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Baisse de l'impôt sur le revenu et allègements fiscaux

Réduction de 3 % de l'impôt sur le revenu et allègement de la fiscalité directe dans la logique de l'économie de l'offre.

Rattachement présidentiel : François Mitterrand
Gouvernement de rattachement : Jacques Chirac

Initiative politique : gouvernementale

Acteurs et rôles documentés : Jacques Chirac (Premier ministre).

Mesure annoncée dans la politique générale de Chirac, le 9 avril 1986.

Attribution revue le 2026-10-11.

Cohabitation — gouvernement Jacques Chirac. Ce contexte ne prouve pas l’origine politique de chaque réforme.

Comment l’initiative est-elle établie ?
Partiellement tenue

Description

Les lois de finances pour 1987 et 1988 réduisent l'impôt sur le revenu dans la logique de l'économie de l'offre inspirée du modèle reaganien. Le taux marginal supérieur est abaissé et une réduction générale de 3 % est appliquée. Simultanément, le gouvernement allège l'impôt sur les sociétés, supprime l'IGF et réduit les droits de succession. Ces mesures sont financées par une augmentation de la TVA (passage de 18,6 % à 18,6 % maintenu, mais reclassement de certains produits) et par les recettes de privatisations. La philosophie sous-jacente est celle de l'offre : la baisse de la fiscalité doit stimuler l'investissement, l'épargne et la création d'entreprise, et donc l'emploi. Les critiques pointent que ces baisses d'impôt bénéficient principalement aux ménages aisés et aux entreprises, sans effet notable sur le chômage. Le déficit budgétaire est contenu grâce aux recettes exceptionnelles de privatisations, masquant le coût structurel des baisses d'impôt.

Contexte

Le taux marginal de l'IR atteint 65 % après les majorations de la gauche. La droite, influencée par les expériences Reagan et Thatcher, prône la baisse de la pression fiscale comme moteur de la croissance. Le chômage reste supérieur à 10 %.

Texte officiel consolidé

Vérifié le 19 septembre 2026
Identifiant Légifrance
LEGITEXT000006068953
Publication au JORF
01 janvier 1987
Consulter sur LégifranceSource opposable · PISTE / DILA

Chaîne d'impact

Réforme

Baisse IR 1986-1987

décembre 1986

Aucun effet de bord documenté

Promesse d'origine

« Baisser les impôts pour libérer l'initiative et relancer l'économie (programme RPR-UDF 1986) »

Source : Plateforme commune RPR-UDF, « Gouverner ensemble », 1986

Écart entre promesse et réalisation

Promesse partiellement tenue : les baisses sont réelles mais modestes, contraintes par la nécessité de maîtriser le déficit.

Effets mesurés

Effets positifs

2

Effets négatifs

2

Analyses contradictoires

Pour

La baisse de la fiscalité est le meilleur moyen de relancer l'économie. Quand l'État prélève moins, les ménages consomment plus et les entreprises investissent davantage. L'expérience américaine sous Reagan a démontré l'efficacité de cette approche. [Données factuelles : Taux marginal supérieur de l'IR ramené de 65 % à 56,8 %, rapprochant la France de la moyenne européenne : 65 → 56.8 %.]

Contre

Les baisses d'impôt profitent aux plus riches et privent l'État des moyens nécessaires aux services publics et à la solidarité. En période de chômage massif, la priorité devrait être la redistribution et l'investissement public, pas les cadeaux fiscaux. [Données factuelles : Pas d'effet significatif sur le taux de chômage qui reste au-dessus de 10 % : 10.2 → 10 %.]

analyse de la rédactionArgument formulé par nous, sans source tierce.

Sources

Données disponibles (8/9)
Texte officiel2+ sourcesSource avec lienEffets positifsEffets négatifsAnalyse pourAnalyse contrePromesse tracéeChaînage législatif

Source de vérification : Légifrance — Voir le texte officiel

727 fiches de réforme dans le corpus. Les sources et niveaux de vérification varient selon les fiches. Corrélation ≠ causalité. Méthodologie & sources