SignificativeLoiÉconomie & Finances

Loi pour le développement de la participation et de l'actionnariat salarié

Loi modernisant les dispositifs de participation, d'intéressement et d'actionnariat salarié pour renforcer le partage de la valeur ajoutée.

Rattachement présidentiel : Jacques Chirac
Gouvernement de rattachement : Dominique de Villepin

Initiative politique : non documentée

⚠️ Le rattachement à un président et à un gouvernement situe la décision dans le corpus. Il ne permet pas, à lui seul, d’identifier qui l’a initiée.

Comment l’initiative est-elle établie ?
Partiellement tenue

Description

La loi n° 2006-1770 du 30 décembre 2006 pour le développement de la participation et de l'actionnariat salarié et portant diverses dispositions d'ordre économique et social s'inscrit dans la tradition gaulliste du partage de la valeur ajoutée entre capital et travail. Le « dividende du travail » regroupe plusieurs mécanismes : suppléments d’intéressement ou de participation, transferts depuis le compte épargne-temps, actions gratuites et modalités de participation. L’entreprise peut décider d’un supplément sous les conditions légales ; il n’est pas automatiquement déclenché par une hausse des dividendes des actionnaires. La loi prévoit aussi l’intéressement de projet. Elle réaménage des dispositifs de participation et d’épargne salariale déjà existants, sans créer pour la première fois la participation volontaire. L’article 18 impose d’ouvrir une négociation sur l’épargne retraite lorsque l’entreprise dispose d’un PEE depuis plus de cinq ans et encadre la poursuite des versements au PERCO par d’anciens salariés, sous conditions.

Contexte

Le débat sur le partage de la valeur ajoutée est relancé par la hausse des profits du CAC 40 (80 milliards de bénéfices en 2005) contrastant avec la stagnation du pouvoir d'achat des salariés. La participation, inventée par le général de Gaulle en 1967, reste limitée aux grandes entreprises et son montant moyen (1 400 euros par an) est jugé insuffisant. Jacques Chirac, fidèle à l'héritage gaulliste, souhaite relancer ce modèle de troisième voie entre capitalisme et socialisme.

Parcours institutionnel

Navette Assemblée — Sénat

  • Première chambre saisie : Assemblée nationale
  • Lectures : 2
  • Durée dépôt → promulgation : 192 jours
  • Commission mixte paritaire : réunie
  • Dossier législatif (senat.fr)

Conseil constitutionnel

Saisine : 60 députés

28 décembre 2006Censure partielle

La couche institutionnelle est décrite dans Institutions.

Texte officiel consolidé

Vérifié le 13 avril 2026
Identifiant Légifrance
LEGITEXT000006055128_14-05-2009
Publication au JORF
31 décembre 2006
Consulter sur LégifranceSource opposable · PISTE / DILA

Chaîne d'impact

Réforme

Participation et actionnariat salarié

décembre 2006

Promesse d'origine

« Relancer la participation et l'intéressement dans l'esprit du gaullisme social pour que les salariés bénéficient de la prospérité de leur entreprise »

Source : Discours de Jacques Chirac sur la participation, 2005

Écart entre promesse et réalisation

La loi reprend l'ambition gaulliste mais le dividende du travail a été peu appliqué en pratique.

Effets mesurés

Effets positifs

1

Effets négatifs

2

Effets de bord

1

Analyses contradictoires

Pour

La participation est un héritage gaulliste visionnaire qui réconcilie capital et travail. Cette loi modernise les dispositifs pour les rendre accessibles aux PME et aux jeunes salariés. Le dividende du travail propose plusieurs leviers pour partager la valeur et alimenter l’épargne salariale ; le versement d’un supplément reste soumis à une décision de l’entreprise et aux conditions légales. [Données factuelles : Augmentation du nombre de salariés couverts par un accord de participation : de 5,8 millions en 2005 à 6,2 millions en 2008 : 5800000 → 6200000 salariés.]

Think tankLa participation (Cahier de la Fondation Charles de Gaulle n° 5 : conférences d'E. Balladur, R. Mouriaux, P. Fleuriot, G. Chavanes, P. Guiol) agent en recherche(droite)

Contre

La participation et l'intéressement sont des substituts à de vraies augmentations de salaires. Leur régime fiscal avantageux creuse le déficit de la Sécurité sociale. La « troisième voie » gaulliste est un mythe : dans les faits, l'épargne salariale profite surtout aux cadres des grandes entreprises et ne résout pas la question du partage de la valeur ajoutée.

Sources

Données disponibles (8/9)
Texte officiel2+ sourcesSource avec lienEffets positifsEffets négatifsAnalyse pourAnalyse contrePromesse tracéeChaînage législatif

Source de vérification : Légifrance — Voir le texte officiel

727 fiches de réforme dans le corpus. Les sources et niveaux de vérification varient selon les fiches. Corrélation ≠ causalité. Méthodologie & sources