StructuranteTraitéEurope & International

Signature de la Convention d'application de Schengen

Signature de la convention d'application des accords de Schengen organisant la libre circulation et la coopération policière européenne.

Rattachement présidentiel : François Mitterrand
Gouvernement de rattachement : Michel Rocard

Initiative politique : non documentée

⚠️ Le rattachement à un président et à un gouvernement situe la décision dans le corpus. Il ne permet pas, à lui seul, d’identifier qui l’a initiée.

Comment l’initiative est-elle établie ?
Sans promesse préalable

Description

Le 19 juin 1990, la France signe la Convention d'application des accords de Schengen avec l'Allemagne, la Belgique, le Luxembourg et les Pays-Bas. L'accord initial de Schengen avait été signé en 1985 sous Laurent Fabius, mais c'est la convention de 1990 qui définit les modalités concrètes de la suppression des contrôles aux frontières intérieures et du renforcement des contrôles aux frontières extérieures. La convention prévoit la création du Système d'information Schengen (SIS), base de données policière commune, une politique commune de visas de court séjour, et une coopération judiciaire et policière renforcée. La convention entre en vigueur le 26 mars 1995. L'espace Schengen deviendra progressivement le plus grand espace de libre circulation au monde, comptant 27 pays et plus de 420 millions d'habitants. Pour la France, Schengen représente à la fois un approfondissement majeur de la construction européenne et un sujet de débat permanent sur le contrôle de l'immigration et la sécurité intérieure.

Contexte

La chute du mur de Berlin en novembre 1989 accélère la dynamique d'intégration européenne. L'Acte unique de 1986 prévoit la réalisation du marché intérieur pour 1993, dont la libre circulation des personnes est un pilier. La France veut être motrice dans la construction européenne.

Texte officiel consolidé

Vérifié le 10 octobre 2026
Identifiant Légifrance
JORFTEXT000000165861
Publication au JORF
21 mars 1995
Consulter sur LégifranceSource opposable · PISTE / DILA

Chaîne d'impact

Réforme

Convention Schengen

juin 1990

Effets mesurés

Effets positifs

2

Effets négatifs

1

Effets de bord

1

Analyses contradictoires

Pour

Schengen est une réalisation concrète et visible de la construction européenne pour les citoyens. La libre circulation facilite les échanges économiques, culturels et humains. La coopération policière via le SIS renforce la sécurité collective.

Contre

Schengen a privé la France de la maîtrise de ses frontières sans que la coopération aux frontières extérieures soit suffisamment efficace. L'espace de libre circulation est devenu un espace de libre passage pour l'immigration irrégulière et les réseaux criminels transfrontaliers.

Source officielleProjet de loi autorisant l'approbation de la convention d'application de l'accord de Schengen (n°354 (90-91)) agent en recherche(droite)

Sources

Données disponibles (7/9)
Texte officielSource avec lienEffets positifsEffets négatifsAnalyse pourAnalyse contrePromesse tracée2+ sourcesChaînage législatif

Source de vérification : EUR-Lex

727 fiches de réforme dans le corpus. Les sources et niveaux de vérification varient selon les fiches. Corrélation ≠ causalité. Méthodologie & sources