SignificativeLoiFamille & Petite enfance

Réforme du droit de l'adoption (11 juillet 1966)

Modernisation du droit de l'adoption créant deux formes distinctes : adoption plénière et adoption simple.

Rattachement présidentiel : Charles de Gaulle
Gouvernement de rattachement : Georges Pompidou

Initiative politique : gouvernementale

Acteurs et rôles documentés : Jean Foyer, garde des Sceaux de 1962 à 1967 : commande la préparation d’une réforme d’ensemble, Commission ministérielle réunissant magistrats, fonctionnaires, spécialistes et parlementaires : travaux préparatoires.

Foyer explique avoir demandé en 1963 du temps pour refaire le droit d’adoption avec une commission. Il présente le projet comme le résultat de ces travaux. Les initiatives parlementaires antérieures et la première réforme de 1963 sont distinguées de cette refonte ministérielle.

Attribution revue le 2026-10-12.

Comment l’initiative est-elle établie ?
Sans promesse préalable

Description

La loi du 11 juillet 1966 réforme en profondeur le droit de l'adoption en France, une législation restée quasiment inchangée depuis le Code civil de 1804. Elle institue deux formes d'adoption distinctes : l'adoption plénière, qui crée un lien de filiation irrévocable substituant la famille adoptive à la famille d'origine (l'enfant adopté acquiert les mêmes droits qu'un enfant biologique), et l'adoption simple, qui maintient les liens avec la famille d'origine tout en créant un lien avec la famille adoptive. La loi facilite les procédures d'adoption, abaisse les conditions d'âge pour les adoptants, et renforce la protection des enfants adoptés. Elle met en place le Conseil supérieur de l'adoption et les organismes agréés d'adoption. Cette réforme répond à l'évolution des mœurs et aux besoins d'enfants orphelins ou abandonnés, notamment dans le contexte de l'après-guerre et de la décolonisation.

Contexte

Le droit de l'adoption français est obsolète, hérité du Code napoléonien qui ne prévoyait l'adoption que pour des adultes. La société française évolue, les familles se diversifient. De nombreux enfants ont besoin de familles adoptives. La jurisprudence a accumulé les adaptations sans cohérence d'ensemble.

Texte officiel consolidé

Vérifié le 13 avril 2026
Identifiant Légifrance
LEGITEXT000006068286_01-11-1966
Publication au JORF
12 juillet 1966
Consulter sur LégifranceSource opposable · PISTE / DILA

Chaîne d'impact

Réforme

Loi sur l'adoption

juillet 1966

Aucun effet de bord documenté

Chaînage législatif

2005modification

Réformes successives du droit de l'adoption (1996, 2005, 2022) modernisant le cadre de 1966

→ (fiche non identifiée)

Effets mesurés

Effets positifs

2

Effets négatifs

1

Analyses contradictoires

Pour

La loi de 1966 a modernisé un droit archaïque et offert un cadre protecteur aux enfants et aux familles adoptives, permettant des milliers d'adoptions réussies chaque année.

Source académiqueJean Carbonnier — Droit civil, tome 2 : La famille, l'enfant, le couple — PUF (coll. Thémis Droit privé), 1993, 618 p. · ISBN 978-2-13-046006-0 · notice référence bibliographique

Contre

La distinction entre adoption plénière et simple crée des inégalités de statut entre enfants adoptés et la rupture totale des liens dans l'adoption plénière peut être préjudiciable au droit de l'enfant à connaître ses origines.

Chaînage législatif

Modifiée par

  • modification
    ref-chirac2-adoption-2005 (fiche non identifiée)

    Réformes successives du droit de l'adoption (1996, 2005, 2022) modernisant le cadre de 1966

Sources

Données disponibles (9/9)
Texte officiel2+ sourcesSource avec lienEffets positifsEffets négatifsAnalyse pourAnalyse contrePromesse tracéeChaînage législatif

Source de vérification : Légifrance — Voir le texte officiel

727 fiches de réforme dans le corpus. Les sources et niveaux de vérification varient selon les fiches. Corrélation ≠ causalité. Méthodologie & sources