Extension de la participation française au programme Erasmus
Renforcement de la participation française au programme européen Erasmus d'échange d'étudiants universitaires.
Initiative politique : non documentée
⚠️ Le rattachement à un président et à un gouvernement situe la décision dans le corpus. Il ne permet pas, à lui seul, d’identifier qui l’a initiée.
Comment l’initiative est-elle établie ?Description
Le gouvernement Cresson renforce l'engagement de la France dans le programme Erasmus de mobilité étudiante, lancé en 1987. Édith Cresson, qui sera ultérieurement commissaire européenne chargée de la recherche et de l'éducation (1995-1999), est convaincue de l'importance de la mobilité européenne pour la formation des jeunes. Le budget français consacré aux bourses Erasmus est augmenté, et les universités françaises sont encouragées à multiplier les accords bilatéraux avec leurs homologues européens. Le nombre d'étudiants français participant au programme passe de 1 500 en 1988 à plus de 10 000 en 1992. Le gouvernement simplifie les procédures administratives et renforce la reconnaissance des crédits acquis à l'étranger. Cette politique s'inscrit dans la dynamique du marché unique et de la construction d'un espace européen de l'enseignement supérieur.
Contexte
Le programme Erasmus, créé en 1987, connaît un succès croissant mais la France est en retard par rapport à l'Espagne et l'Allemagne en termes de mobilité étudiante sortante. Le marché unique (1993) impose une meilleure formation internationale des jeunes diplômés.
Chaîne d'impact
Réforme
Extension Erasmus France
novembre 1991
Aucun effet de bord documenté
Effets mesurés
Effets positifs
1Forte augmentation du nombre d'étudiants français en mobilité Erasmus entre 1988 et 1992
Étudiants français en ErasmusFiabilité hauteMesure : 1992-09-01Commission des Communautés européennes — Erasmus programme — Annual report 1991 (SEC(92) 796 final)
Effets négatifs
1Bourses Erasmus insuffisantes pour couvrir le coût de la vie dans certains pays, limitant l'accès aux étudiants les plus aisés
Fiabilité moyenneMesure : 1993-01-01European Data Journalism Network (EDJNet) — The inequalities of the program that should unite Europe (Multi-speed Erasmus)
Analyses contradictoires
Pour
Erasmus est le programme européen le plus concret et le plus populaire. Former les jeunes à la mobilité européenne est un investissement dans la citoyenneté européenne et la compétitivité future.
Contre
Erasmus profite essentiellement aux étudiants des classes moyennes et supérieures. C'est un programme élitiste déguisé en programme de masse, qui renforce les inégalités sociales dans l'accès à l'international.
Sources
- [1]
DEPP — ministère de l'Éducation nationale — L'état de l'École 2025 (publication annuelle de la DEPP)
Source officielleBiais : institutionnelDEPP — ministère de l'Éducation nationale - [2]
vie-publique.fr — Erasmus+ : bilan et perspectives d'un programme européen populaire
Source officielleBiais : institutionnelvie-publique.fr
Source de vérification : Légifrance — Voir le texte officiel
727 fiches de réforme dans le corpus. Les sources et niveaux de vérification varient selon les fiches. Corrélation ≠ causalité. Méthodologie & sources