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Suppression de l'autorisation administrative de licenciement économique

Suppression de l'obligation d'obtenir une autorisation administrative avant tout licenciement économique, instaurée en 1975.

Rattachement présidentiel : François Mitterrand
Gouvernement de rattachement : Jacques Chirac

Initiative politique : gouvernementale

Acteurs et rôles documentés : Jacques Chirac (Premier ministre).

Mesure annoncée dans la politique générale de Chirac, le 9 avril 1986.

Attribution revue le 2026-10-11.

Cohabitation — gouvernement Jacques Chirac. Ce contexte ne prouve pas l’origine politique de chaque réforme.

Comment l’initiative est-elle établie ?
Promesse tenue

Description

L'ordonnance du 3 juillet 1986 supprime l'autorisation administrative de licenciement pour motif économique, instaurée en 1975 par le gouvernement Chirac-1 (sous Giscard) pour freiner les licenciements en période de crise. Le patronat réclamait cette suppression depuis des années, arguant que cette procédure rigidifiait le marché du travail et dissuadait les entreprises d'embaucher. Philippe Séguin, ministre des Affaires sociales, porte la mesure tout en la présentant comme une simplification administrative et non comme une déréglementation du marché du travail. En contrepartie, les obligations de reclassement et de plan social sont maintenues. La gauche dénonce une mesure qui livre les salariés au bon vouloir patronal. Les syndicats organisent des manifestations mais ne parviennent pas à mobiliser massivement. La suppression de l'autorisation administrative sera maintenue par tous les gouvernements suivants, y compris ceux de gauche, devenant un acquis irréversible de la flexibilisation du marché du travail français.

Contexte

Le chômage dépasse 2,5 millions de personnes. Le patronat (CNPF) conditionne toute reprise de l'embauche à la suppression de cette autorisation. Paradoxalement, c'est Jacques Chirac lui-même qui avait instauré cette obligation en 1975 lorsqu'il était Premier ministre de Giscard.

Texte officiel consolidé

Vérifié le 13 avril 2026
Identifiant Légifrance
LEGITEXT000006069350_30-01-1993
Publication au JORF
23 octobre 1986
Consulter sur LégifranceSource opposable · PISTE / DILA

Chaîne d'impact

Réforme

Fin autorisation licenciement

juillet 1986

Promesse d'origine

« Supprimer l'autorisation administrative de licenciement pour libérer l'emploi (programme RPR-UDF 1986) »

Source : Plateforme commune RPR-UDF, « Gouverner ensemble », 1986

Écart entre promesse et réalisation

Promesse intégralement tenue dès les premières semaines du gouvernement.

Effets mesurés

Effets positifs

2

Effets négatifs

2

Effets de bord

1
  • Aucun gouvernement de gauche ne rétablira l'autorisation administrative de licenciement, confirmant le caractère irréversible de cette mesure de flexibilisation

    Fiabilité hauteMesure : 2002-01-01Alain Supiot (dir.) — Au-delà de l'emploi : transformations du travail et devenir du droit du travail en Europe — Flammarion, 1999, 321 p. p. · ISBN 9782082125260 référence bibliographique

Analyses contradictoires

Pour

L'autorisation administrative était une procédure bureaucratique qui n'empêchait pas les licenciements mais retardait les restructurations nécessaires et dissuadait les entreprises d'embaucher. Sa suppression a contribué à fluidifier le marché du travail.

Contre

La suppression de l'autorisation administrative a livré les salariés au pouvoir unilatéral de l'employeur. L'inspecteur du travail était le dernier rempart contre les licenciements abusifs. La flexibilité n'a pas créé d'emplois, elle a juste facilité les destructions.

Sources

Données disponibles (8/9)
Texte officiel2+ sourcesSource avec lienEffets positifsEffets négatifsAnalyse pourAnalyse contrePromesse tracéeChaînage législatif

Source de vérification : Légifrance — Voir le texte officiel

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