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Loi sur le non-cumul des mandats

Interdiction du cumul d'un mandat parlementaire avec une fonction exécutive locale, applicable à partir de 2017.

Rattachement présidentiel : François Hollande
Gouvernement de rattachement : Jean-Marc Ayrault

Initiative politique : présidentielle

Acteurs et rôles documentés : François Hollande (engagement présidentiel), Gouvernement Ayrault (projet de mise en œuvre).

Le dossier officiel lie le projet de non-cumul à un engagement présidentiel de proposer une loi. Le gouvernement prépare le texte mettant en œuvre cet engagement.

Attribution revue le 2026-10-11.

Comment l’initiative est-elle établie ?
Promesse tenue

Description

Les lois organique et ordinaire du 14 février 2014 interdisent le cumul d'un mandat de député ou sénateur avec les fonctions de maire, président de conseil départemental, président de conseil régional, ou président ou vice-président d’un EPCI, sans seuil de population. L'interdiction s'applique à partir des élections législatives de 2017 pour les députés et du renouvellement sénatorial de 2017 pour les sénateurs. La France se distinguait par un taux de cumul exceptionnellement élevé en Europe : en 2012, 82 % des députés et 77 % des sénateurs cumulaient leur mandat parlementaire avec un mandat local. La loi vise à mettre fin à cette exception française critiquée pour favoriser l'absentéisme parlementaire et la concentration du pouvoir. La réforme est adoptée malgré les résistances fortes au Sénat, où de nombreux sénateurs-maires s'opposent au texte. Elle provoque un renouvellement significatif de l'Assemblée nationale en 2017.

Contexte

Le cumul des mandats est une spécificité française dénoncée depuis des décennies. Les premières limitations datent de 1985 et 2000, mais la pratique reste massive. Le rapport de la commission Jospin de 2012 préconise l'interdiction du cumul.

Vote à l’Assemblée nationale

Scrutin n° 701 · 20 novembre 2013 · 14e législature

le projet de loi organique interdisant le cumul de fonctions exécutives locales avec le mandat de député et limitant à une seule fonction exécutive locale le cumul avec le mandat de sénateur.

Adopté
302
Pour
225
Contre
14
Abstentions

541 votants · 1 non-votants

Répartition par groupe (top 5)

  • PO656002267 / 2 / 6
  • PO6560063 / 189 / 0
  • PO6560103 / 19 / 6
  • PO65601417 / 0 / 0
  • PO6560223 / 10 / 0

Pour / Contre / Abstention

Voir le scrutin nominatif sur assemblee-nationale.fr

Parcours institutionnel

Navette Assemblée — Sénat

  • Première chambre saisie : Assemblée nationale
  • Lectures : 4
  • Durée dépôt → promulgation : 317 jours
  • Commission mixte paritaire : réunie, échec
  • CMP en échec — l'Assemblée a statué en dernier
  • Dossier législatif (senat.fr)

Conseil constitutionnel

Saisine : Premier ministre

13 février 2014Censure partielle

La couche institutionnelle est décrite dans Institutions.

Texte officiel consolidé

Vérifié le 13 avril 2026
Identifiant Légifrance
LEGITEXT000028601190_17-02-2014
Publication au JORF
17 février 2014
Consulter sur LégifranceSource opposable · PISTE / DILA

Chaîne d'impact

Réforme

Non-cumul des mandats

février 2014

Promesse d'origine

« Engagement n° 48 : « Le cumul des mandats sera interdit » »

Source : 60 engagements pour la France, François Hollande, 2012

Écart entre promesse et réalisation

Promesse tenue, mais l'application est différée à 2017, laissant une législature entière sous le régime du cumul.

Effets mesurés

Effets positifs

2
  • Taux de cumul des députés passé de 82 % à moins de 5 % après les législatives de 2017

    Taux de cumul mandat parlementaire / exécutif local
    82 %5 %
  • Renouvellement significatif de la classe politique avec l'arrivée de nouveaux profils à l'Assemblée en 2017

    Fiabilité hauteMesure : 2017-06-30Sylvain Brouard — Les effets de la loi interdisant le cumul de fonctions exécutives locales et des mandats parlementaires sur le renouvellement du personnel politique agent en recherche

Effets négatifs

1

Effets de bord

1

Analyses contradictoires

Pour

Le cumul des mandats est une anomalie démocratique française. Un parlementaire doit consacrer 100 % de son temps à son mandat national : légiférer et contrôler le gouvernement. Le cumul favorise l'absentéisme au Parlement, la concentration des pouvoirs et le clientélisme local. Sa suppression est un progrès démocratique évident.

Source officielleCommission présidée par Lionel Jospin — Pour un renouveau démocratique — Rapport de la Commission de rénovation et de déontologie de la vie publique — La Documentation française, 2012, 131 p. p. · notice référence bibliographique

Contre

Le cumul garantissait un ancrage territorial des parlementaires, un lien direct avec les réalités locales. Le non-cumul risque de produire des députés hors-sol, déconnectés du terrain, et de renforcer le poids des partis et des cabinets dans la sélection des candidats. L'expérience des législatives 2017 semble confirmer cette crainte.

analyse de la rédactionArgument formulé par nous, sans source tierce.

Sources

Données disponibles (8/9)
Texte officiel2+ sourcesSource avec lienEffets positifsEffets négatifsAnalyse pourAnalyse contrePromesse tracéeChaînage législatif

Source de vérification : Légifrance — Voir le texte officiel

727 fiches de réforme dans le corpus. Les sources et niveaux de vérification varient selon les fiches. Corrélation ≠ causalité. Méthodologie & sources