des liens historiques avec l'Irak (vente d'armes, coopération nucléaire).

Chaîne d'impact

Réforme

Guerre du Golfe

septembre 1990

Effets mesurés

Effets positifs

2

Effets négatifs

2

Effets de bord

1
  • L'expérience du Golfe accélère la professionnalisation des armées françaises et la réforme de la politique de défense, aboutissant à la suspension du service militaire en 1996

    Fiabilité hauteMesure : 1996-02-22Livre blanc sur la défense 1994 — La Documentation française, 1994, 212 p. p. · ISBN 2-11-003135-2 · notice référence bibliographique

Analyses contradictoires

Pour

La participation française à la guerre du Golfe était un impératif de droit international : l'annexion du Koweït ne pouvait rester impunie. La France a agi sous mandat de l'ONU et a défendu les principes fondamentaux du droit international. Son engagement a renforcé son poids diplomatique.

Source officielleFrançois Mitterrand — Message de M. François Mitterrand adressé à la Nation à la suite de l'expiration de l'ultimatum contre l'Irak agent en recherche(centre-gauche)

Contre

La France a suivi les États-Unis dans une guerre motivée davantage par le contrôle du pétrole que par le droit international. Chevènement avait raison : cette guerre a trahi l'indépendance diplomatique de la France et a déstabilisé durablement le Moyen-Orient.

MédiaJean-Pierre Chevènement — Le vert et le noir : intégrisme, pétrole, dollar — B. Grasset, 1995, 263 p. p. · ISBN 2-246-50671-9 référence bibliographique(gauche)

Sources

Données disponibles (6/9)
Source avec lienEffets positifsEffets négatifsAnalyse pourAnalyse contrePromesse tracéeTexte officiel2+ sourcesChaînage législatif

Source de vérification : Légifrance — Voir le texte officiel

727 fiches de réforme dans le corpus. Les sources et niveaux de vérification varient selon les fiches. Corrélation ≠ causalité. Méthodologie & sources